Air France : les JO ont bien freiné le trafic cet été
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Les passagers ne se sont pas rués vers Paris cet été.
Philippe Laurenson
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Les passagers ne se sont pas rués vers Paris cet été.
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Air France avait alerté avant même le début de l'événement : si les Jeux olympiques allaient constituer une vitrine exceptionnelle pour la France, les effets sur le trafic estival seraient plutôt négatifs. Une projection qui s'est confirmée pour la compagnie française, même si elle ne donne aucun chiffre pour l'instant.
« C'est un été un peu atypique » déclare Henri Hourcade, directeur général France d'Air France-KLM à La Tribune. Même si Henri Hourcade assure qu'il est encore trop tôt pour dresser un bilan complet, il concède tout de même qu'il y a bien eu « un effet d'évitement, comme l'ont vécu d'autres villes olympiques avant nous, avec des reports de voyage de la part des touristes comme de la clientèle française ». Cet effet d'évitement s'est particulièrement concentré sur le trafic point-à-point à destination de Paris, tandis que le trafic en correspondance a finalement résisté.
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Cette baisse de la fréquentation devrait se traduire par une baisse de la recette unitaire, d'autant que la compagnie a fonctionné à pleines capacités avec une offre supérieure à celle de 2019, avant la crise sanitaire. Elle s'est refusée à annoncer des chiffres pour le moment, mais l'indice des prix de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) donne la tendance. Sur le long-courrier, les prix entre la métropole et l'international ont chuté de 6,2 % en juillet et de 2,7 % en août par rapport aux mêmes périodes l'an passé. Entre la métropole et l'outre-mer - avec un été marqué par le blocage des congés pour de nombreux fonctionnaires, dont ceux originaires des départements et régions d'outre-mer - la tendance est encore plus forte : -8,2 % en juillet et -5,8 % en août.