Les Français sont de plus en plus accros au jeu

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Les ouvriers et les employés jouent plus que les cadres ou les professions intellectuelles supérieures, observe l'ODJ.
Les ouvriers et les employés jouent plus que les cadres ou les professions intellectuelles supérieures, observe l'ODJ.
Les Français sont de plus en plus nombreux à pratiquer des jeux d'argent ou de hasard. Ils jouent en outre de plus en plus souvent et des sommes croissantes, relève l'Observatoire des jeux.

Qu'importe la crise. En France, la pratique des jeux d'argent ou de hasard ne faiblit pas. Plus d'un Français sur deux (56,2%) a joué en 2014, alors qu'en 2010 ils n'étaient que 46,4%, relève une étude de l'Observatoire des Jeux (ODJ) publiée jeudi 16 avril.

Selon les chercheurs de l'ODJ, cette progression "concerne tous les milieux sociaux", et est "générale et assez homogène", même si elle est "un peu plus importante parmi (...) les femmes (+11%) et les personnes les plus jeunes et les plus âgées (+12,4% pour les 15-17 ans, +11,5% pour les 45-75 ans)". L'augmentation du nombre de joueurs entre 2010 et 2014 s'explique par celle du nombre de joueurs réguliers :

"La part des joueurs qui pratique cette activité régulièrement (au moins 52 fois dans l'année) passe de 22,4% à 31,5%", explique l'ODJ.

7,2% des joueurs ont dépensé plus de 1.500 euros en 2014

Les Français joueurs misent en outre davantage, selon l'ODJ :

 "Il y a également une intensification des dépenses: la part des joueurs dépensant dans l'année moins de 500 euros décroit de 90,1% à 80,9% et celle de ceux qui dépensent plus de 1500 euros passe de 1,8% à 7,2%", observe l'étude.

En 2014, 7,3% des joueurs ont joué en ligne, soit environ 2 millions de Français.

À chaque jeu son public

Les plus frappés par l'envie de jouer sont "les hommes, âgés de 25 à 54 ans, professionnellement actifs". Les ouvriers et les employés jouent plus que les cadres ou les professions intellectuelles supérieures.

Chaque jeu a d'ailleurs son public. Les femmes sont plus représentées parmi les pratiquants de jeux de grattage (54,9%), alors que les étudiants sont plus souvent des parieurs sportifs (26,5%) et des joueurs de casino ou poker (respectivement 17,8% et 13,8%). Les ouvriers aiment les courses quand les employés grattent. Les cadres, artisans et chefs d'entreprises sont eux plus adeptes des jeux de casino...

L'OJD pointe une tendance inquiétante : malgré l'interdiction de la loi, les mineurs jouent, et ils sont de plus en plus nombreux à jouer, avec près d'un jeune sur trois concerné.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 17/04/2015 à 18:07 :
à quoi d'autre s'attendre, puisque c'est devenu le seul moyen de gagner du pognon dans ce pays...
a écrit le 17/04/2015 à 14:56 :
Depuis toujours, les jeux de hasard trouvent leurs fervents passionnés, riches ou pauvres. L’espoir de toucher un jour le jackpot accroit le nombre de joueurs gratteurs/parieurs chez les moins fortunés et aujourd’hui chez les mineurs. La probabilité de gagner une somme rondelette reste cependant décevante. Seul l’Etat et ses filiales FDJ etc.. détient le monopole des jeux de hasard, tout en y trouvant largement son compte. L’espérance pour tout joueur de se sortir d’une vie tout à fait ordinaire, voir chaotique pour d’autres, restera pérenne à tout jamais. Et plus encore tant que la misère et la fascination de l’argent perdureront…
a écrit le 17/04/2015 à 8:33 :
Qu'importe la crise....ou à cause de la crise ? !!

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