Transports : le tout TGV est fini, mais que fait-on à la place ?

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Le rapport de la commission Mobilité 21 sur les infrastructures de transport à construire lors des prochaines décennies, sera remis au gouvernement jeudi. Il préconise une sortie du tout TGV, au profit d'une autre politique de transports, axée sur la proximité. Deux scénarios sont proposés. L'un met l'accent sur la rénovation du réseau existant, l'autre ajoute des nouveaux projets. Le gouvernement devrait faire connaître sa position cet été.

Sortie du tout TGV pour une autre politique de transports, axée sur la proximité : c'est ce que préconise le rapport de la commission Mobilité 21 sur les infrastructures de transport à construire lors des prochaines décennies qui sera remis ce jeudi après-midi au gouvernement. Ce « rapport Duron », du nom du député PS du Calvados Philippe Duron, qui a dirigé cette commission remplace le Schéma national des infrastructures de transports (Snit), établi sous le gouvernement Fillon. Ce dernier prévoyait 70 projets dont le coût (245 milliards d'euros d'investissements au cours des 25 prochaines années, dont 88 milliards à la charge de l'Etat) rendait un très grand nombre d'entre eux impossibles à financer sur la période retenue. « Ni l'Etat, ni les collectivités locales ne seraient en capacité de financer à un rythme forcené toutes ces infrastructures », a expliqué Philippe Duron à l'AFP. « Personne n'était dupe de cette affaire, mais chacun espérait que son projet pourrait passer en priorité ». Parmi tous les projets de lignes à grande vitesse (LGV) envisagés, seule la construction de celle entre Bordeaux et Toulouse est maintenue avant 2030, dans le meilleur des cas. « Le problème, c'est qu'on a laissé croire que le TGV était l'horizon indépassable du transport ferroviaire », indique Philippe Duron. « Mais ce n'est pas le projet de prestige qui est le plus utile pour la population. C'est plutôt le projet qui permet de se rendre plus rapidement au travail ou au lycée chaque jour ».  "Nous revenons à un rythme normal de création de LGV observé depuis les années 80 : une tous les 6 à 7 ans, indique une source ministérielle. En avoir quatre en même temps comme c'est le cas entre 2013 et 2016 est exceptionnel. Elles pompent les financements et l'on ne peut pas faire autre chose".

Un scénario à 10 milliards d'euros, un autre à 30 milliards
Le rapport Duron met plutôt l'accent sur la nécessité de rénover les infrastructures existantes, que ce soit sur le réseau de TER, de trains d'équilibre du territoire (TET), le réseau routier (notamment la RCEA, la route Centre Europe Atlantique entre l'allier et la Saône-et-Loire, ou la RN 64), des voies fluviales. Il préconise aussi des contournements d'agglomérations, le renouvellement des rames de TET, et insiste notamment sur la nécessité d'investir dans de grands "noeuds ferroviaires", destinés à désengorger de nombreuses gares, comme celle de Lyon et celle de Saint-Lazare à Paris, la Part-Dieu à Lyon ou la Saint-Charles à Marseille.


Deux scénarios sont proposés. Le premier ne retient qu'une dizaine des 70 projets du Snit et préconise une hausse des efforts portés sur l'entretien et la modernisation du réseau existant. Il prévoit un investissement de 10 milliards d'euros engagés d'ici 2030, financés à 50-50 entre l'Etat (et des établissements publics comme RFF) et les collectivités locales. Ce scénario maintient les ressources de l'AFITF (l'Agence de financement des infrastructures de transports de France) à deux milliards.
Le second nécessite une augmentation des crédits de l'AFITF de 400 millions d'euros pour les faire passer à 2,5 milliards par an. Car il est plus ambitieux. A la modernisation du réseau s'ajoute la construction de nouveaux grands projets. 37 projets du Snit sont retenus, mais seulement 17 d'ici à 2030. Au final, il prévoit entre 28 et 30 milliards d'euros d'investissements pour ces nouveaux projets (ligne Paris-Normandie, désengorgement les gares de Nice et de Marseille, rénovation de plusieurs gares, celles de Paris, de Marseille, Toulouse..). 

"Dans les deux scénarios, il y a une enveloppe pour regénérer le réseau de 30 milliards d'euros. S'ajoutent ensuite 10 ou 30 milliards pour les nouveaux projets", résume un connaisseur du dossier.

