Air France : le grand bazar de la succession de Janaillac

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(Crédits : Christian Hartmann)
Alors que Jean-Marc Janaillac va quitter la présidence du groupe le 15 mai à l'issue de l'assemblée générale, le week-end s'annonce décisif pour définir une gouvernance de transition.

A quelques jours de l'assemblée générale des actionnaires d'Air France-KLM, mardi 15 mai, pour laquelle le groupe doit impérativement annoncer une solution de gouvernance pour ne pas se retrouver sans Président avec le départ prévu à l'issue de cette AG du PDG démissionnaire, Jean-Marc Janaillac, le schéma de la gouvernance de transition peine à se dessiner. Marqué par de multiples rebondissements ces derniers jours et ces dernières heures, il promet des négociations intenses pendant tout le week-end.

Anne-Marie Idrac ne veut pas jouer les intérimaires

Si le conseil d'administration d'Air France-KLM a prévu de choisir ce président ou cette présidente de transition en son sein, reste à voir si une solution va se dégager. Donnée comme favorite, l'ancienne secrétaire d'État aux transports Anne-Marie Idrac (administratrice indépendante) a, selon des sources concordantes, refusé ce poste de transition, préférant au contraire un poste de plus longue durée, au moins, selon certains, jusqu'à la fin du mandat de Jean-Marc Janaillac qui court jusqu'en mai 2019.

Ce que ne semblait pas enclin à accepter jusqu'ici le conseil d'administration, lequel s'est tourné vers Anne-Marie Couderc, membre du gouvernement d'Alain Juppé entre 1995 et 1997, elle aussi administratrice indépendante. Celle-ci tenait la corde, mais, selon deux sources, elle aurait également refusé ce vendredi (ce que dément une troisième source), laissant la voie à beaucoup d'interrogations. Au cours de ce week-end décisif, Anne-Marie Couderc va-t-elle revenir sur sa décision et accepter le poste ? Les demandes d'Anne-Marie Idrac vont-elles être exaucées ou bien l'ancienne dirigeante de la RATP et de la SNCF va-t-elle mettre au contraire de l'eau dans son vin ? Le gouvernement va-t-il convaincre Jean-Marc Janaillac de faire l'intérim, même si ce dernier se prépare bel et bien à partir mardi ? Ou bien le choix va-t-il se porter sur une candidature externe ?

D'autres noms circulent en effet comme celui de Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d'assurance, membre du conseil d'administration d'Air France. Bruno Mettling, PDG d'Orange Middle East and Africa est également cité, même si, pour beaucoup, il vise plutôt le coup d'après, celui de la présidence définitive. Membre du conseil d'administration d'Air France (et non d'Air France-KLM), son nom avait déjà été évoqué au moment du renouvellement du mandat d'Alexandre de Juniac en 2015, puis lors de sa succession en 2016. Il a notamment à son crédit l'apaisement social au sein d'Orange.

Un président non exécutif

Dans ce grand bazar, une organisation de transition est néanmoins en train de se dessiner, différente de celle en vigueur aujourd'hui. Ce président ou cette présidente de transition n'aurait pas de rôle exécutif et s'appuierait sur trois directeurs généraux, Franck Terner, l'actuel DG d'Air France, Pieters Elbers, l'actuel DG de KLM et Frédéric Gagey, l'actuel directeur financier d'Air France-KLM. Cette organisation, qui n'est pas totalement arrêtée, mettrait donc fin à la fonction opérationnelle du président du groupe. Cela a déjà été le cas de 2009 à fin 2011, quand Jean-Cyril Spinetta, jusqu'ici PDG d'Air France et d'Air France-KLM, avait lâché les manettes opérationnelles à son bras droit Pierre-Henri Gourgeon, pour ne conserver que la présidence non exécutive d'Air France et d'Air France-KLM.

Le grand mercato

Si elle était validée, cette organisation de transition ne préjugerait en rien de l'organisation qui sera décidée pour la suite, laquelle dépendra aussi du profil du successeur de Jean-Marc Janaillac.

Parmi les solutions étudiées figure la séparation des fonctions de président et de directeur général. Dans ce schéma, la possibilité de nommer un Français président du groupe et un Hollandais DG a été évoquée. Et même si certains s'y sont déjà opposés, d'autres l'ont soutenue au point que cette hypothèse n'a pas été exclue par le conseil d'administration; même si elle risque de faire tousser l'État (et ce, même si dans la foulée de l'annonce de la démission de Janaillac, Edouard Philippe a piqué une colère en disant qu'ils allaient "mettre un Hollandais à la tête du groupe" avant de se raviser) et le corps social à Air France.

