Drame du TGV chinois : comment Pékin fait taire les médias

 |   |  456  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La catastrophe ferroviaire de Whenzou, qui a fait au moins 38 morts dans l'Est de la Chine, soulève à nouveau des questions sur la sécurité du réseau de trains, déjà émises par le gouvernement et la population chinoise. De son côté, Pékin semble vouloir museler la presse sur cet accident.

Samedi soir, trente-huit personnes ont trouvé la mort dans la collision de deux TGV à Whenzou, dans l'Est de la Chine. Alors qu'un premier train était immobilisé en raison d'une panne d'électricité, un second TGV est venu percuter l'arrière le train immobilisé. Quatre wagons ont été projetés en bas du viaduc où se trouvait le train. La Chine se trouve face à une remise en cause de la sûreté de son matériel ferroviaire ; cet accident pourrait influer sur les exportations de technologies.

Cet accident est le plus meurtrier en Chine depuis 2008. L'accident s'est produit un mois seulement après l'inauguration de la ligne à grande vitesse qui relie Shanghai à Pékin. Le cours des travaux a été également entaché par un scandale de pots-de-vins qui a abouti au limogeage de trois responsables des chemins de fer.  Le gouvernement chinois a annoncé, dimanche soir, que la ligne de TGV de 8.358 kilomètres allait faire l'objet d'une révision à grande échelle.

La catastrophe a confirmé de multiples doutes émis à propos de la sûreté des constructions sur la ligne qui a été mise en service avec un an d'avance. "Un accident d'une telle ampleur ne serait dû qu'à la météo et à des facteurs techniques? "Personne ne va le croire", a déclaré sur son microblog Cai Qi, un responsable de la province du Zhejiang, où se trouve Wenzhou, cité par le quotidien Xin Jingbao (Nouvelles de Pékin).

"Lorsque j'ai acheté un billet hier je me demandais si je n'aurais pas mieux fait de prendre un bus. J'ai finalement choisi le train parce que c'est plus rapide", a déclaré lundi un voyageur âgé de 47 ans, Yu Dabao, à la gare de Wenzhou. Il a précisé avoir "choisi un siège au milieu du train", rapporte l'AFP.

Pékin veut museler les médias sur l'accident ferroviaire

Les directives des autorités chinoises demandant aux journalistes de s'en tenir à la version officielle de l'accident ferroviaire de ce week-end suscitent un tollé dans l'opinion publique et des interrogations sur des informations contradictoires, comme le nombre des victimes. Le ministère de la propagande a publié dimanche des directives à l'intention des media pour la couverture de l'accident.

Selon une copie des directives du ministère publiée sur un site internet baptisé "ministère de la vérité", les directives gouvernementales ont pour mot d'ordre : "Ne posez pas de questions, ne cherchez pas à donner de détails".

Les journalistes des médias gouvernementaux qui en ont pris connaissance les ont confirmées à Reuters. Le ministère demande en outre aux médias de ne pas chercher à "élucider les causes de l'accident" tout en rappelant aux journalistes que "la version des autorités doit toujours prévaloir".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 13/08/2011 à 17:06 :
la chine et son élite sont un pays de voleurs et de pilleur depuis 30 ans faut vous réveiller ,son train n'est qu'un symbole de leur pillage mal recopier panne ou pas panne

leurs pillages sont aussi responsable de plus de 80% des problèmes de l'occident avec la rapacité et la complicité de nos soit disant dirigeants
tant qu'on ne comprendra pas que la chine à installé un système politico-économique basé un sur une classe de quelque millier de très riche et de plus d'un milliard d'esclaves au but exclusif d'une égémonie totale asphixiant tous les autres pays
a écrit le 26/07/2011 à 11:16 :
Pour avoir pris le mois dernier le CRH (China Railway Highspeed) entre Shanghai et Nanjing, j'ai été impressionné par la technologie certes pas trop bien maîtrisée encore (1 panne de 20 min nous a cloué sur le rail). Mais le TGV a eu les mêmes déboires à son début. La Chine n'a pas à rougir, le Maglev entre l'aéroport de Pudong et le centre-ville est le train le plus rapide au monde en circulation (420 km/h). Au lieu d' un certain égoîsme occidental, le transfert de technologies serait plus bénéfique !
Réponse de le 26/07/2011 à 17:39 :
Ben voyons! égoïsme Occidental, mais vous vous prenez pour qui? On a développé, mis au point et construit notre industrie, notre culture, des générations entières se sont sacrifiées ici, et vous voulez qu'on vous donne tout? De quel droit? Les Chinois copient, pillent tout celà sans complexe, qu'ils continuent et qu'ils méritent ce progrès. Partageront-ils avec les Occidentaux le jour où leur économie sera self-sufficiente?
Réponse de le 26/07/2011 à 21:31 :
Le transfert de technologies existe déjà, malheureusement on offre sur un plateau des années de recherche et développement pour trois fois rien au détriment des emplois et industries françaises, européennes. Que l'on ne se plaigne pas si la consommmation ne repart pas en occident, merci au transferts de technologies et de savoir faire...on a coupé la branche sur laquelle nous étions assis!!
a écrit le 26/07/2011 à 10:02 :
qu'il est facile de reduire les couts en rognant sur ces petites subtilités... j'attendrais une bonne dixaines d'années avant de monter dans un avion Chinois. Le temps de laisser les premiers morts les mettre 'au niveau'.
a écrit le 26/07/2011 à 9:59 :
Malheureusement, ce n'est qu'a force de probleme comme celui la que la Chine relevera ses controles qualité et donc cela aura un impact sur leurs couts et donc arretera de faire une fausse concurrence a nos industries.
a écrit le 26/07/2011 à 9:41 :
Ne s'appelle pas "TGV" qui veut. Il ne manque plus que des accidents d'avion et des incidents nucléaire pour que le monde prenne enfin conscience de l'amateurisme et du danger du "Made in China"...
a écrit le 25/07/2011 à 17:10 :
Attendez de voir les avions Chinois (AVIC) construits selon le meme modele economique que leur TGV : On copie on ameliore et on fait de la "daube" rapidement a grand coups de corruptions et de subventions etatiques.

