Air France-KLM est-il paré pour affronter les vents contraires ?
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Air France-KLM accélère son redressement, mais il reste des obstacles à franchir.
Regis Duvignau
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Air France-KLM accélère son redressement, mais il reste des obstacles à franchir.
Regis Duvignau
... s vents mauvais ? Décryptage.
Premier trimestre réussi, perspectives fortes pour cet été, arrivée de CMA CGM comme actionnaire de référence, apport de 500 millions d'euros par le fond Apollo... toutes les planètes étaient alignées pour déclencher cette augmentation de capital. Lors de l'assemblée générale 2022, Anne-Marie Couderc, présidente d'Air France-KLM, a ainsi pu annoncer fièrement que les objectifs posés un an auparavant - à savoir "amorcer le remboursement des aides d'état, conclure une alliance stratégique majeure pour le groupe, trouver de nouveaux moyens de financement et lancer une nouvelle opération de recapitalisation - étaient aujourd'hui remplis.
De son côté Ben Smith, directeur général du groupe, s'est aussi félicité du travail accompli. Confiant pour cet été, avec des capacités et des niveaux de réservation proches de ceux de 2019, il a profité de l'assemblée générale pour exposer sa feuille de route stratégique afin de poursuivre la transformation du groupe. Bâtie autour de "priorités claires", elle doit permettre de restaurer le leadership du groupe en matière de compétitivité et de durabilité. Le directeur général évoque ainsi six piliers fondamentaux : Continuer à construire une culture forte et un dialogue transparent avec les collaborateurs, moderniser la flotte et maintenir des services et des produits de pointe pour les clients, développer une croissance rentable avec des actions ciblées pour les trois compagnies aériennes du groupe et poursuivre l'optimisation de notre modèle opérationnel afin de générer des économies de coûts structurels.
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Avec ce plan de transformation, le plus" complet et ambitieux" jamais mis en place par le groupe, Ben Smith vise une marge opérationnelle de 7 à 8 % en 2024, ce qui doit lui permettre de dégager environ trois milliards d'euros de bénéfices structurels supplémentaires d'ici à 2024 par rapport à 2019. Le groupe avait alors réalisé un bon exercice avec 1,1 milliard d'euros de résultat opérationnel pour une marge d'un peu plus de 4 %. Le dirigeant parle ainsi de centaines de projets lancés depuis 2019, dont la rationalisation de la flotte, la restructuration du réseau domestique français, la renégociation massive de contrats et la rationalisation de l'organisation.