Pour autant, l'organisation dépendra du profil de l'oiseau rare. « Déjà qu'on a du mal à trouver quelqu'un, si on rétrécit le périmètre du poste en enlevant la possibilité d'être PDG, cela ne va pas aider », explique un connaisseur du dossier à La Tribune.

Fabrice Brégier dit non

L'Élysée et Matignon sont en train de recueillir des avis divers et semblent plutôt défendre le profil d'un connaisseur du secteur du transport aérien, comme l'a dit le ministre des Finances, Bruno Le Maire. Selon nos sources, Fabrice Brégier, l'ancien Président d'Airbus Commercial Aircraft, a déjà fait savoir qu'il ne fallait pas compter sur lui, comme en 2016 et 2011.

Bien qu'il n'ait pas encore été contacté, Thierry Antinori, un Français de 57 ans directeur commercial d'Emirates et potentiellement futur numéro 1 de la compagnie de Dubaï, va l'être assurément, selon certaines sources. Son nom est déjà arrivé aux oreilles de Matignon et de l'Élysée. Ancien d'Air France (1988-1997) et de Lufthansa (1997-2010), il avait été contacté en 2016, mais n'avait pas donné suite. Sans même parler de l'intérêt ou pas de ce dernier pour le poste, la rémunération du PDG d'Air France constitue un frein pour attirer les pointures de ce type. D'un montant fixe de 600.000 euros annuels, avec la possibilité de la doubler en rémunération variable, elle est largement inférieure aux 4 millions de livres gagnés, par exemple, en 2017 par Willie Walsh, le directeur général de IAG (il avait même gagné 8,8 millions en 2015, avec tous les bonus).

Lire ici : Thierry Antinori, ce Français qui réussit dans les compagnies étrangères

Du temps où il était à Air France, Thierry Antinori faisait partie de la génération montante dans la compagnie, comme Bruno Matheu (parti en 2013 chez Etihad et revenu en France depuis), Patrick Alexandre (DGA Commercial Ventes et alliances d'Air France-KLM) et Pascal de Izaguirre, aujourd'hui président du groupe touristique TUI en France et de la compagnie Corsair. Le nom de ce dernier est lui aussi remonté à l'État. Celui de Lionel Guérin, 61 ans, également. Ancien pilote, ancien PDG de Transavia et ancien directeur général délégué en charge de HOP, il avait été candidat malheureux au poste de PDG d'Air France en 2011 et à celui d'Air France-KLM en 2016. Il y a quelques semaines, il avait tenté de regrouper plusieurs compagnies aériennes françaises pour créer un rival de poids à Air France. Autre nom soufflé à l'Etat, celui de Marie-Joseph Malé, ancien d'Air France, ancien directeur d'Amadeus France, puis de Skyteam et aujourd'hui PDG d'Air Austral.

Enfin, même si son nom n'est pas encore remonté à l'État au motif qu'il ne serait pas candidat, plusieurs observateurs estiment que le nom de Marc Rochet (67 ans) mériterait d'être également étudié. Président de la low-cost long-courrier French Bee, membre du pôle aviation du groupe Dubreuil, également propriétaire d'Air Caraïbes, cet ancien d'Air Inter, Aéromaritime, AOM, Air Liberté (il a dirigé les trois dernières), est en effet l'une des grandes figures du transport aérien français. Les mêmes estiment aussi que le nom de Bruno Matheu devrait être également étudié.

Au-delà de l'organisation, une fois la perle rare trouvée, l'organigramme d'Air France devrait être amené à évoluer. Franck Terner, directeur général d'Air France, a prévu depuis longtemps d'arrêter sa carrière l'année de ses 60 ans (en 2020), une fois acquis tous ses trimestres pour une retraite complète. Bien avant l'histoire du référendum perdu par Jean-Marc Janaillac, ce dernier pensait très fort pour prendre la tête d'Air France à Nathalie Stubler, l'actuelle PDG de Transavia France.

