La commande de Brittany Ferries d'un bateau "écologique" aux chantiers STX tombe à l'eau

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Brittany Ferries a officiellement suspendu lundi son plan GNL (Gaz Naturel Liquide) qui prévoyait la construction d'un ferry écologique aux chantiers navals STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).
Brittany Ferries a officiellement suspendu lundi son plan GNL (Gaz Naturel Liquide) qui prévoyait la construction d'un "ferry écologique" aux chantiers navals STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). (Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Brittany Ferries a renoncé lundi à commander aux chantiers STX France l'un des plus grands ferries "écologiques" du monde, illustrant les difficultés des compagnies maritimes à faire face à la nouvelle réglementation européenne sur les émissions de soufre.

La compagnie bretonne tire un trait sur le ferry "Pegasis".  Brittany Ferries a officiellement suspendu lundi son plan GNL (Gaz Naturel Liquide) qui prévoyait la construction d'un "ferry écologique" aux chantiers navals STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), invoquant "l'absence d'exemption temporaire" pour les armateurs qui n'auraient pas mis leurs flottes de navires aux normes environnementales au 1er janvier 2015.

"A deux mois et demi de l'échéance du 1er janvier 2015, tout démontre qu'il n'y aura pas d'exemption temporaire pour les armateurs s'engageant dans une transition écologique", estime Brittany Ferries dans un communiqué. "La compagnie ne peut supporter deux fois le coût de cette évolution, assimilé à une double peine".

 STX France espère "limiter les conséquences"

Le plan GNL de la société consistait en l'installation de filtres à fumée sur trois navires, la conversion de trois autres plus récents au Gaz Naturel Liquide et la construction d'un nouveau ferry aux chantiers navals de Saint-Nazaire. Il se voulait "une réponse à la nouvelle réglementation relative aux émissions de souffre".

De son côté, STX France a dit "prendre acte" et "regretter" la décision de Brittany Ferries, "qui prive le chantier de Saint-Nazaire de faire une nouvelle fois la preuve de ses compétences en matière de propulsion au gaz et de ses capacités d'innovation".

Les ex-chantiers de l'Atlantique indiquent néanmoins dans un communiqué que "la bonne situation du carnet de commande ainsi qu'une activité commerciale forte devraient vraisemblablement permettre de limiter fortement les conséquences de cette décision".

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Commentaires
a écrit le 14/10/2014 à 17:56 :
Déjà avec l'affaire des Mistral à régler avec la Russie, cette nouvelle défaite des chantiers atlantiques ne pourrait plus mal tomber. Dommage pour les salariés.
a écrit le 14/10/2014 à 9:28 :
C'est la Bretagne qui est propriétaire des bateaux. La BAI ne fait que les louer. C'est donc à la Bretagne de payer les évolutions.
a écrit le 14/10/2014 à 8:32 :
C'est le moment venu donc pour notre grand président Hollande pour augmenter le manque à gagner des chantiers de Saint-Nazaire et de ne pas livrer les deux BPC Mistral à Poutine, l'envahisseur.
Réponse de le 14/10/2014 à 8:59 :
Les Mistral ne conviennent pas à la Russie pour plusieurs raisons, les Russes le savenet et le disent. Donc il faut rendre l'argent à Moscou (2.1 milliards d'euros) et tourner la page.

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