Quand la flambée du kérosène menace le transport aérien de faillites en cascade

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L'association internationale du transport aérien (Iata) table sur un prix moyen du baril en 2012, non plus de 99 dollars comme prévu initialement, mais de 115 dollars. Et craint un pic à 150 dollars en cas de conflit en Iran qui ferait replonger le secteur dans le rouge.

« Avec un tel prix du kérosène, cela va tomber comme à gravellote ». C?est la certitude d?un très haut dirigeant d?une compagnie aérienne. Après les liquidations de Spanair et de Malev en début d?année, le transport aérien est menacé d?une vague de faillites à cause de l?envolée du prix du baril qui représente aujourd?hui plus du tiers des coûts de la plupart des transporteurs (beaucoup plus pour les low-cost). En Inde, Kingfisher Airlines est au plus mal.

Trois milliards de dollars de bénéfices espérés

Cette envolée ne va pas s?arrêter. Ce mardi, l?association internationale du transport aérien (Iata), dont les membres représentent 94% du trafic international mondial, a relevé très fortement ses prévisions de prix du baril pour l?année 2012. Ils devraient se situer en moyenne, non plus à 99 dollars comme prévu initialement en décembre dernier, mais à 115 dollars. Avec la crainte d?un pic à 150 dollars au deuxième semestre dans l?hypothèse d?un conflit avec l?Iran et la fermeture du détroit d?Ormuz. Des compagnies aériennes dans le monde "pourraient faire faillite", a déclaré mardi à Genève Tony Tyler, directeur général de l'Iata. Dans ce scénario, les compagnies perdraient collectivement 5 milliards de dollars, contre un bénéfice espéré de 3 milliards avec un baril à 115 dollars, légèrement abaissé de 500 millions par rapport aux précédentes prévisions.

Les compagnies européennes dans le rouge
Pour autant, même sans atteindre ce pic, la menace est réelle. Même à l?approche des vacances de Pâques et d?été dont les réservations apportent traditionnellement un matelas de cash. Surtout en Europe où les compagnies sont à la fois fragilisées par la morosité de l?économie et la concurrence des compagnies des pays tiers sur le long-courrier et des low-cost sur le moyen-courrier. Autant d?éléments qui empêchent bon nombre de transporteurs comme Air France d?augmenter ses prix pour répercuter la hausse du carburant au risque d?impacter le trafic qui reste encore relativement dynamique.
Selon l?Iata, les transporteurs européens seront les seules avec les transporteurs africains à perdre de l?argent en 2012 (600 millions), quand les acteurs américains (+900 millions), asiatiques (+1,7 milliard), sud-américains (100 millions) et du Moyen-Orient (+500 millions) vont dégager des profits.

 