Les ports ne sont pas oubliés
D'importants projets portuaires (ligne de fret Gisors-Serqueux dans le Nord, contournement du port de Fos dans les Boûches-du-Rhône) figurent également dans les priorités à réaliser quoi qu'il arrive avant 2030. Le rapport pousse notamment en faveur d'une "amélioration des liaisons entre les ports de niveaux européens et leur hinterland", la zone alentour.
Le rapport doit être présenté en juillet devant les commissions parlementaires de l'Assemblée nationale et du Sénat. Dans ses observations, la commission recommande de réévaluer la politique de transports tous les cinq ans.

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Commentaires
a écrit le 28/06/2013 à 19:45 :
Bonjour c'est Christine Lagarde , je voudrais dire qu'après le tout TGV on pourrait faire le tout Vélo !
Réponse de le 01/07/2013 à 14:50 :
A la place du TGV, on pourrait faire de la "justice sociale" : on ralentirait les TGV profiteurs et égoïstes et on transférerait les prélèvement de vitesse sur les autorails et autres TER pauvres et défavorisés.
Réponse de le 01/07/2013 à 14:50 :
A la place du TGV, on pourrait faire de la "justice sociale" : on ralentirait les TGV profiteurs et égoïstes et on transférerait les prélèvement de vitesse sur les autorails et autres TER pauvres et défavorisés.
a écrit le 27/06/2013 à 17:41 :
Le canal Seine-Nord, qui est une évidence, est régulièrement enterré par les politiciens depuis un siècle et demi. Belle constance dans l'effort.
a écrit le 27/06/2013 à 16:56 :
Sur les petites distances inférieur à 400 km la meilleur solution est le train pendulaire.
Le tout Tgv est une grosse connerie.
a écrit le 27/06/2013 à 16:41 :
Le TGV coûte cher parce que nous laissons les entreprises du BTP se gaver sur notre dos en faisant construire les lignes à des entreprises sous traitantes. Le meilleur moyen c'est de réformer la loi sur les appels d'offre.
Lorsqu'un entreprise obtient un marché elle doit le réaliser en propre et ne peut le déléguer à une autre tout en se servant financièrement au passage.
En plus ce sera le meilleur moyen pour que les sociétés petites et moyennes du secteur puissent grandir.
Réponse de le 02/07/2013 à 17:20 :
C'est loin d'être aussi simple. Si cet argument n'est pas totalement idiot dans le cas de batiments (où il y a plein de corps d'état, et que les entreprises mandataires ne font plus grand chose en propre), c'est loin d'être le cas pour des LGV, du moins les LGV réalisées en marchés classique : des lots de terrassement et petits ouvrages d'arts, des lots d'ouvrages d'art important...
Je ne vois pas une PME régionale mobiliser 50 tombereaux de chantier, 10 grosses pelles, 20 scraper, et toute la collection de bulldozer et niveleuses qu'il faut pour un lot de terrassement, sans parler de coordoner tout ce petit monde...
Les prix unitaires de terrassement (prix au mètre cube) sont incomparablements plus bas que ce que n'importe quelle PME pourra jamais faire en propre.

Après, pour revenir au batiment : certes les entreprises se gavent sur leur dos. Mais pour faire travailler tout le monde ensemble sans se marcher trop sur les pieds, c'est pas non plus si évident, et ca fait aussi des gens à payer, et, si jamais une des entreprises se loupe (et fait perdre du temps aux autres), c'est toutes les autres entreprises qu'il faudra indemniser. Alors que quand il n'y en a qu'une seule, on lui dit : "c'est votre problème, arrangez vous avec vos sous-traitants...

En résumé, c'est pas si simple.
Par contre, une critique intelligente à faire, serait celle des concessions / PPP, où on demande au privé de financer les travaux, et où ils se gavent sur le financement, sans aucune valeur ajoutée technique ou organisationnelle. Et malheureusement, nos politiques raffolent de ces PPP (forcément, on demande au privé de s'endetter à notre place, et ça fait des engagements hors bilan au lieu de faire de la dette).
S'il y a un combat à mener, c'est bien celui- ci !
a écrit le 27/06/2013 à 15:03 :
Hollande préfère maintenir les fonctionnaires payés à rien faire et les administrations inutiles ou en doublons que faire des investissements d'avenir ainsi va la France dans son déclin.
Réponse de le 01/07/2013 à 14:52 :
Il est élu par les fonctionnaires : il est nul, mais pas complètement idiot...
Réponse de le 02/07/2013 à 17:38 :
... C'est un peu facile de taper sur Hollande ! Même si ça se voit plus qu'avec les autres, il est loin d'être le seul ou le premier !