Conflit non réglé

Au-delà de la question de la gouvernance, se pose aussi celle de la feuille de route et du conflit social sur les salaires. Or, selon plusieurs sources, les négociations ne reprendront pas avant l'arrivée d'un successeur à Jean-Marc Janaillac. Autrement dit, cet été au mieux et plus probablement pas avant septembre. « De fait, pour 2018, l'augmentation risque de n'être que de 1%, avec la perspective d'un intéressement quasi nul en raison de la chute des résultats financiers cette année », explique un observateur.

Évidemment, ce scénario colle mal avec celui des syndicats, qui ont suspendu le mouvement et demandent officiellement 5,1% de hausse salariale en 2018 (même si certains sont prêts à toper pour +3 et +3,5%). Même s'il peut sembler difficile aux syndicats de remobiliser les troupes (surtout si les pilotes négocient des mesures catégorielles), de nouveaux appels à la grève ne sont pas à exclure.

Lire ici : Air France : un gâchis sans surprise

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Commentaires
a écrit le 14/05/2018 à 15:57 :
Henry Michel Comet ancien préfet de la région Rhône Alpes serait un très bon président pour Air France
Homme de contact et de dialogue
Il serait l homme de la situation !
a écrit le 14/05/2018 à 12:23 :
Le conflit à AF n'a pas grande importance .
La seule question importante est la suivante : si AF disparaît, y aura t il toujours des compagnies pour nous permettre de voyager au départ des aéroports français ? la réponse est évidemment oui .
Donc ce conflit et ses conséquences sont sans aucune importance.
CQFD
a écrit le 13/05/2018 à 23:26 :
Il est un peu tard de faire des pronostics à ce stade mais qui aurait d'ailleurs l'envie de diriger une compagnie ingérable et dont l'avenir est de plus en plus incertain...
(par ailleurs bien avant la démission du PDG actuel)
Désormais et à force de patience le client a fait ses choix et Air France n'est plus dans ses priorités.
"Certains" chez Air France se reconnaîtront peut être, mais plus préoccupés par leurs histoires internes, LE CLIENT,ils l'ont poussé naturellement vers la concurrence.
Merci pour elle!!!
a écrit le 13/05/2018 à 17:44 :
quel est l´intéret de mettre un personne en interim juste pour remplir le poste 6 mois ? (à moins que cela ne soit une contrainte légale)

cette personne en interim n´aura aucune autorité, elle ne sera pas prise au sérieux. quand meme un perte de temps et d´argent

il n´est pas dit que la feuille de route imposée par l´état sera changée lorsque la prochaine personne arrive.
a écrit le 13/05/2018 à 16:50 :
Un stratège est indispensable: il faut nommer le camarade Martinez, tant qu'à couler la boîte, autant que ça se fasse vite.
a écrit le 13/05/2018 à 13:21 :
et oui pour financer nos politiques sociales il faut prélever... c'est un choix de modèle et donc nos entreprises se doivent d'être plus compétitives afin de compenser... après on peut vouloir un modèle social développer et pas bosser .... mais ça ne dure pas bien longtemps... chez Air France on ne veut pas voler plus (salaire des pilotes à l'heure de vol parmi les plus haut) ne pas être plus competitifs donc pas de vrai réponse à la concurrence des LCC (Transavia est un échec, Hop personne ne comprend ce que c'est....) et tout ça orchestré par des diriceants de faible niveau étant donné qu'AF n'est pas non plus compétitif en terme de rémunération de ses dirigeants.... quel bonheur!!!!
a écrit le 13/05/2018 à 11:37 :
cela importe peu qui sera le prochain. cela ne changera rien à l´atmosphère chez Air Grève...

mais ceux qui vont vraiment faire la différence, ce sont les clients...

- baisse de 30% ou plus des réservations jusque fin 2018
- le baril du pétrole qui s´oriente vers les 100 $ le baril pour la fin de l´année sans couverture change.
- les taux d´intéret qui augmentent sur une dette de 11 milliards