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a écrit le 21/03/2012 à 17:09 :
Faire voyager des depressifs dans le monde autant aller en montagne pour prendre de l altitude cela revient moins cher ,moins polluants pour la planete!
a écrit le 20/03/2012 à 18:24 :
ca ft 30 ans qu'il y a des faillites en cascade...
Réponse de le 20/03/2012 à 19:22 :
oui mais y a toujours un millier de compagnies...-)
a écrit le 20/03/2012 à 18:22 :
Et pourquoi elles n'augmentent leur tarif ? Le transport aérien est le plus polluant et le plus favorisé. Pas de TIPP, pas de TVA sur les carburants. Pour aller au travail avec ma voiture je suis taxé à 80 % et pour aller en vacances, dépenser leur argent, il faudrait peut-être que le voyage soit gratuit ? Déjà avec les subventions accordées au lowcost, je peux penser qu'une partie de mes impôts financent ces transports de vacanciers. On nous encourage au covoiturage, on participe à des agendas 21, serait-ce pour que des privilégiés continuent à gaspiller le pétrole qu'on économise. Avec un pétrole de plus en plus cher, peut-être qu'on rapatriera les entreprises en France et l'emploi qui va avec.
Réponse de le 20/03/2012 à 23:20 :
@ELBET
Votre dernière phrase est frappée au coin du bon sens, le "peut-être" en moins. Je suis convaincu que nous sommes déjà entrés dans une ère post-pétrolière. Les transports qui utilisent du pétrole pour faire avancer les véhicules vont devenir tellement coûteux à cause de la rareté du précieux liquide qu'on ne pourra pas faire autrement que de produire sur place. Tout ne va pas s'arrêter du jour au lendemain, mais le processus est inexorable. Les réserves de pétrole ne vont que s'amenuiser et cela va s'accélérer parce que nous avons consommé plus de la moitié du stock initial....Et il s'agit d'un produit NON-RENOUVELABLE.
a écrit le 20/03/2012 à 16:23 :
Pétrole : les alibis
on nous ressort toujours les mêmes arguments, genre nous avons consommé tout ou partie des réserves mondiales. Que le fameux «peak oïl » est derrière nous. Et la sacro sainte litanie des informations jamais vérifiées, mais qui servent d?alibi à la gente pétrolière pour nous ponctionner toujours plus. Cela relève de la pure manipulation. A l?heure actuelle, les réserves et la production sont largement suffisantes pour la consommation.
J'ai vécu les premiers chocs pétroliers en 1973 /déjà à l?époque, on nous prédisait la disette pour la fin du millénaire. Alors que l?augmentation du prix du baril résultait d?une man?uvre de l?OPEP face à la dépréciation du dollar et à l?écroulement des taux des changes à taux fixes. Et également de la situation géostratégique au moyen orient (guerre du Kippour).
Personne ne sait, à l?heure actuelle, ce que sont les réserves de pétrole. Toutes les informations sont basées sur des calculs de probabilité, donc très aléatoires. Les états pétroliers ne diffusent que des informations floues qui varient toujours en fonction de leurs intérêts immédiats ou a venir. Ils n?ont aucun intérêt à ce que les marchés sachent exactement ce qu?il en est dans ce domaine. Comme ce marché du pétrole et du gaz est majoritairement spéculatif il doit pouvoir être manipulé par les différents acteurs.
Ne jamais perdre de vue que la cupidité des hommes est la source de nos maux.
a écrit le 20/03/2012 à 14:58 :
tu pars où en vacances?
Réponse de le 20/03/2012 à 23:08 :
La France est très belle, j'aime la montagne, la campagne, au programme marche et grimpe, les amis, les refuges. La France a aussi des accès à la mer, un voilier et du vent suffisent à mon bonheur.
a écrit le 20/03/2012 à 13:57 :
Et c'est peut-être aussi bien ainsi. Faire voyager autour de la planète autant de millions de tonnes de fret et de passagers est une gabegie innommable en un temps où les réserves mondiales de pétrole sont en chute. Le prix du pétrole dépend de la consommation et de la situation politique mondiale, mais aussi, et ce facteur sera de plus en plus important, de la facilité d'extraction et de l'état des réserves. On peut considérer que des conditions d'extraction difficiles signifient une chute des réserves.
Il eut fallut que nous prissions en compte le Peak oil, anticiper et orienter notre économie pour consommer moins d'énergie fossile . Principalement isoler nos bâtiments et développer des transports en commun. Nous ne l'avons pas fait, nous allons le payer avec des difficultés dans la construction automobile et aéronautique. Le reste à l'avenant.
a écrit le 20/03/2012 à 12:23 :
70 milliardsde déficit en 2011 ... Et Hollande veut créer 300 000 emplois jeunes c'est à dire des emplois de patronnage dans banlieues . Vous voyagerez de moins en moins sauf en rêve ! Les chinois se gondolent .
Réponse de le 20/03/2012 à 12:59 :
Pas de probléme monsieur l'écrivain, ça sent le roussi pour la planète terre!!!
a écrit le 20/03/2012 à 11:55 :
Comme dans de nombreux secteurs (automobile par exemple), il y a trop de compagnies qui n'apportent rien, sans réelle concurrence ou différence avec les autres. On ira vers une concentration plus forte et moins de compagnies et sans doute vers plus de low cost, les services ne valant souvent pas le prix aux quels ils sont vendus.
a écrit le 20/03/2012 à 11:37 :
Tout cela est stratégique ! Dans peux de temps les compagnies du Golf commenceront à racheter, il n'y a aucunes raisons à ces tarifs, même au plus haut de la guerre Irak ou autres cela n'a jamais été aussi haut. Le nettoyage est voulu et la méthode on ne peu plus claire !
a écrit le 20/03/2012 à 11:31 :
Comme toujours en Europe les coûts salariaux sont trop élevés. Surtout chez AF.
Réponse de le 20/03/2012 à 12:42 :
Je croyais que le sujet de l'article était le coût du kérozène.
Rémunérer les salariés vous semble si choquant ? Vous rêvez sans doute à des manants payés au niveau des chinois ?
Réponse de le 21/03/2012 à 10:55 :
Il a pas dit ça... les coûts salariaux sont aussi les charges, cotisations ect !!!
a écrit le 20/03/2012 à 11:26 :
n'y aurait-il pas encore une petite subvention à leur donner. hep garçon ! et une subvention , une!!!!!!!!!!!!!! à qui le tour?
Réponse de le 21/03/2012 à 7:35 :
Le transport aérien représente 2% des émissions de CO2 mondiale !! Les plus gros consommateurs de pétrole et d'énergies "fossiles" sont les centrales électriques thermiques !! Un A380 consomme moins de 3L/100km par passager !! À lire certains posts il faudrait vivre reclus dans une grotte!! Des gisements de pétrole sont découverts régulièrement mais le coût élevé du baril est du à la spéculation !! Sûrement orchestrée par les pays du golfe pour avoir une hégémonie mondiale de leurs compagnies aériennes !!

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