Air France: cinq salariés vont être jugés pour "violences aggravées"

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I Article publié à 17h53, mis à jour à 18h13.
Cinq des six salariés d'Air France placés en garde à vue lundi -le sixième ayant été "rapidement mis hors de cause"- dans le cadre de l'enquête sur les violences du 5 octobre ont été déférés mardi après-midi devant un magistrat du parquet et comparaîtront le 2 décembre prochain devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour violences en réunion.
La qualification de "violences aggravées" -les faits ayant été commis en réunion- a été retenue, indique le parquet de Bobigny. Les cinq salariés encourent dès lors jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende.
Les garde à vue avaient été prolongées dans la matinée de mardi "afin de permettre la poursuite des investigations". Ces investigations, le parquet de Bobigny les a lancées le 6 octobre dernier, ouvrant une enquête pour dégradations, entrave au fonctionnement du comité central d'entreprise (CCE) et violences en réunion.
Pour mémoire, lors de la réunion du CCE, le directeur des ressources humaines d'Air France, Xavier Broseta, et un responsable de l'activité long-courrier, Pierre Plissonnier, ont été pris à partie par des salariés et contraints de fuir en escaladant des grillages, chemises arrachées. Ces échauffourées sont intervenues après l'annonce de 2.900 suppressions de postes dans le cadre d'un "plan B" consécutif à l'échec des négociations avec les personnels navigants. Trois autres cadres d'Air France avaient été molestés et deux vigiles blessés.
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(Avec AFP et Reuters)
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