Quand l'industrie du tourisme s'inquiète des "scènes de guérilla en plein Paris" et des grèves

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Le Groupement national des indépendants de l'hôtellerie et de la restauration (GNI) cite vendredi une enquête qui montre que les taux d'occupation dans le secteur de l'hôtellerie sont redescendus au niveau de ceux des semaines qui ont suivi les attentats de novembre 2015 et que les tarifs ont baissé de 22%.
Le Groupement national des indépendants de l'hôtellerie et de la restauration (GNI) cite vendredi une enquête qui "montre que les taux d'occupation dans le secteur de l'hôtellerie sont redescendus au niveau de ceux des semaines qui ont suivi les attentats de novembre 2015 et que les tarifs ont baissé de 22%". (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
A quelques jours de l'Euro, plusieurs représentants de l'industrie du tourisme sont montés au créneau pour évoquer une saison touristique menacée. Ils fustigent les mouvements contre la loi Travail et un contexte anxiogène suite aux attentats du 13 novembre.

Pas encore remis de l'impact des attentats sur les fréquentations de touristes, le secteur montre sa préoccupation alors que les manifestations et préavis de grève risquent de peser sur l'Euro. Dans un communiqué, le Comité régional du Tourisme souhaite ainsi "alerter les pouvoirs publics sur les risques graves que fait peser la situation actuelle sur l'activité touristique de notre destination".

Au premier trimestre, les arrivées hôtelières des Japonais à Paris et en Ile-de-France accusent encore une baisse de 56%, tandis que celles des Russes sont également en repli, de 35%, par rapport au premier trimestre 2015, indique le Comité régional du tourisme dans un communiqué.

     | Lire Quand le tourisme francilien tente de reconquérir les Japonais après les attentats de Paris

Quant aux Chinois - dont la fréquentation avait explosé en 2015 avec une hausse de 49%, soit un total de 1,2 million d'arrivées - leur présence accuse "désormais une baisse à 13,9%", souligne le CRT, qui est chargé d'assurer la promotion de la destination Paris et Ile-de-France.

"Il est encore temps de sauver la saison touristique"

Il estime notamment que "les événements sociaux" de ces dernières semaines et "les scènes de guérilla en plein Paris, relayés dans le monde entier, renforcent le sentiment de crainte et d'incompréhension des visiteurs dans un contexte déjà anxiogène suite à la prolongation de l'état d'urgence".

A quelques jours de l'Euro de foot (10 juin-10 juillet) "dont la réussite doit montrer au monde entier notre capacité à organiser de grands événements", le président du CRT Paris-IDF, Frédéric Valletoux, juge qu'"il est encore temps de sauver la saison touristique en mettant fin à ces blocages relayés dans le monde entier".

"C'est l'ensemble de la filière du tourisme de loisirs et d'affaires qui est pénalisé. L'enjeu en termes d'emplois est immense puisque 500.000 d'entre eux dépendent de ce secteur dans la région Ile-de-France", estime-t-il.

"La saison touristique à venir est en péril"

Le Groupement national des indépendants de l'hôtellerie et de la restauration (GNI) cite vendredi une enquête qui "montre que les taux d'occupation dans le secteur de l'hôtellerie sont redescendus au niveau de ceux des semaines qui ont suivi les attentats de novembre 2015 et que les tarifs ont baissé de 22%".

"La saison touristique à venir est en péril", estime le GNI dans un communiqué.

"Je crois que même si cela s'arrêtait demain, le mal est quand même déjà un peu fait. Les images qui sont passées à l'étranger font peur. Quand vous voyez une voiture de police brûler, cela ne vous invite pas à venir dans le pays concerné. Les images mettront du temps à être effacées", a estimé vendredi sur RFI Vincent Sitz, président de la commission Emploi, Formation, Handicap du GNI-Synhorcat.