game over.... no future...
a écrit le 13/05/2018 à 8:44 :
Laisser AIR GREVE sans dirigeant, et débarrasser l'Etat de ses 14% : lesquels 14%, incitation aux grèves chaque année.14% à céder à la concurrence, pour dépourrir cette " compagnie ". Qui veut en sortir à moitié nu ( chemise )
a écrit le 13/05/2018 à 8:20 :
Le véritable problème, ce n'est pas les salaires mais l'imputation des charges sociales qui est propre à la France. C'est identique pour la SNCF. Qui le comprendra? Il faut financer les charges sociales sur le travail ET sur la consommation d'énergie. Voir la note n°6 du CAE.
Réponse de le 13/05/2018 à 17:46 :
Pas que, il y a des efforts de productivité à réaliser et une attitude plus commerciale envers les clients. Sinon il n'y a effectivement pas d'espoir
a écrit le 13/05/2018 à 2:22 :
Direction impossible avec exigence des Pilotes et P.N.C de + 5.1% de suite ( 450 millios par an ). Ce que la plupart des français au travail recevront sur 3 ans et demi, et les retraités 5.1% sur 20ans.
Tant que l'état ne se débarrassera pas des 14% tout pseudo-dirigeant ne sera que LE SOUMIS des pilotes et P.N.C. Et Air Grève s'enfoncera, et nouveau dirigeant potiche, avec le risque qu'ils le mettent à moitié nu ( chemise )
14% Gardés par l'Etat, alors grèves Assurées tous les ans.
a écrit le 12/05/2018 à 18:41 :
Raz le bol de tout ça...à l'image de la France incapable d' ajuster, de mesurer, de modérer, de conformer, de guider, de gérer les problèmes humains....Toutes les parties ont une responsabilité de la direction au personnel !
Aujourd'hui il faut avancer et rien n'est marqué dans la marbre. Nous ne sommes plus à l'époque de Zola...35 heures, 5 semaines de congés, droit du travail etc...
Pourquoi ne pas faire intervenir un médiateur indépendant devant un conflit qui s'éternise ?
a écrit le 12/05/2018 à 14:23 :
Moi je propose que ce soient les clients qui dirigent AF. Peut être qu'il apparaîtrait un tout petit peu de respect pour ceux qui font vivre ce chaudron de *****. On peut rêver..
a écrit le 12/05/2018 à 13:42 :
Air France prend le chemin de la sncm
a écrit le 12/05/2018 à 13:18 :
ça rime :
terner , pépère !
Cheese
a écrit le 12/05/2018 à 11:34 :
Le candidat naturel serait JM Ayrault.Un candidat consensuel et bon connaisseur des dossiers aériens.
Réponse de le 12/05/2018 à 17:00 :
Entièrement d'accord quoique Ségolène Royal ou Rachida Dati feraient également l'affaire... En tout cas le candidat retenu devra commencer par mettre fin à la capacité de nuisance des pilotes et de leur principal syndicat le SNPL. Trop payés, trop gâtés, les pilotes d'Air France devraient être tous être licenciés et ré-embauchés aux conditions tarifaires et sociales du marché mondial. Le nouveau patron devra également s'attacher à améliorer le service à bord ainsi que le comportement des PNC, afin d'arriver à un standard correct et respecté.
Réponse de le 12/05/2018 à 22:36 :
J'aime bien cet humour décalé... [explosion de rire]
a écrit le 12/05/2018 à 10:24 :
Tu as raison Frank la retraite c'est super et tu pourras faire du sport et les laisser se défaire de se bourbier.
Réponse de le 12/05/2018 à 16:55 :
Et retourner non pas sur ton petit liré mais sur ton grand danube à budapest
a écrit le 12/05/2018 à 9:18 :
A part le déclenchement d'une procédure de sauvegarde pour restructurer en profondeur la compagnie, le crash est inévitable.
L'entreprise a déjà perdu 400 millions avec la grève. Or les salariés réclament 3% d'augmentation ce qui devrait mettre les comptes dans le rouge cette année (et les grèves risque fort de reprendre ce qui alourdira encore les pertes). Sans compter la perte de clients.
Plus d'argent donc pour renouveler la flotte ou investir. Décrochage assuré!
Désolé d'être très pessimiste mais bon...
a écrit le 12/05/2018 à 9:14 :
les y qu'a faut qu'on, la minorite qui bloque l'entreprise il faut la mettre a la direction on verra bien s'ils font mieux pour redresser l'entreprise, sinon ils feront comme la cgt avec la sncm
a écrit le 12/05/2018 à 8:38 :
Il y a de grandes chances que les pilotes négocient avant tout, pour eux, des avantages et augmentation catégorielle. Les autres salariés seront de nouveau, les dindons de la (mauvaise) farce.
Déjà que lors des dernières grèves, c'étaient eux qui avaient subis les plus les conséquences. Ils avaient été refroidis. Pourtant, ils se sont encore laissés embarqués dans ce mauvais sketch. L’atterrissage va a être d'autant plus douloureux.
Et dire que, comme d'habitude, c'est une minorité qui bloque une majorité.
Il serait vivement temps qu'en France, ce mode de fonctionnement inacceptable, soit révisé. Les temps ont changé, les pratiques doivent également changer !
Réponse de le 12/05/2018 à 9:46 :
Jade il faut refaire des calculs,55% de non avec un taux de participation de 80% c’est une large majorité qui s’est exprimée contre la proposition d’accord de la direction,que cela vous plaise ou non.
Réponse de le 12/05/2018 à 9:55 :
Vous écrivez " c'est une minorité qui bloque une majorité."
Les pilotes (3600) représentent moins de 8% des salariés d'Air France.
L'accord a été rejeté par 55% des salariés votants (40000).
Qui bloque quoi ????
Et vous voulez changer "ce mode de fonctionnement inacceptable" qui consiste à voter pour des syndicats et faire des referendum ? En bref vous rejetez toute démocratie si elle ne va pas dans votre sens ???
Impressionnant...
Réponse de le 12/05/2018 à 16:58 :
Et non gros matou car 80%de 55 , ça fait 44 et c'est loin mais alors très loin d'une majorité qui commence à 51.
a écrit le 12/05/2018 à 8:05 :
Il n'y aurait plus de problème si on appliquait la note n°6 du CAE, c'est à dire en répartissant les cotisations sociales sur les salaires et sur la consommation d'énergie. C'est trop difficile à comprendre parce que nous faisons une confusion entre les sens du mot "travail", l'activité ou le résultat de cette activité (je travaille, voici le résultat de mon travail). Voir le Larousse. Les Allemands ne font pas cette confusion.
a écrit le 12/05/2018 à 7:29 :
Le seul plan de vol à appliquer pour le nouvel heureux élu, consiste d’abord à éliminer tous les grévistes de la compagnie!

