Air France-KLM entre au capital d'une SAS pas totalement revigorée
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SAS avance dans sa restructuration, mais accuse encore des pertes.
TT NEWS AGENCY
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SAS avance dans sa restructuration, mais accuse encore des pertes.
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C'est désormais officiel. Air France-KLM est actionnaire du groupe SAS AB et de sa compagnie SAS Scandinavian Airlines. La prise de participation minoritaire - à hauteur de 19,9 % pour le moment - a été finalisée ce mercredi, après avoir reçu les autorisations nécessaires, un peu moins d'un an après l'annonce de l'opération. S'il ne s'aventure pas seul dans ce rachat, le groupe français est le seul « opérationnel » engagé. Il doit ainsi établir un véritable partenariat avec SAS et l'intégrer dans sa stratégie, avec l'optique de devenir un jour actionnaire de contrôle, voire majoritaire. Fait-il pour autant une bonne affaire ?
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Lors de l'annonce de l'opération, début octobre 2023, SAS offrait de nombreuses promesses pour le groupe Air France-KLM, dans une région dont il était relativement absent jusque-là : un marché conséquent avec une très forte propension des Scandinaves à prendre l'avion, des passagers au pouvoir d'achat élevé, un positionnement premium qui correspond à la volonté de montée en gamme du groupe, des hubs au Nord de l'Europe, un puissant programme de fidélité EuroBonus, le débauchage d'un membre fondateur de Star Alliance... Cerise sur le gâteau pour Air France-KLM : mettre la main sur SAS était un joli pied de nez à son concurrent Lufthansa, jusque-là partenaire principal de la compagnie scandinave. Pour autant, cela signifiait aussi investir dans une compagnie en pertes, placée sous le Chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites et nécessitant une profonde restructuration.