Tourisme : comment la Bretagne veut prolonger la saison

Pascale Paoli-Lebailly
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

tourisme en Bretagne
Région Bretagne

Pascale Paoli-Lebailly
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

tourisme en Bretagne
Région Bretagne
Avec des pertes évaluées à près de 1,2 milliard d'euros, le secteur touristique breton est fortement secoué par la crise du Covid-19. Les établissements qui résistent serrent les budgets : 30 % des 35 000 saisonniers généralement recrutés ne seront pas employés cette année.
Dans l'adversité, les Bretons se serrent les coudes mais veulent rester optimistes. « C'est pour nous l'occasion de nous faire connaître de la clientèle familiale, locale et régionale. D'ordinaire nous arrêtons fin septembre, cette année ce sera fin décembre », lance Arnaud de la Chesnais, directeur du Domaine des Ormes à Epiniac (35), dont le golf est habituellement très prisé des Britanniques. En prolongeant la saison, le secteur touristique compte bien rattraper cet été et sur l'arrière-saison une partie de son activité qui représente annuellement 7 milliards de retombées économiques, 8 % du PIB breton et 58 000 salariés. Il est appuyé par le Conseil régional au travers des fonds de solidarité et Covid-résistance et par le Comité régional du tourisme dans le cadre d'un vaste plan de relance.
1,06 millions d'euros a ainsi été investi dans le soutien aux entreprises et le lancement d'une campagne de communication numérique de deux ans. Développée sur le thème du tourisme durable, elle se concentre sur les fondamentaux de la région. Objectif : séduire en priorité une clientèle locale et française, et dans le courant de l'année prochaine faire revenir sa clientèle européenne, notamment britannique. Première clientèle étrangère de la région, elle représente même 85 % des passagers de la Brittany Ferries.
À lire également
Déployé de la mi-juin à la mi-juillet sur les réseaux sociaux et un bouquet de sites internet, avant une deuxième vague en septembre et octobre, le nouveau plan de communication veut surprendre autour de deux principes : proximité et authenticité. De Ty-cyclette à Breizhbecue en passant par Kerlifornie et Caraibzh, la campagne joue sur les mots et accole des « signifiants » bretons connus du public à des images traditionnelles de la Bretagne : un chemin de campagne, une église dans les Monts d'Arrée, les vagues ou les proches archipels.
Pascale Paoli-Lebailly
Après un mois de grève, les salariés de Dumarey exhortent l'État à trouver un repreneur
Choose France : Boehringer Ingelheim investira un demi-milliard d'euros dans l'Hexagone
Défense : les industriels du Nord-Franche-Comté plaident pour accélérer le réarmement français
Énergie marine : la filière de l'hydrolien suspendue à un arrêté sur le prix de rachat de l'électricité