Si la France avait pris de l'avance en 1950/1960 en matière de transports, avait réussi à la maintenir un peu dans les années 70/80, elle a complètement abandonné les efforts dans les années 90.
C'est à la fin des années 80 que le grand Paris aurait du être lancé. On lance pour dans 20 ans un projet dont on a besoin depuis 15 ans, au lieu de lancer aujourd'hui ce dont on aura besoin dans 20 ans. Il n'y a plus aucune vision prospective ou stratégique chez nos politiques. Je crois que c'est vraiment le coeur du problème.

Ou plutôt, si : ils ont bien une vision stratégique, mais uniquement axée sur : "comment gagner les élections, comment augmenter la puissance des mes réseaux ?". De ce point de vue, je pense que Sarko était pas forcément nettement pire que Hollande. Même si je dois avouer qu'il a faii très fort avec l'abandon de presque tous les projets d'infrastructures, annoncé en même temps que les recrutements de 10000 postes supplémentaires (en plus des 60000 annoncés) dans l'éducation, alors même que l'EN est tellement mal organisée qu'elle n'est pas capable de dire combien de postes sont nécessaires...

Bref, vivement un leader politique avec une vision stratégique pour le pays ; un nouveau de Gaulle, quoi, qui sache renvoyer à leurs études ceux qui veulent nous vendre aux USA, à Bruxelles, ou aux Marchés, et ceux qui font des petites magouilles et arrangements politiciens pour conquérir et conserver le pouvoir !
(petite indication : ceux qui, aujourd'hui, ont réussi à grimper les échelons à l'UMP ou au PS sont tout sauf des de Gaulle bis...).
a écrit le 27/06/2013 à 14:18 :
Assimiler le TGV à un train de prestige c'est oublier le trafic généré sur les grands axes que nul autre système n'aurait permis et le développement régional qu'il a permis dans un pays trop centré sur sa capitale..
Ceci étant, il est effectivement nécessaire de freiner ces grands projets chers à nos polytechniciens de la SNCF, et c'est sans doute là que s'applique mieux cette connotation de prestige , pour Investir AUSSI dans la proximité mais sans pratiquer le retour aux lignes "électorales" du passé. Ne pas oublier que les déficits des lignes de proximité sont financées par les régions et le profit des lignes TGV !
Le vrai problème c'est qu'il faudrait faire les deux à la fois mais que c'est impossible sur le plan financier quand on pratique des prix dans les trains de proximité qui n'ont rien à voir avec les coûts réels. Ce "retournement" se traduira donc vite en déficit accru de la SNCF si on n'y prend garde. Mais comment plaider le "prix raisonnable" dans un pays qui veut le tout gratuit sans comprendre qu'on donne au citoyen ce qu'on lui prend dans la poche ou celle de ses enfants par le biais de la dette !
Réponse de le 02/07/2013 à 17:48 :
Vous savez visiblement à peu près de quoi vous parlez, il n'y a dans votre message que des éléments "vrais" et bien renseignés. Mais le tout est tellement fouillis qu'on a du mal à voir le message.
Je me contenterai de rebondir sur quelques points, les seuls sur lesquels je soie réservé :
- "il est effectivement nécessaire de freiner ces grands projets chers à nos polytechniciens de la SNCF" : pourquoi les freiner ? On a pris pas mal de retard entre 95 et 2000, c'est pas stupide de vouloir le rattraper. Et polytechnicien ou pas, c'est loin d'être idiot, pour la raison que vous expliquiez au début de votre commentaire,
- "pays trop centré sur sa capitale" : oui, tout à fait. Et le TGV ne fait que le renforcer... Le meilleur moyen de renverser ça serait justement le barreau Est-Ouest et les LGV province province...
- "lignes électorales du passé" : je ne crois pas qu'il y en ait eu pour les LGV. Si le tracé aberrant de la LGV Nord (qui évite Amiens) est effectivement électoral (merci Mauroy), les autres LGV qui ont été construites ont réellement un sens (sauf la LGV Rhin Rhone, dont le principal mérite était d'être éligible aux financements européens). Seul le barreau Poitiers-Limoges est, je pense, purement électoral et idiot, mais il ne se fera pas...
- "faire les 2 à la fois est impossible sur le plan financier" : tout est question de volonté politique. Ces investissements, mis sur 20 ans, ne représentent rien en comparaison, par ex, de la contribution française nette au budget de l'UE, ou au remboursement des intérêts de la dette...
a écrit le 27/06/2013 à 13:41 :
Ben, bêtement en (re)faisant des lignes de train normales avec des vrais arrêts ailleurs que dans un champ de betteraves. Et un jour peut-être des vraies transversales parce que la notion de centralisme des voies sur Paris pour quelqu'un qui n'a rien à y faire est quand même un vrai gâchis. Surtout s'il doit se taper les correspondances parisiennes entre gares en plus.
Réponse de le 27/06/2013 à 17:47 :
+1pour serge : Et puis on retape les petites lignes de campagne, on y fait recirculer des Michelines qui permettent aux gens de se rendre tous les jours au chef lieu de canton, à l'école, à l'usine, au bureau, de faire les magasins sans avoir forcément besoin dune voiture. On les rend accessible aux vélos et aux mobylettes; On rouvre les gares de campagne, on les équipe de points Poste avec distributeurs de timbres, machines à affranchir et distributeur d'argent... le bénéfice est multiple. On lutte contre la désertification des campagnes, on recrée des emplois de proximité, on consonne moins de pétrole importé.
Réponse de le 27/06/2013 à 18:07 :
@Micheline

