Effrayés et courtisés. Les touristes japonais ont massivement renoncé à se rendre en France, pourtant leur destination européenne préferée, après les attentats de Paris. Quelque 28.000 d'entre eux, soit 4% du nombre total de visiteurs nippons par an, ont renoncé à leur voyage en France dans la foulée des attaques du 13 novembre.
Ils étaient déjà bien plus nombreux que leurs homologues coréens ou chinois à se rendre dans l'Hexagone entre janvier et novembre (-19% de fréquentation pour les Japonais, -15% pour les Coréens et +40% pour les Chinois), d'après le comité régional du tourisme de Paris -Île de France. Or le Japon représente le premier marché émetteur pour le tourisme asiatique dans la région.
Les perspectives ne s'annoncent guère plus positives dans les mois à venir, les réservations pour la prochaine saison touristique s'affichant en baisse de 50% par rapport à une période "normale", a indiqué" de son côté Jungo Kikuma, le vice-président de l'association japonaise des agents de voyage (JATA). Ce sur fond de recul tendanciel du tourisme japonais en France, en raison notamment d'un effet de change négatif.
Le vice-président de la JATA se trouvait à Paris ce 15 janvier, à l'invitation d'Atout France, l'organisme chargé de la promotion de la destination dans le monde, aux côté d'une délégation de professionnels du tourisme du pays. Au programme de leur tournée figurait notamment une visite à la préfecture de Paris, comportant la visite d'une salle de contrôle des caméras de surveillance de la ville, histoire de rassurer les représentants des tour operators sur la sécurité dans la capitale française.
"Nous faisons partie des pays les plus paisibles au monde, les questions de sécurité sont cruciales pour nous", a souligné Jungo Kikuma lors d'une conférence de presse, autre étape de cette visite.
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A ses côtés, le tout nouveau vice-président du Conseil régional d'Île de France chargé du Tourisme, David Douillet a profité de la présence de médias japonais pour vanter sa vision de la réaction de l'Etat aux événements de novembre. Passant sous silence les divisions sur la déchéance de nationalité, l'accueil des réfugiés ou le régime de l'Etat d'urgence, le député des Yvelines a assuré que:
L'ancien judoka a par ailleurs proposé de venir au Japon avec "d'autres personnalités qui ont une certaine aura", afin de faire la promotion de la France.
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L'Île-de-France n'est pas la seule à espérer faire revenir les touristes japonais. Ainsi la visite de la délégation japonaise comporte ainsi un déplacement dans deux villages classés parmi les plus "beaux" d'Europe: Riquevihr (Haut-Rhin) et Saint Cirq Lapopie (Lot).
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