C'est la bonne nouvelle de la fin de l'année dernière pour Air France-KLM qui se poursuit en ce début d'année. Après des mois d'impact négatif lié à la menace d'attentats en France, le groupe observe une reprise de l'activité. Certes, l'effet de base est favorable dans la mesure où le trafic des mois de novembre et décembre 2015 avaient été fortement chahuté par les attentats qui avaient frappé Paris le 13 novembre. Pour autant, les signes sont encourageants même s'ils restent extrêmement fragiles. En décembre, le trafic du groupe (mesuré en passagers kilomètres transportés) a augmenté de 6,8%.
Ce dernier constate en effet "une reprise plus rapide" du trafic en provenance de certains marchés qui avaient été fortement affectés par les attentats.
En décembre, le trafic sur les lignes asiatiques a augmenté de 8,7%.
Cette indication n'est pas anodine. Les voyageurs de ces marchés, notamment ceux du Japon et de Chine, avaient complètement écarté l'Hexagone de leur projet de voyage depuis les attentats. En septembre, le PDG du groupe, Jean-Marc Janaillac avait tiré la sonnette d'alarme en faisant état d'une forte baisse des réservations au cours de l'été. Il avait particulièrement insisté sur la désaffection de la clientèle japonaise, chinoise et américaine.
Cependant, Patrick Alexandre ne cesse de le marteler : cette reprise s'accompagne "d'un sentiment de précarité". Difficile d'en être autrement. S'il n'y a pas eu d'attentat en France depuis celui de Nice le 14 juillet, la menace terroriste reste extrêmement élevée. Il est évident qu'un nouvel attentat pénaliserait à nouveau l'activité.
Au final en 2016, Air France-KLM (hors Transavia) est parvenu à augmenter son trafic de 1,5%, à plus de 80 millions de passagers. En incluant le trafic de sa filiale à bas coûts, le trafic a progressé de 4%, à 93, 4 millions de passagers.
Côté ferroviaire, la SNCF a également constaté une "légère reprise".
La fin de l'année a été meilleure que prévu, a confié jeudi Florence Parly, la directrice générale de SNCF Voyageurs, à quelques journalistes. Pour autant, cette dernière se veut également très prudente.
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Le groupe ferroviaire a également souffert de la désaffection pour la France d'un certain nombre de touristes étrangers. Le trafic a fortement chuté en 2016 sur les lignes internationales, tandis que le trafic a été "stabilisé" en France au prix d'une agressivité tarifaire. Le prix moyen du billet observé en 2016 est revenu à son niveau de 2010 : 48 euros contre 50 deux ans plus tôt.
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