Et lorsque la campagne grouillera de monde vous vous plaindrez de l'urbanisation et des impôts locaux qui ont explosé... Accessoirement il y a le bus, bien plus flexible que le rail avec nettement moins de grève qu'à la SNCF.
a écrit le 27/06/2013 à 12:54 :
Pour une fois, une bonne décision de ce gouvernement. Dépenser des milliards d'euros pour gagner 15 minutes sur un Montpellier-Perpignan ou un Strasbourg-Lyon, il faut arrêter de se pignoler !
a écrit le 27/06/2013 à 12:45 :
Encore une belle opération d'enfumage et tout le monde tombe dans le panneau, la "Presse" en tête.
Le problème n'est pas de choisir entre le "tout TGV" et/ou des scénarios alternatifs. Le problème est que la France n'a plus d'argent, ni maintenant ni dans 20 ans (au delà de 2030).
Que proposer d'autres quand Alstom et la SNCF ont poussé pour les LGV depuis 35 ans, sans se préoccuper d'investir dans le réseau grandes lignes classique (destiné à être abandonné) ni dans les liaisons tangentielles régionales. Repartir d'une feuille blanche pour définir des lignes classiques modernisées avec du matériel adapté (type pendulaire) prendra 15 ans .... Donc en 2030, le réseau ferré français sera dans la situation du rail britannique au début des années 2000 ... CQFD
Réponse de le 02/07/2013 à 18:03 :
... de ces listes de pensées toutes faites sans auncune réflexion derrière !

1. Le réseau classique est nettement subventionné, contrairement aux TGV, dont les bénéfices paient le réseau classique. On ne peut pas dire qu'on consacre tous les moyens au TGV contre les lignes classiques !


