Mobilisation générale pour sauver le tourisme en Corse
Paul Ortoli
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Avec des projections de fréquentation en baisse de 50%, c'est une saison en enfer que s'apprête à traverser l'île.
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Avec des projections de fréquentation en baisse de 50%, c'est une saison en enfer que s'apprête à traverser l'île.
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On pourrait croire que la Méditerranée est le meilleur rempart pour engloutir les crises, mais le Covid-19 a bien déferlé sur la Corse, causant 73 décès et ruinant son horizon économique. Les projections de l'Insee sont sans appel : l'île, avec une activité en recul de 35% et un recours accru au chômage partiel, est le territoire le plus touché de la France métropolitaine, en raison notamment de la saisonnalité de l'activité.
Commerce, transport, hébergement, hôtellerie-restauration et BTP, ces poids lourds de la valeur ajoutée insulaire qui sont dopés par le tourisme, ont été bouleversés par l'arrêt des communications. Tous ces secteurs accusent des pertes qui se chiffrent de 47 à 90 %, et le préfet de Corse lui-même a exprimé son souhait que « la saison démarre enfin » dans une île qui cherche à sauver les meubles mais qui interroge aussi le paradigme de son économie.
Le « green pass », le passeport sanitaire incluant un test de dépistage obligatoire au Covid-19 pour les touristes entrants, sésame imaginé par le président de l'exécutif Gilles Simeoni et dont ne voulaient pas les professionnels du tourisme, a été écarté par le gouvernement, mais les mesures a minima prises par le gouvernement sauront-elles faire de la Corse une destination de confiance ? Les acteurs du monde économique s'attendent à la fin de l'année à des faillites record, à un chômage important, une fois passé le mirage des prêts garantis par l'État et autres aides publiques.
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Avec des projections de fréquentation en baisse de 50%, c'est donc bien une saison en enfer que s'apprête à traverser l'île, où les volontés ne manquent pas pour inverser la tendance. Toutefois, l'Agence du tourisme de la Corse, émanation de la collectivité de Corse, a lancé une campagne nationale de communication de 3,8 millions d'euros pour insuffler un peu d'espoir et convaincre que le tourisme peut s'étaler jusqu'à la fin de l'automne et non sur deux mois.Pourquoi pas sur dix ?
Paul Ortoli
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