Un premier concert-test (pour mesurer les risques de contagion dans le public) le 29 mai à Marseille ?

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(Crédits : Reuters)
C'est un concert mais pas que. C'est aussi un projet de recherche scientifique sous l'égide de l'Inserm. Le public-test est déjà choisi, ce seront des étudiants d'Aix Marseille Université "assis avec distanciation spatiale". Deux sessions devraient être organisées pour un total de 4.500 spectateurs. Voici le détail du dispositif envisagé.

L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a annoncé vendredi envisager de mener dès le 29 mai son premier concert-test à Marseille, assis et sans test Covid à l'entrée, pour mesurer les risques de contagion au coronavirus.

"Tous les détails ont été finalisés afin de pouvoir lancer ce projet de recherche (...) dans des délais très courts, dès que l'autorisation réglementaire de la CNIL (commission nationale informatique et libertés) et les autorisations dérogatoires demandées aux ministères auront été délivrées", indique l'Inserm dans un communiqué.

"Le protocole scientifique a rigoureusement été établi et la plupart des autorisations pour mener à bien cette étude ont été délivrées", ajoute-t-il. La date du 29 mai est "envisagée", "selon l'évolution de la situation sanitaire".

Ce concert-test devrait permettre aux scientifiques de savoir si les mesures de prévention mises en place permettent d'avoir un risque de contamination "identique à celui auquel la population est exposée dans la vie quotidienne".

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Sans test à l'entrée mais avec distanciation sociale dans la salle

Dans le détail, le concert sera organisé sans test à l'entrée de la salle "pour être au plus proche de la vie réelle", devant un public d'étudiants d'Aix Marseille Université "assis avec distanciation spatiale". Deux sessions devraient être organisées pour un total de 4.500 spectateurs.

"Au-delà de l'événement culturel, il s'agit d'abord et avant tout d'une étude scientifique rigoureuse, qui vise à obtenir des résultats solides permettant d'éclairer la décision publique", ajoute l'Inserm.

À Bercy, Indochine attend le bouclage du volet scientifique du budget

Deux projets de concerts-tests ont été lancés en France, celui de Marseille et l'autre à Paris, debout à Bercy, mais ont été sans cesse repoussés depuis février.

À Paris, la salle de Bercy est prêtée gracieusement et le groupe Indochine a proposé de se produire, mais il reste à boucler le budget du volet scientifique, à hauteur de "900.000 euros", a détaillé dernièrement la ministre de la Culture Roselyne Bachelot.

À Marseille, un partenariat entre la ville, l'AP-HM et l'Université

À Marseille, l'expérimentation doit être menée en partenariat avec les hôpitaux (AP-HM), l'Université Aix-Marseille, et la ville, qui s'est engagée à mettre à disposition la salle du Dôme et des moyens comme une aide logistique du bataillon de Marins-Pompiers.

Un précédent à Barcelone réussi selon les organisateurs

Des concerts-tests ont déjà eu lieu à l'étranger notamment à Barcelone fin mars devant 5.000 personnes, où il n'y a eu selon les organisateurs, "aucun signe" de contagion après l'événement.

Le président Macron a annoncé une réouverture progressive des lieux culturels, dont les salles de concert pour les spectacles assis, à partir du 19 mai.

Lire aussi : Musique, danse, théâtre, cinéma... voici l'agenda culturel chamboulé par le Covid

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Commentaires
a écrit le 01/05/2021 à 10:13 :
La fête illégale était redoutée, elle a bien eu lieu. Une rave-party s’est tenue dans la nuit de vendredi à samedi dans les Côtes-d’Armor, avant que les gendarmes n’y mettent fin, sans incident à déplorer d’après les autorités préfectorales. Depuis vendredi soir, elle rassemblait environ 300 personnes. France bleu raconte que les festivaliers ont passé plusieurs heures à trouver un moyen d’échapper à la surveillance des forces de l’ordre déployées sur le terrain pour éviter le rassemblement. Ils sont finalement parvenus à poser leur matériel sonore et à s’installer dans la commune du Haut-Corlay.

Plusieurs lieux ont été envisagés. Les teufeurs se sont d’abord rendus à Langueux, puis vers Cohiniac. Ils ont ensuite formé différents groupes pour désorienter les gendarmes. A Cohiniac, nos confrères de France bleu relatent qu’un agriculteur a épandu un odorant lisier dans son champ, aidé par un collègue qui a déversé des tonnes de terre, pour empêcher les teufeurs de s’installer.
a écrit le 30/04/2021 à 18:47 :
Donc un an qu'on applique des mesures sans savoir si c'est utile. Rassurez moi, c'est pas ça, non c'est pas ça. Et même pas un panel randomisé qui ne va pas au concert pour comparer. Non pitié mais quel pays...
a écrit le 30/04/2021 à 18:22 :
Le test de Barcelone était une blague.

5000 personnes sélectionnées, testées négatives qui assistent à un concert avec chacune un masque FFP2 sur la figure, dont le port a été contrôlé jusque dans les toilettes. que croyez vous qu'il arriva ?

Ben rien... les virus se transmettent, ils ne se créent pas.

Ce qui est prévu à Marseille est plus sérieux mais je ne vois pas ce qu'on peut en tirer de précis si l'on ne teste pas les participants avant pour comparer avec l'après.

Si ca permet à 4500 spectateurs de voir Indochine en concert, c'est déjà ça.

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