2. La France n'a plus d'argent... Il suffit de regarder les budgets dits de "solidarité" ou de l'éducation nationale pour se rendre compte qu'on a plein d'argent ! Sans parler de subventions à des artistes dont tout le monde se fout, à des associations qui ne font que de la com, etc. Sans parler de la contribution française au budget de l'UE ! Si, la France a de l'argent. Mais elle préfère se laisser ponctionner, d'un coté, par des grands groupes qui cherchent à pomper les liquidités existant un peu partout en rachetant toutes les boites qui existent sans investir dedans, et, d'un autre coté, en donnant à tout le monde de l'argent pour vivre au dessus de nos moyens.
Tout est question de priorités ! Mais en acceptant de renoncer un peu à la rémunération des actionnaires et au confort immédiat des électeurs, on peut préparer l'avenir !!!
a écrit le 27/06/2013 à 11:37 :
Enfin un rapport réaliste qui arrête de miser sur le tout-TGV, extrêmement coûteux pour nos finances publiques donc nos impôts ! A ce titre, la France faisait vraiment exception en Europe mais les LGV coûtent tellement cher que RFF est obligé d'augmenter ses redevances et cela se répercute inévitablement sur le billet des TGV. Les Français se retrouvent donc doublement pénalisés : d'abord en tant que contribuables (impôts locaux et IR), puis en tant que consommateurs. Une hérésie ! Je comprends la déception ou même frustration de beaucoup de régions, et le financement ne doit pas avantager Paris au détriment des régions. Si on coupe dans le financement de lignes pourtant nécessaires (comme Montpellier-Barcelone), alors il faudra couper aussi dans le financement du Grand Paris... En attendant je reste persuadé que l'on vit la fin de ce tout TGV, et qu'enfin j'espère que l'Etat, comme les collectivités, ont compris que l'avion reste le meilleur moyen de transport pour les liaisons transversales (Nantes-Marseille par exemple) ou trans-européennes (Paris-Madrid ou Barcelone).
Réponse de le 27/06/2013 à 12:09 :
Là, je suis d'accord. Il ne faut en effet pas construire d'infrastructures inutiles, TGV en particulier vu que l'entretien est extrêmement coûteux, mais des lignes sont abandonnées alors qu'elles sont indispensables en particulier pour le schéma de transport local.
Réponse de le 02/07/2013 à 18:11 :
1. Ce sont justement les TER qui sont coûteux pour les finances publiques et qui ont besoin d'être subventionnés ! S'agissant des TGV, ils s'autofinancent presque, avec juste le besoin de quelques subventions au démarrage, mais ils payent l'entretien des lignes, etc. Et même les subventions pour entretenir les lignes TER, qui, elles, sont hypoer-subventionnées !
2. C'est absolument pas une exception en Europe, tous les pays sauf la GB s'y mettent.
3. Couper dans le financement du grand-Paris, tout en demandant de faire plus dans les transports de proximité, servant au plus grand nombre ??? C'est l comble de l'aberration, les transports ferrés qui servent le plus de monde sont justement les transports parisiens
4. L'avion est le meilleur moyen pour les transversales. C'est vrai aujourd'hui. Mais dans 20 ou 30 ans, avec la raréfaction du pétrole, le kérozène va flamber... C'est maintenant qu'il faut investir dans des LGV de province à province (Nantes - Lyon, par exemple, ou Narbonne-Bordeaux).
a écrit le 27/06/2013 à 11:34 :
A force de tout miser sur le TGV on a délaisser les lignes secondaires et les réseaux utilisés quotidiennement par des millions de travailleurs (réseau RER Ile de France, TER grandes villes de province).
Réponse de le 27/06/2013 à 16:19 :
+ 1000 avec prolo
Les ter et RER sont 1 honte!
D'ailleurs du ménage au stif et à la RATP ne serait pas 1 luxe...
Réponse de le 28/06/2013 à 8:16 :
C'est toujours fascinant quand après avoir passé quelque temps à l'étranger, on arrive à Paris. On commence la plogée dans l'horreur par l'aéroport de Charles de Gaulle, puis on se rend à Paris à travers des bidonvilles via le RER B qui ferait honte à la plupart des capitales du Tiers Monde. Ca doit faire bizarre au touriste étranger qui vient passer une semaine dans la "Ville-Lumière" et capitale mondiale du luxe.
Réponse de le 30/06/2013 à 18:08 :
Entièrement d'accord avec ''j'approuve'' : quandd pour finir, vous sortez du RER à gare du nord vous êtes comblé...
a écrit le 27/06/2013 à 11:29 :
A quand une privatisation de la sncf?? Marre de payer avec mes impôts alors que je n'utilise pas le train!!
Réponse de le 27/06/2013 à 11:50 :
Inintéressant comme commentaire....
On peut dire aussi: marre de payer pour les profs,j'ai pas d'enfants,marre de payer pour l'hôpital ,je suis pas malade,marre de payer pour les retraites,je suis jeune....
Réponse de le 27/06/2013 à 11:57 :
alors que je n'ai pas de voiture.
Réponse de le 27/06/2013 à 12:21 :
@Et moi j'en ai marre de payer vos routes Les vélos ça roule aussi sur le route car les trottoirs sont réservés aux piétons. De plus la plus grande partie des routes (cf. autoroutes) sont privatisées. Je rejoins le propos de nico777, la SNCF est situation de monopole sur le rail et cela coûte extrêmement aux français!
Réponse de le 27/06/2013 à 12:56 :
Je n'ai pas de vélo non plus, je ne fais que marcher. Je veux bien payer pour les trottoirs. Vous voyez, je peux être encore plus égoïste que vous.
Réponse de le 02/07/2013 à 18:34 :
Ben oui, ceux qui ont pas de voiture, ils ont pas à payer pour les routes !
Et ceux qui ont des gardes du corps ou qui sont suffisamment costauds, ils ont pas de raisons de payer pour la Police, non plus !
Malheureusement, on voit vite les limites de ce genre de raisonnement. Même si vous ne prenez pas le train, vous utilisez des services qui ne seraient pas les mêmes si le train n'existait pas. Ne serait-ce que parce que tous les usagers du train satureraient les autres moyens de transport, etc.
a écrit le 27/06/2013 à 10:49 :
C'est bien sympa de mettre l'accent sur les TERs et tout, mais vers chez moi (Montpellier), la ligne classique est saturée depuis longtemps. D'où le Nimes - Montpellier en TGV, qui résout le souci dans une direction. Et dans l'autre apparemment, ça va être mort. Au moins, on sait où se fera le futur développement économique, pensez à éviter de venir vous installer dans l'ouest de l'Hérault ou dans l'Aude [en même temps, ça fait quelques dizaines d'années que c'est comme ça].

