Le B787 d'Air France, ce biréacteur long-courrier de dernière génération, équipé de 276 sièges et des tout derniers produits à bord de la compagnie, a de fortes chances d'être positionné sur l'une des lignes les plus courtes du réseau de la compagnie, et les plus concurrentielles : la ligne Paris-Lyon, un axe sur lequel règne en maître le TGV.
Non pas parce qu'Air France prépare une contre-attaque d'envergure contre la suprématie du train pour concrétiser la hausse de trafic constatée ses derniers mois, mais plutôt pour répondre à une logique d'optimisation de l'utilisation des avions. Parallèlement à l'ouverture de la ligne Paris-Montréal en mai prochain lors de l'arrivée du deuxième exemplaire, la compagnie a vu qu'elle pouvait caler un aller-retour CDG-Lyon en B787 entre l'arrivée de l'avion à Roissy en provenance de Montréal et son retour pour le Canada. Ce cas constitue un exemple de la volonté d'Air France d'améliorer l'utilisation de la flotte qui vole 15% de moins que celle de KLM.
Ces vols de courte distance permettront également d'accélérer la formation des équipages. C'est également pour cette raison qu'une autre ligne tout aussi originale est prévue. Il s'agit de Londres-Paris, laquelle sera assurée dès février (avec le 1er B787) entre les vols Paris-Le Caire. Air France avait fait la même chose en 2009 quand l'A380 était entré dans sa flotte.
Air France a reçu son premier B787 vendredi. Après deux vols au-dessus de la France les 7 et 8 janvier pour les passionnés d'aviation, le B787 d'Air France commencera sa carrière commerciale le 9 janvier sur la ligne Paris-Le Caire.
Un deuxième appareil arrivera dans la flotte en avril 2017, un troisième en septembre et deux autres en novembre prochain. Deux autres appareils sont prévus en 2018. A l'horizon 2019, 10 B787 devraient voler aux couleurs d'Air France.
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