Front commun des navigants. Le développement Transavia efface les querelles entre pilotes et personnel de cabine. Regroupés en intersyndicale, le SNPNC et l'UNSA, deux gros syndicats d'hôtesses et de stewards qui pèsent plus de 50% des voix de cette profession à Air France, se déclarent solidaires du mouvement de grève des pilotes. Une position contraire à celle de la CFDT, qui juge cette grève "indécente".
Le développement de Transavia en Europe avec la création de bases d'exploitation un peu partout à l'étranger avec du personnel disposant de contrats locaux les inquiète également. En France, ils craignent de voir "tout un pan de l'activité court et moyen d'Air France basculer vers Transavia France" avec des contrats de travail pour le personnel "régis par les conditions de Transavia".
Dans un courrier envoyé le 12 septembre à Manuel Valls, l'instersyndicale déclare « qu'à défaut de changement d'attitude d'Air France dans ses relations avec l'intersyndicale PNC, et surtout la garantie de ne pas démenteler, par la délocalisation et le dumping social, son activité court et moyen-courrier, nous n'aurons d'autres choix que de déposer un préavis de grève".
Interrogé, un cadre d'un des deux syndicats a expliqué que si préavis il y aurait, ce ne sera pas en septembre.
Pour le deuxième jour de conflit, Air France prévoit " 40% des vols maintenus" et "60% de grévistes", a indiqué lors d'un point-presse Catherine Jude, directrice du centre de contrôle des opérations. Pour lundi, les prévisions étaient de 48% de vols assurés. Les syndicats avaient dès dimanche anticipé une dégradation, en raison du repos que doivent observer les pilotes volontaires appelés en renfort.
"Depuis hier, 7.000 personnes sont mobilisées pour servir nos clients", la compagnie leur "présente (ses) excuses", la grève est "pénalisante pour tous", a déclaré Catherine Jude.
Air France s'emploie à "faire décoller un maximum d'avions, avec un maximum de clients" et à "s'assurer que les passagers soient bien informés", a-t-elle assuré.
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La compagnie réitère son conseil aux passagers qui le peuvent de reporter leur voyage entre le 23 et le 30 septembre. Ceux dont le vol est annulé seront remboursés sans frais et un "dédommagement" leur sera versé, précise dans un communiqué la compagnie.
Le dédommagement sera de 250 euros pour les vols domestiques, 400 euros pour les vols européens et 600 euros pour les vols long-courrier.
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