Mais ce que l'article ne dit pas, c'est que pendant qu'on coupe les infrastructures des ploucs de province, c'est tout pour le grand paris ... Vive l'hypercentralisation, ça va nous permettre d'avancer.
Réponse de le 27/06/2013 à 11:41 :
Justement le réseau d'Ile de France a trop longtemps été négligé aux profits d'investissements TGV. Résultats alors que certains lignes de RER font voyager chaque jour plus de voyageurs que tous les TGV en France, elles sont tellement mal entretenues que les retards et les problèmes s'accumulent.
Le grand Paris vient simplement compenser ce retard.
Réponse de le 27/06/2013 à 12:04 :
Donc le modèle d'entasser toujours plus de monde en RP vous semble tout à fait pérenne, et une super stratégie de développement. RDV dans 20 ans, mais j'ai l'impression que vous n'assumerez jamais les conséquences de cette idiotie, pas plus que les politiques qui ont décidé de tout ça.
Réponse de le 27/06/2013 à 12:04 :
On voit que vous n'habitez pas à Paris pour sortir une saucisse pareille. C'est un vrai désastre le grand Paris... Toutes les lignes sont saturées, obsolètes, en travaux, insécurisées.
Réponse de le 27/06/2013 à 12:06 :
Malgré les besoins criants de l'ile de France, il paraît cependant pas idiot de terminer au moins la liaison avec l'Espagne.
Réponse de le 27/06/2013 à 13:03 :
Non, ce modèle est d'une incroyable stupidité, je suis d'accord avec vous, et quasi unique au monde d'ailleurs (avec l'Angleterre). Malheureusement c'est notre héritage de décisions prises il y a 50 ans. Pour le changer il faudrait dépenser des centaines de milliards (trains, routes, aéroports, délocalisations...) que l'on n'a pas. Faire croire aux français, comme l'a fait Sarkozy que la France peut dépenser des centaines de milliards dans des projets d'infrastructures alors qu'on en est à gratter le moindre million à droite à gauche est une hérésie. On n'arrive même pas à faire de bêtes stades de foot. Tout est trop compliqué/coûteux pour notre pays.
Réponse de le 27/06/2013 à 13:06 :
@arthur

Pour faciliter l'évasion fiscale des retraités?
Réponse de le 28/06/2013 à 0:20 :
@ arthur: terminer la liaison avec l'Espagne : Montpellier-Perpignan ou Bordeaux-Hendaye ? Et après la frontière que fait-on ??? Encore des projets pharaoniques pour satisfaire des élus locaux !!!
Réponse de le 28/06/2013 à 8:10 :
Le Grand Paris sera financé à 95% par les franciliens via des hausses d'impot, laissez-nous faire ce qu'on veut de notre argent. Si vous voulez une nouvelle ligne Montpellier-Nimes, vous voyez avec vos élus.
Réponse de le 02/07/2013 à 18:18 :
J'aime bien ce post : tout le monde a raison :

- oui, les transports en IdF sont hyper saturés, et il y a au moins 20 ans de retard par rapport aux besoins,

- oui, les TER sont saturés dans pas mal de coins de province, ce qui nuit au développement de ces régions,

- oui, il y a un hypercentralisme qui est nuisible, et qui nécessite des LGV supplémentaires pour se résorber.

