Castex n'exclut pas des reconfinements locaux et veut relancer StopCovid

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(Crédits : POOL)
Certes, le Premier ministre, interviewé sur France Info ce matin, veut éviter par tous les moyens "le reconfinement général" du pays. Pour autant, le chef du gouvernement assure que des reconfinements locaux ne sont pas impossibles si la situation d'urgence dans les hôpitaux ne s'améliore pas.

Le Premier ministre, Jean Castex, n'a pas exclu lundi d'ordonner des reconfinements localisés en France pour endiguer la deuxième vague épidémique due au nouveau coronavirus alors que, selon lui la crise sanitaire va durer plusieurs mois encore.

"Le reconfinement général doit être par tous moyens évité", a-t-il dit sur France Info.

En revanche, interrogé sur de possibles reconfinements locaux, le chef du gouvernement a répondu:

"Rien ne doit être exclu quand on voit la situation dans nos hôpitaux."

Appel au civisme de chacun pour "changer le cours des choses"

Quant à une limitation des rassemblements dans les espaces privés, Jean Castex a souligné que ce n'était "juridiquement pas possible" mais a appelé les Français à la prudence et au bon sens:

"Si chacun y met un peu du sien, on peut changer le cours des choses", a-t-il poursuivi.


StopCovid, l'Etat persiste

Face au flop des téléchargements de l'application de traçage des malades StopCovid, une nouvelle version sera lancée le 22 octobre, a également annoncé le Premier ministre.

Lire aussi : Face au flop de StopCovid, le gouvernement cherche de l'aide auprès des professionnels

StopCovid, sous sa forme actuelle, a été installée plus de 2,6 millions de fois depuis début juin, soit bien moins que les applications britanniques et allemandes, téléchargées respectivement 16 et 18 millions de fois. Selon des chiffres gouvernementaux la semaine passée, seulement 7.969 personnes s'y sont déclarées comme étant positives, et 472 notifications ont été envoyées à de potentiels cas contacts.

"J'ai pris un portable sécurisé, donc je n'ai pas téléchargé téléCovid (sic)", a-t-il lui-même déclaré lundi, reconnaissant que l'application n'avait "pas eu les effets escomptés".

"Le gouvernement, le président de la République, ont demandé à travailler sur une nouvelle version qui sera officiellement lancée le 22 octobre et donc à ce moment-là je la téléchargerai", a-t-il ajouté.

Le secrétaire d'Etat chargé du numérique Cédric O avait admis la semaine passée devant le Sénat que l'application marchait "mal".

"Si nous voulons relancer l'application, nous avons besoin de trouver des relais et des alliés. (...) Si les professions médicales estiment que c'est utile, alors elles doivent le dire", avait-il insisté, notant "le manque de confiance" dont souffre la parole politique.

Une nouvelle société doit remplacer fin octobre le français CapGemini qui travaillait jusqu'alors gratuitement comme chef de projet. Elle sera désignée via une procédure d'appel d'offres, et le plafond mensuel de dépenses liées à l'application augmentera, de 100.000 euros aujourd'hui à "probablement autour de 200.000 euros", a indiqué Cédric O.

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