Première étape sine qua non à toutes autres évolutions telles qu’une alliance capitalistique avec un autre grand acteur de l’aérien, la disparition de l’état actionnaire, une refonte de fond en comble des produits (déjà dépassés), un renouvellement de la flotte (vieillissante), etc.

Sans passer par la première étape, rien ne sera possible! A bon entendeur salut!!
Réponse de le 12/05/2018 à 10:23 :
« Éliminer tous les grévistes »?
On fait appel à Léon le nettoyeur?
Sans blague le choix des mots à son importance,un peu de modération tout de même,je serais curieux de connaître le profil de tous les baveux qui perdent leur temps sur les fora à déverser leur haine de cette compagnie.
Réponse de le 12/05/2018 à 17:00 :
quel est donc le profil du petit matou ?
a écrit le 12/05/2018 à 7:23 :
Comment peut-on sortir de telles âneries? Une chose est sure : les compagnies du sud-est asiatique, non seulement paient moins, mais cerise sur le gâteau, font voler leurs pilotes beaucoup plus!!! Last but not least, en dépit de ces conditions de travail, personne ne fait grève là-bas, car les grévistes ne seraient pas près de retrouver un job dans la région!
Réponse de le 12/05/2018 à 7:45 :
Faux! Ca, c'était vrai avant, de la grande crise de 2008 jusqu'à 2014...
Depuis, il y a un réel sous effectif des pilotes dans le monde qui volent au max dans toutes les grandes compagnies (AF inclu...tous en heure supp, certains aux butées des limitations internationales d'heures de vol, ce qui fait dire d'ailleurs que leurs salaires ont augmenté car ils sont payés à l'heure de vol).
Et en Asie, les salaires peuvent dépasser ceux des Européens (300.000 $), Emirates cloue des avions faute de pilotes américains rentrés au pays... car Delta a augmenté ses salaires de près de 60% !
Mais vous avez raison: pas de droit de grève en Asie ou aux Emirats.

A lire:

https://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-transport/0301603961171-pilotes-de-ligne-comment-les-compagnies-gerent-la-penurie-2173326.php
a écrit le 12/05/2018 à 7:18 :
Quel est le mazo qui voudrait se coltiner le job? Surtout à un tel salaire... ce poste, c’est juste que des emm....
Réponse de le 12/05/2018 à 9:54 :
Moi je veux bien. Je pourrai faire aussi mal que mes prédécesseurs, et pour moins cher !
a écrit le 11/05/2018 à 21:30 :
Cela me fait penser au bazar du Brexit....