Le plus drôle, c'est quand on regarde les conclusions qu'en tire le gouvernement : "il est urgent d'attendre 2030 pour envisager de construire des infrastructures"...
a écrit le 27/06/2013 à 10:19 :
A quand des liaisons directes vers Londres depuis toute la France sans devoir changer de gare à Paris ? Ou pour le moins une interconnexion rapide dans une même gare ? Nos élites parisiennes n'y ont certainement pas encore pensé.
Réponse de le 27/06/2013 à 10:59 :
mais en avion. Tous les principaux aéroports régionaux sont reliés aux aéroports londoniens et cela est au final plus rapide que le train (pour rappel, l'Eurostar c'est 2h45 entre Londres et Paris... de Lyon ou Nantes c'est beaucoup plus long et cela n'est plus rentable sauf faire de très lourds investissements... contournement rapide de Paris par l'est...)
Réponse de le 27/06/2013 à 11:16 :
@ Gilles 1: Avant d'investir dans une liaison, il y a des études de marché. Il est pas évident de remplir 1 TGV type Eurostar journalier pour des Bordeaux/Londres, Lyon/Londres, Marseille/Londres ou Limoges/Londres. Sans compter les taxes d'Eurotunnel et les aménagements des gares de province pour l'Eurostar. Arrêtons de rêver à du tout TGV partout, pour ce type de liaison, l'avion est beaucoup plus souple, mieux adapté et revient moins cher pour le client !
Réponse de le 27/06/2013 à 12:09 :
@Maverick: "cela revient moins cher pour le client": ne pas oublier de rajouter à l'avion les temps pour liaison villes - aéroports et les coûts non négligeables des transports associés.
Réponse de le 02/07/2013 à 18:37 :
Ne pas oublier aussi que le kérozène de l'avion est hyper subventionné par rapport à l'essence ou au fuel... On met rarement cet élément en balance quand on parle des subventions des TGV...
Réponse de le 08/07/2013 à 16:43 :
L'interconnexion rapide existe depuis bientôt 20 ans ... Lille-Europe
J'ai même l'impression que le nom de la gare est lié à cela :-)
Le contournement rapide de Paris par l'est existe aussi depuis 20 ans ... il s'arrête à Marne la vallée et Roissy ... @Gilles1 je viens de vous faire économiser plusieurs milliards
a écrit le 27/06/2013 à 10:16 :
Pour la 10ème fois :Taxe Sociale.
Salut radical à tous ceux qui prennent le temps de lire et de la réflexion,

L'emploi du mot TVA provoque immédiatement des cris d'orfraie chez nos bons censeurs socialo-marxistes, essayons donc d'en éviter l'utilisation.
Il est temps de revoir notre système économique binaire Travail Vs Financier. Il faut mettre l'économie au service des hommes. Une fois qu'on a dit ça ...
Essayons d' élaborer une nouvelle économie ré-humanisée. "Vaste programme", comme aurait dit ...
Si nous partons du principe que tout individu est (ou sera) consommateur de service social (santé, retraite, pension, etc...), pourquoi n'en serait-il pas le financeur. Donc, on s'éloigne du travail comme quasi unique pourvoyeur de financement du social.
Le principe d'un élargissement de l'assiette aux autres sources de richesses (financier, déplafonnement, importation,...) apparaît comme évident.
En premier lieu et dans un premier temps (afin de préparer les ajustements nécessaires), je propose que l'on redistribue 50% des charges sociales actuellement prélevées, avec une répartition de 30% vers l'employé (d'où création immédiate de pouvoir d'achat), et de 20% à l'Entreprise (qui soit investit, soit baisse son prix de vente). 6 mois plus tard, rebelote avec les autres 50%.
En contre-partie, une taxe fixe (Tobin), réajustable année par année, sur toute facturation (mon estimation -sans aucune exactitude- la situe à env. 3%), permettra à notre système social de se donner le financement nécessaire sans creuser de dette après son remboursement.
Un réajustement des pensions et autres revenus sera nécessaire.
Puisque nous avons augmenté les revenus humains, élargi l'assiette, déplafonné les hauts salaires, etc... nous ne devrions plus entendre de cris d'orfraie (Ils trouveront bien autre chose!).
En ce qui concerne les produits financiers (quels qu'ils soient), ils ne seraient taxés que sur les marges
Plus de travail au black, plus de frein a l'embauche, etc ...