Réponse de le 26/07/2011 à 6:39 :
L'accident ne provient pas d'un problème technique mais plus d'un problème organisationnel (le train d'après n'a pas été prévenu que le train d'avant était arrêté). Croire que cet accident est provoqué par de "mauvaises copies" est une erreurs. Sur les blogs chinois, un nombre de 190 morts est avancé.
Réponse de le 26/07/2011 à 9:09 :
le dernier avion chinois est équipé de moteurs CFM (association de GE etde Snecma ).Les chinois sont incaple de faire iun moteur d'avion car il n'ont pas la technique de forge .
Réponse de le 26/07/2011 à 9:41 :
Un train ou un avion ça reste limité comme dégâts.
Le jour ou leurs centrales nucléaires auront des défaillances ce sera plus ennuyeux pour tout le monde.
Réponse de le 26/07/2011 à 12:28 :
@ pierre 2 : Les Chinois ont un projet de "copie" de CFM56-7 en cours. Ne pas oublier que les grands forgerons aéronautiques (moteurs) mondiaux se comptent sur les doigts d'une main ou presque. Certiains d'entre eux pourraient facilement passer dans le giron de groupes Chinois. Maintenant, rien ni personne ne peut empêcher ces derniers de travailler avec les Chinois (certains s'installent là-bas déjà, Firth Ryxson par exemple). Snecma (pas plus que GE, Rols-Royce, Pratt) ne maîtrise pas/plus l'ensemble de la forge sur un moteur avec sa seule forge à gennevilliers. Je rejoins PME, sur ce qu'il dit. Les grands motoristes délocalisent à tout va en Asie et "donnent" la technologie de fabrication et d'assemblage aux chinois (qui font du dumping en subventionnant à fond les entreprises de ce secteur).
a écrit le 25/07/2011 à 16:00 :
La Chine, avec ces excédents commerciaux et son trésor de guerre, s?apprête à piller « à bon compte » les domaines publics de la Grèce qui seront privatisés pour réduire la dette souveraine de ce pays. Pendant ce temps son réseau TGV fabriqué à la hâte avec un an d?avance, montre les limites du système chinois où prévaut pots de vin, corruptions et prévarications. Le ministre des transports a été arrêté, impliqué dans un scandale financier où il aurait touché personnellement 88 millions d?euros, sans parler des prébendes perçues par les gouverneurs de régions??.

Aujourd?hui la Chine veut vendre ses technologies ?(1) à d?autres pays, dont à titre d?exemple la Californie, alors que le TGV français qui n?a jamais connu pareille défaillance a du mal à engager de nouvelles commandes.
(1) technologies copiées dans le domaine des voitures, des TGV, des avions AIRBUS ??
Dans un pays où la liberté d?expression personnelle et celle des médias est « muselée », nous voyons bien les limites d?un « ex-système communiste » qui veut faire croire au monde qu?il se démocratise, qui empêche les investisseurs étrangers de prendre des participations dans ses entreprises, par des procédures délictueuses, qui inonde les économies de ses produits à « bas coûts », qui plagie/copie les technologies occidentales, à tous niveaux??et j?en passe?..

Il faut réagir en utilisant les mêmes armes de défense de nos propres produits, en instaurant des mesures de protectionnisme à l?entrée, en refusant des joint venture, ou nous acceptons de partager nos technologies, quand ils n?auront plus besoin de nous, ils dénonceront les accords et produiront les mêmes produits?.mais seuls, et ils nous les revendrons à moindre coût, eu égard au niveau des salaires chinois?.
Réponse de le 25/07/2011 à 18:19 :
a qui la faute ? La Chine essaye juste de se battre dans l?impitoyable arène de la mondialisation. Blâme plutôt tes concitoyens qui achètent sans discernement leurs produits et qui contribuent donc à rendre encore plus forts la plus puissante dictature du monde.
a écrit le 25/07/2011 à 15:39 :
Comment définir un risque acceptable ou une prévention optimale ? Comment organiser la société pour gérer efficacement les risques ? Quel est en la matière le rôle de l?État ? Ces interrogations sont essentielles non seulement pour comprendre la dimension économique des risques mais aussi, de façon générale, pour élaborer les politiques de prévention. Dans ce contexte, la question de l?évaluation et de la mesure du risque devient centrale.
En prenant en compte toutes ces questions des catastrophes comme celle du TGV Chinois peuvent être évitées. C'est ce que démontre en tout cas un rapport du Centre d'analyse stratégique sur le calcul du risque dans les investissements publics. http://bit.ly/pnBHK0
a écrit le 25/07/2011 à 14:03 :
Whenzou, dans l'Est de la Chine, près de Pékin"

Vous êtes sûrs ?
Réponse de le 25/07/2011 à 16:11 :
Wenzhou est près de Shanghai
Réponse de le 25/07/2011 à 17:24 :
@ bsl: sur la carte, c'est plus près de Pékin que de Paris :-) tout est donc une question de perspective :-)

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :