Air France-KLM incapable de répercuter la flambée du pétrole dans ses tarifs

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Le groupe qui vient de publier une hausse de son trafic passagers de 3,7% et de son coefficient d'occupation de 2,5 points en janvier indique que la hausse de recette unitaire ne permet pas de compenser la hausse de la facture pétrolière.

C'est l'une des causes des difficultés d'Air France-KLM et de la quasi-totalité des compagnies aériennes européennes. En raison de la faiblesse de la demande, le groupe ne parvient pas à transférer aux passagers le surcoût de la facture carburant comme il le faisait dans les bonnes années d'avant la crise. Cela s'est encore vérifié ce matin avec la publication des résultats de trafic d'Air France-KLM en janvier. «Le niveau de hausse de recette unitaire au siège kilomètre offert hors change n'est pas suffisant pour compenser celui de la facture pétrolière », indique le groupe dans son communiqué. De fait, la relative bonne performance du trafic passagers (contrairement au fret qui chute de 10,3%), marquée par une hausse du trafic de 3,7% et du coefficient d'occupation de 2,5 points est balayée par le prix très élevé du pétrole.

Selon l'association internationale du transport aérien, (Iata), le prix du kérosène (plus élevé que le brut) s'établissait à 129,2 dollars le baril en moyenne au cours de la dernière semaine de janvier, en hausse de 15,2% par rapport à l'année dernière et de 4,2% par rapport au moins précédent. Selon l'Iata, un prix moyen de 129 dollars le baril de jetfuel (kérosène) alourdirait la facture carburant du secteur de 32 milliards de dollars.

Cette incapacité à répercuter le prix du baril établit constitue, pour les compagnies européennes, la grande différence avec les années 2007-2008 (jusqu'en juillet de cette année là) où la forte demande de transport aérien, elle-même liée à une croissance qui se tenait, permettait d'imposer des surcharges tarifaires sans conséquence sur le remplissage des avions.

Aujourd'hui, avec la crise en Europe ce scénario ne fonctionne plus. Il fonctionne d'autant moins que la concurrence des compagnies à bas coûts sur les vols moyen-courriers et des transporteurs des pays tiers sur le long-courrier fait pression sur les prix. Les compagnies européennes classiques qui ne possèdent pas de structure de coûts intrinsèques suffisamment basse se retrouvent en difficulté. Spanair, et Malev ont déjà jeté l'éponge. Air France est dans une situation inquiétante.
 