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 30/05/2016 à 22:07 :
Envoyez la facture à la CGT et à Martinez !
a écrit le 30/05/2016 à 21:31 :
Il faut transformer ce handicap en un avantage et transformer la France en un Jurassic Park ; on peut en effet y voir les derniers marxosaures, le Martinezus moustachus cégétus par exemple. Sûr que les chinois de moins de 30 ans ne peuvent avoir idée de ça peut être et ils devraient venir en masse voir ces vestiges d'une époque bien révolue.
a écrit le 30/05/2016 à 17:45 :
De quoi se plaignent-ils ? Plus de Japonais, de Russes, d'Américains, de Chinois,..
pas d'importance, ils ont tous ces ..."migrants" ! c'est bien mieux !
a écrit le 30/05/2016 à 17:45 :
S'il n'y avait que les blocages et les attentats. Mais aussi grèves à répétition, transports en commun saturés, rues sales, bruit, commerçants arrogants, hôtellerie de moyenne gamme hors de prix pour les prestations "limite" fournies (chambres non rénovées depuis des décennies, pingrerie des fournitures, ..), vie chère, troupeaux dans les musées, ..Paris n'a rien d'attractif
a écrit le 30/05/2016 à 17:41 :
La haine de gauche détruit ce pays depuis 40 ans. Jalousie, marxisme, fascisme, hargne, nihilisme, violence..... La France est victime de cet "humanisme" là et elle finira par en crever. On appelle ces courants négatifs: forces de progrès.
a écrit le 30/05/2016 à 17:34 :
Que nos mainstream arrêtent d'avoir tous le même discours. On nous trahis nos référendum, on nous démolis notre code du travail, on nous kidnappe la démocratie à coups de 49.3, Macron crache sur les chômeurs qui n'ont pas de quoi se payer un costard (il oublie que c'est nos impôts qui ont financé sa scolarité à l'Ena), on vend nos aéroports à la découpe, on nous écrase d'impôts, et on nous dit quand on se rebelle qu'on compromet les jeux du cirque ? Les brittons, eux, qui ont encore une Reine, votent et s'expriment par référendum. Respect. Nous, on nous à sucré ça depuis 2012. Et peut être déjà bien avant. On a coupé jadis la tête d'un Roi, mais on est désormais avec la même configuration : un tiers état qui s'énerve, une bourgeoisie qui s'enrichit avec indécence, et un roi qui discourre et manigance avec les Prussiens. Une caste de dirigeants tout autant sourde, avide de profits et de privilèges qu'autrefois, qui vit dans son petit monde feutré et hermétique sans se rendre compte de ce qui se passe un peu plus loin. Même si on n'a pas les gladiateurs et les jeux du cirque cet été pour amuser la plèbe, nous avons des choses en interne bien plus graves à régler.
Réponse de le 30/05/2016 à 21:25 :
Vous préférerez sans doute le droit du travail britannique (qui soit dit en passant assure au Royaume-Uni le quasi plein emploi ?) à la loi El Khomri ? Quant au référendum britannique que peut-on en espérer sinon que, quel qu'en soit le résultat, il en ressortira un pays à peu près partagé à 50-50% ? Tout ça n'a guère de sens...
Partout où on a assoupli le droit du travail la reprise de l'emploi a suivi. Il faut en finir avec la vache sacrée du code du travail, devenu une machine infernale à créer du chômage, de la même façon que la surprotection des locataires en place a surtout abouti au tarissement de l'offre locative... donc à aggraver la situation des aspirants locataires.
Réponse de le 30/05/2016 à 22:54 :
Je trouve que le code du travail a été suffisamment "assoupli". Le salarié est suffisamment flexible et précarise, au vu des nombreuses sortes de contrat de travail qui existent et permettent à un patron d'embaucher selon ses besoins. De nombreuses charges ont été supprimées (allocations familiales...) ou sont exemptées très souvent, et des primes ont été créés (première embauche, CICE, etc). Gattaz avait promis combien d'embauches ? On n'a rien vu. Un salarié, c'est pas un Klenex. Si on veut simplifier le CT, oui. Mais stop à la casse sociale. Certains qualifient leur personnel le "capital humain". Inversement, un employé qui ne coûte presque rien à un patron c'est ou un robot, ou un esclave.

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