Marché de Noël de Strasbourg : les hôtels en mode "yield management"
Olivier Mirguet
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Strasbourg attend 3,3 millions de visiteurs à son marché de Noël au mois de décembre 2024.
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Strasbourg attend 3,3 millions de visiteurs à son marché de Noël au mois de décembre 2024.
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Strasbourg arrive à saturation. Le marché de Noël, qui a débuté cette semaine, accueillera 3,3 millions de touristes, au moins, jusqu'au 24 décembre. Un moment « convivial, solidaire et équitable », comme l'a promis Jeanne Barseghian, maire écologiste de Strasbourg ? Pas toujours.
Pour les visiteurs, l'exercice s'apparente à un coude-à-coude devant les stands de vin chaud et chez les marchands de souvenirs, installés dans 314 chalets sur des places pittoresques du centre historique. Afin de canaliser la foule, la préfecture a annoncé la mise à sens unique de trois rues piétonnes proches de la cathédrale, aux heures de grande affluence. C'est inédit. « Pour certains habitants, c'est devenu du surtourisme. Pour les acteurs économiques, c'est exactement ce qu'il faut », a déjà tranché Catherine Gouttefarde, directrice de l'agence régionale du tourisme du Grand Est.
L'engouement est apparu dans les années 1990, sur une tradition locale apparue en 1570 : le « marché de l'Enfant Christ ». L'office municipal et l'agence régionale du tourisme, impliqués dans cette relance, ont depuis peu cessé toute action de promotion. « On ne maîtrise plus la communication. Elle est devenue instantanée et spontanée », reconnaît Catherine Gouttefarde.
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L'hôtellerie est la grande gagnante de cet engouement. Décembre, pire mois de l'année, est devenu le meilleur. Avec des taux d'occupation à 90% en moyenne, et une demande supérieure à l'offre (10.000 chambres dans l'agglomération), les hôteliers n'hésitent plus à pousser les prix. A l'hôtel Maison Rouge (131 chambres), dans le secteur touristique et commerçant de la Place Kléber, le taux d'occupation prévisionnel se situe à 96%. « Tout se passe très bien », confirme sa directrice générale Carine Kienlé. Dans cet établissement franchisé de la marque américaine Marriott Autograph Collection, on se défend de pratiquer des tarifs excessifs. « La différence de prix entre la saison basse et la saison haute s'inscrit dans une échelle de 1 à 2 », témoigne Carine Kienlé.
Olivier Mirguet