Un référendum d'un leader certain d'avoir la majorité pour lui pour contourner les difficultés posées par certains... jusqu'au résultat des urnes! Quel aveuglement et quel gâchis!
Réponse de le 12/05/2018 à 8:08 :
@BA 11/05/2018 21:30
Excellente remarque !
Pour mettre encore plus la pagaille, et comme il va y avoir un référendum à la SNCF, le conseil d'administration pourrait choisir Guillaume Pepy comme directeur AF-KLM car il est rompu aux négociations avec la CGT, Sud, etc. De plus, il aurait une augmentation de son salaire.
Cordialement
a écrit le 11/05/2018 à 21:01 :
Aucun dirigeant compétent ne veut plus de cette boutique pourrie
a écrit le 11/05/2018 à 20:03 :
les salariés du groupe AF ont déjà tout perdu pour cette année. bravo aux syndicats et au snpl qui va se la jouer perso désormais. le temps de trouver un PDG, de remonter la pente en dégageant des bénéfices , cela prendra bien 2 ou 3 ans . Bien sure si d'ici là AF ne dépose pas le bilan.... pas mal comme politique stratégique de la part des syndicats ...
a écrit le 11/05/2018 à 19:47 :
MARC Rochet, ben là vous avez égayé mon WE, je n’avais pas autant ris depuis longtemps......
Sauf évidemment si le gouvernement veut faire en sorte que les mouvements sociaux chez AF mettent la boîte par terre!!
Réponse de le 12/05/2018 à 8:13 :
"Sauf évidemment si le gouvernement veut faire en sorte que les mouvements sociaux chez AF mettent la boîte par terre!! "... mais... c'est déjà fait !
a écrit le 11/05/2018 à 19:35 :
Quelle pétaudière , et pourtant ils se battent pour y etre nommé(e)s.
Il doit y avoir des avantages cachés tels des billets gratuits en 1ère classe pour toute la vie .
Réponse de le 12/05/2018 à 17:50 :
Au tarif où sont payés les grands patrons, leur offrir les billets en première , c’est un peu comme si on vous offrait le café à la cantine. C’est sympa, mais ce n’est pas ça qui va déterminer votre choix !
a écrit le 11/05/2018 à 19:30 :
Il faudrait pour une fois que le président d'Air France soit choisi pour sa connaissance du transport aérien mais aussi sa ferme volonté de mettre fin à la capacité de nuisance des pilotes et de leur principal syndicat le SNPL. Trop payés, trop gâtés, les pilotes d'Air France devraient être tous être licenciés et ré-embauchés aux conditions tarifaires et sociales du marché mondial. Le nouveau patron devra également s'attacher à améliorer le service à bord ainsi que le comportement des PNC, afin d'arriver à un standard correct et respecté.
Réponse de le 12/05/2018 à 4:23 :
Licencier tous les pilotes d'air France pour les réembaucher au cours du marché mondial quelle bonne idée que voilà !
Sauf qu'un captain AF gagne aujourdhui entre 170000 et 200000€ par an avant impot alors que les compagnies asiatiques recrutent à 300000€ (à monter) après d'impot .
Réponse de le 12/05/2018 à 8:16 :
KLM se porte très bien. Il faut liquider Air France et partir de KLM pour reconstruire une compagnie rentable.
Réponse de le 12/05/2018 à 9:22 :
Sauf que nos chers pilotes AF sont très bien en France et n'ont pas envie de travailler en Asie. Sinon ils se seraient tous barrés là bas au lieu de faire grève... A moins que personne ne veuille d'eux là bas!
Réponse de le 12/05/2018 à 9:42 :
Kisslander, il faut comparer ce qui est possible de l'être. Entre travailler chez soit en France pour un très bon salaire et de très bonnes conditions (notamment retraite) et s'expatrier avec tous les inconvénients que cela suppose (nombre d'heures de vol, logement, scolarité des enfants, absence de cotisations retraite, etc) et pour un salaire qui ne sera jamais celui que vous évoqué, le choix est vite fait. De nombreux jeunes pilotes français sans emploi sont prêts à remplacer les pilotes d'Air France pour des conditions normales et non extravagantes...

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