Aéroports parisiens : plus de 10 millions de passagers en août
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Le trafic a augmenté en un an de 3,4% à 3,35 millions de passagers à Orly.
Reuters
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Le trafic a augmenté en un an de 3,4% à 3,35 millions de passagers à Orly.
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Les aéroports parisiens ont accueilli 10,2 millions de passagers en août, soit 4,7% de plus qu'en août 2023, selon le gestionnaire des aéroports parisiens ADP. Dans le détail, le trafic a augmenté en un an de 5,3%, à 6,86 millions de passagers, à Roissy-Charles-de-Gaulle et de 3,4%, à 3,35 millions, à Orly. La hausse de fréquentation vient surtout du Royaume-Uni, des vols de l'Union européenne, de l'Afrique et de l'Amérique du Nord.
Pour rappel, jusqu'en août, le directeur-général du groupe ADP, Augustin de Romanet, avait indiqué que l'effet des JO de Paris était « neutre » sur le trafic, au vu des chiffres de juillet qui trahissaient une hausse de 1%, seulement par rapport à juillet 2023. Certaines sources au sein d'ADP expliquaient notamment que, si des voyageurs étaient venus en France pour assister ou participer aux épreuves sportives, beaucoup d'autres, touristes ou voyageurs d'affaires, avaient aussi reporté ou annulé des projets de voyage dans la capitale française à cause précisément des Jeux olympiques.
En août, la plateforme d'Orly au sud de Paris, reliée directement à la capitale par le prolongement de la ligne de métro 14 tout juste inaugurée pour l'ouverture des JO, a néanmoins dépassé ses niveaux de fréquentation d'avant la crise sanitaire du Covid-19, avec 114,6% du nombre de voyageurs d'août 2019. En revanche, l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, au nord de la capitale, plus spécialisé sur les vols long-courriers, n'a pas comblé le déficit post-Covid, en accueillant 91,9% de ses clients d'il y a cinq ans.
Globalement, le secteur aérien français a connu un été mitigé. Même si les statistiques d'août n'ont pas encore été publiées par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), celles de juillet ont montré une stagnation du nombre de passagers aériens, juste sous les niveaux de 2019.
Au total, 101,6 millions de personnes ont transité par les aéroports français, Outre-mer compris, du 1er janvier au 31 juillet, soit 97,9% du nombre de 2019, dernière année pleine avant la crise du Covid-19. En juillet, ce taux de reprise a été inférieur, à 97,3%, à peine plus qu'un an plus tôt (95,6%).
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« Je crois que c'est un constat pour l'ensemble des compagnies aériennes », a déclaré Pascal de Izaguirre à l'AFP : « Le mois de juillet n'a pas été bon ». « On a eu non seulement la stratégie d'évitement des JO, mais on aussi l'impact de la situation politique » entre la dissolution, les législatives et l'attente d'un nouveau gouvernement, a-t-il développé. Fait nouveau, certaines lignes connaissent des situations de « surcapacité », selon lui.
Un signe ne trompe pas : des transporteurs n'ont pas attendu la fin de l'été pour lancer des promotions, tandis que les prix des billets d'avion déclinent depuis plusieurs mois.
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Selon le ministère des Transports, l'indice du prix de transport aérien de passagers au départ de la France a chuté de 5,4% sur un an en juillet, après 2,9% de baisse en juin et 1,4% en mai. Le décrochage a atteint 6,9% sur le moyen-courrier et 6,2% sur le long-courrier. Seuls les tarifs des vols en métropole ont légèrement augmenté sur un an (+1,4%), mais dans un contexte de réduction de l'offre, ces lignes subissant la concurrence du train et des visioconférences pour les professionnels.
(Avec AFP)
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