Le volcan islandais Grimsvötn n'inquiète plus l'espace aérien

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L'éruption du volcan islandais a cessé mercredi et il ne crache plus de cendres, selon les services météorologiques islandais et britannique. La propagation des cendres de ce volcan avait perturbé ces derniers jours le trafic aérien en Europe du Nord.

"Il y a des signes qui montrent que c'est vraiment en train de se terminer", a déclaré un météorologue islandais, Hrafn Gudmundsson rapporte l'agence Reuters. "On ne détecte plus de fumée depuis 03 heures (GMT), les dernières volutes datent de 2h10 (GMT) et depuis lors, il semble que ce soit essentiellement de la vapeur qui sort du cratère", a-t-il ajouté.

Le chef de l'Etat islandais, Olafur Grimsson, interrogé par la BBC, a déclaré de son côté que "le volcan semble se calmer. L'éruption diminue progressivement et le nuage de cendres s'est réduit".

L'éruption, qui avait commencé samedi, a créé un panache de fumée et de cendres volcaniques haut parfois de 20.000 mètres. Il a continué mercredi matin de perturber quelque peu le trafic aérien nord-européen, notamment dans le nord de l'Allemagne. Les aéroports de Hambourg et de Brême, qui gèrent respectivement 480 et 120 vols quotidiens, ont dû fermer dans la matinée, mais leur réouverture a été possible vers 11h (GMT).

Dans les aéroports de Berlin aussi, le trafic a été perturbé, mais les pistes devaient rouvrir à 14h00.

Pas de perturbation en prévue en France

L'éruption du Grimsvötn, volcan le plus actif d'Islande, a entraîné l'annulation de plus de 1.000 vols à travers le nord de l'Europe mardi et mercredi. Cette éruption, la plus importante depuis 1873, a été plus forte que celle du volcan qui, au printemps 2010, avait semé le chaos pendant une semaine dans le ciel européen.

Si le nuage de cendres a perturbé certains plans de voyage, y compris l'ordre du jour de la tournée européenne de Barack Obama, qui a dû quitter plus tôt l'Irlande pour Londres, il n'a pas semé un chaos comparable à celui de l'an dernier. Plus de 10 millions de voyageurs avaient été victimes d'une fermeture pendant six jours de l'espace aérien européen. Les perturbations du printemps 2010 avaient coûté 1,7 milliard de dollars aux compagnies aériennes.

Paris Patrick Gandil, directeur général de l'aviation civile française a été rassurant lors d'un point de presse. Il a déclaré que "l'épisode ne devrait plus durer très longtemps. Il ne se passera rien dans le pays (en France) sauf changement de vent". "En basse altitude il n'y a aucun problème, ni pour aujourd'hui ni pour demain. On ne fermera pas (l'espace aérien) sur cette éruption-là", a-t-il ajouté.

En Scandinavie, le trafic aérien était pour l'essentiel normal mercredi, après quelques perturbations mardi. L'opérateur des aéroports norvégiens Avinor prévoyait un trafic normal, y compris pour les navettes d'hélicoptères entre le littoral et les plates-formes pétrolières et gazières. En Suède, l'opérateur Swedavia a fait état de vols annulés au départ de l'aéroport Landvetter de Goteborg. En Finlande, les vols intérieurs étaient tous assurés, mais deux vols vers le nord de l'Allemagne ou en provenance de cette région ont été supprimés.

La compagnie néerlandaise KLM a annoncé l'annulation de 19 vols concernant la Grande-Bretagne, la Norvège, la Suède et l'Allemagne. Tous les autres vols devaient être assurés normalement.

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