Une autre idée concomitante:
L'impôt sur les bénéfices des sociétés serait modéré par le ratio:
Chiffre d'affaires / Masse Salariale. Au plus on emploie de salariés, au plus on récolte de bénéfice, donc, pas d'intérêt à la délocalisation, d'autant plus que nous sommes redevenus compétitifs.

Encore une petite pour la route:
On s'offusque, à juste titre, des dividendes et bénéfices de nos grandes Sociétés du CAC40, il suffit de taxer à la base; lors du versement 50% état/50 actionnaires.

Vive la reconquête du territoire par la ré-industrialisation de la France.

D'abord créer des richesses avant de les répartir!
Voilà un projet Radical qui met l'humain au centre de l'économie.


Merci de votre attention.


Tous consommateurs social, soyons financeurs. Élargissement assiette: financier déplafonnement importation. Redistribution 50% charges sociales prélevées 30% employé : pouvoir d'achat; 20% Entreprise qui investit ou - prix de vente). 6 mois + tard autres 50%. Échange TAXE FIXE, réajustable année par année ~3%. Plus travail au black, frein a l'embauche, etc
Réponse de le 27/06/2013 à 12:02 :
taxe sociale (il ne faut plus dire TVA ça fait peur). Peut être que ça marche en Scandinavie où les commerçants sont plus honnêtes que chez nous, mais ici le projet de Sarkozy était voué à un grand échec. Meilleur exemple, les hausses de TVA en Espagne et Portugal qui n'ont pas généré de rentrées d'argent pour l'état mais qui ont détruit le commerce.
a écrit le 27/06/2013 à 9:59 :
le PIB de la france est de 1500 milliards d'euros, je trouve cela faible comme investissement pour les transports. On devrait être de l'ordre de 10%, vu l'importance capitale de la mobilité. Peut être à côté faut il ajouter le grand Paris de l'ordre de 30 milliards aussi. Mais j'ai l'impression que tout est canibalisé par l'aide sociale en tout genre....
a écrit le 27/06/2013 à 9:35 :
Il faudrait peut etre que quelqu'un realize que le TGV est aussi utilize par les gens travaillant...
a écrit le 27/06/2013 à 9:24 :
L'Europe ne peut-elle pas financer elle aussi des infrastructures en France ?
Il y a vraiment un grand projet que je trouverais fantastique, mais qui ne verra sans doute jamais le jour, celui de faire un grand axe ferroviaire Marseille(Port)-Lyon-Bâle-Stuttgart, cela ferait diverger une partie des exportations allemandes de Hambourg et Anvers vers Marseille. Bien sûr il faudrait aussi s'occuper d'améliorer le port de conteneurs, et ça c'est une autre paire de manches.
Réponse de le 27/06/2013 à 11:05 :
Stuttgart - Barcelone ou Gênes ... enfin un port où les dockers s'activent ailleurs qu'au barbecue ! Quand ils bosseront au port de Marseille, les poules auront des dents :(
Réponse de le 27/06/2013 à 11:29 :
Pouvez-vous m'expliquer quel intérêt auront les industriels allemands de faire diverger leur trafic des ports du Nord vers Marseille ? Vous voulez leur faire perdre des parts de marché...? Passer par Marseille signifierait pour eux payer plus cher, sans avoir aucune garantie que les marchandises arrivent en temps et en heure (risque sur le port de Marseille, le plus gréviste d'Europe), risque aussi sur le trajet ferroviaire en France... Résolvons déjà nos problèmes avant de faire de grands projets coûteux et inutiles.
Réponse de le 02/07/2013 à 18:13 :
Il s'appelle LGV Rhin-Rhone, branches Sud et Est. La branche Est existe déjà partiellement, il ne reste qu'à la terminer.... Mais le rapport mobilité 21 vient justement de reporter aux calendes grecques la fin de la LGV Rhin-Rhône... Dommage...
a écrit le 27/06/2013 à 8:45 :
Il faut aussi penser aux voyageurs(qui ont des enfants ou des valises,et les personnes agées)et à l'arrivée à destination(transports urbains et régionaux)

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