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a écrit le 08/02/2012 à 9:41 :
Au sujet du pétrole, l'évènement majeur dont on parle assez peu (euphémisme), reste quand même le fait que nous sommes aujourd'hui au/après le pic mondial(maximum barils/jour "produit" et consommés) de production de pétrole.
Voir à ce sujet l'article paru dans Nature le 26 janvier dernier en lien ci-dessous par exemple :
http://iiscn.wordpress.com/2011/05/06/bataille-et-lenergie/
Réponse de le 06/03/2012 à 22:56 :
Les réserves soit disant prouvées sont très certainement au-dessus de la réalité. Si nous n'avons dépassé le pic de Hubbert, nous ne devrions pas en être loin. Compte tenu de la consommation toujours plus importante de ce produit, les prix du pétrole devraient augmenter plus rapidement que nous ne l'avons jamais connu.Les transports, aériens et routiers seront les premiers touchés...pour le bien de la planète.
a écrit le 08/02/2012 à 6:29 :
Le trafic passager d'Air France augmente mois pour mois entre Janvier 2011 et Janvier 2012 car Janvier 2011 a vu le printemps arabe et fut très mauvais. Pas de quoi pavoiser pour Air France!
a écrit le 07/02/2012 à 18:59 :
Et si le carburant des avions était taxé comme celui que je mets dans ma voiture pour aller au travail, y aurait-il encore des voyageurs dans les aéroports ? A force de subventionner les lowcost (pardon de les aider dans leur communication) - 650 millions d'euros en 2010 -. A force de créer des aéroports et de vouloir y trouver des voyageurs (147 aéroports commerciaux en France, pour 49 en Allemagne, chercher l'erreur), on est bien obligé d'aider ces pauvres compagnies, elles ont tout le choix qu'elle souhaitent pour aller se poser au plus offrant. Est-ce cela prévoir. Y a t-il encore des hommes et femmes politiques responsables dans notre pays ?
a écrit le 07/02/2012 à 18:58 :
Et si le carburant des avions était taxé comme celui que je mets dans ma voiture pour aller au travail, y aurait-il encore des voyageurs dans les aéroports ? A force de subventionner les lowcost (pardon de les aider dans leur communication) - 650 millions d'euros en 2010 -. A force de créer des aéroports et de vouloir y trouver des voyageurs (147 aéroports commerciaux en France, pour 49 en Allemagne, chercher l'erreur), on est bien obligé d'aider ces pauvres compagnies, elles ont tout le choix qu'elle souhaitent pour aller se poser au plus offrant. Est-ce cela prévoir. Y a t-il encore des hommes et femmes politiques responsables dans notre pays ?
a écrit le 07/02/2012 à 18:47 :
Il y a bien une variable d'ajustement, mais les salariés ne vont pas aimer...
a écrit le 07/02/2012 à 17:52 :
Tout semble foirer en ce moment pour AF-KLM... entre les grèves, les clients perdus etc... cela fait beaucoup, non? C'est bien de proposer des prix "bas" mais il faut aussi fidéliser la clientèle même les petits voyageurs fréquents qui n'ont pas la chance d'avoir de corporate credit card ou des boîtes qui financent des billets en business au prix fort. J'ai fait une simulation sur KLM.fr pour un AR entre Paris et Sydney en Aout 2012. Il faut que je débourse plus de 3.600 euros en classe éco pour avoir 100% des miles sur AF-KLM alors que sur Singapore air ou United ou même Delta, le même billet est à plus ou moins 1600 euros, soit 100% moins cher pour 100% des miles.... à votre avis, le client que je suis, il va où? A certes, le billet avec 25% de miles est à 1629, euros.....mais avec 25% de miles seulement alors que la concurrence FIDELISE ses clients avec des miles dès le premier prix....ciao AF-KLM et vive United ou même Delta airlines...
Réponse de le 07/02/2012 à 23:53 :
100% moins cher c'est 0 EURO
la c'est 50% moins cher
Réponse de le 08/02/2012 à 4:51 :
Exact! Merci de m'avoir corrigé! Il n'en demeure pas moins que sur le rapport miles/prix payé, AF-KLM c'est pas le pied....donc j'opte pour la concurrence . je fais grosso modo 50,000 miles par an donc je vais non pas vers le moins cher mais vers le moins peingre. Et AF-KLM Skyteam est vraiment peingre SAUF si on a une carte Delta ou Korean, qui versent davantage de miles à leurs clients que AF-KLM.
a écrit le 07/02/2012 à 16:28 :
AIR FRANCE " mal francais par excellence " A force d'en vouloir toujours plus et de faire grève pour pour n'importe quelle virgule mal placée dans un texte régissant leur bien être social voilà où cela conduit !
Réponse de le 07/02/2012 à 18:10 :
quel est le rapport avec le sujet de l'article : AUCUN !!!
a écrit le 07/02/2012 à 11:56 :
Et ce n'est que le début ! On est en pleine crise, les prix de l'énergie (pétrole, gaz, électricité) n'arrêtent pas d'augmenter !! Toutes les entreprises de transport et toutes celles qui sont directement liées (constructeurs automobiles, assureurs, etc ...) vont subir le choc. Regardez un peu ce qui ce passe sur les prix en ce moment et projetez-vous dans l'avenir, au moment (si jamais il y en a un !) de la reprise de la croissance (qui va commencer par la Chine et l'Inde), çà fout la trouille ! [On aurait peut-être intérêt à acheter maintenant des parts des constructeurs de vélo ...].

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