Epilogue en vue à Air France dans le dossier des négociations avec le SNPL sur les conditions de création d'une compagnie à coûts réduits par rapport à Air France (projet Boost) et l'évolution des conditions de travail et de rémunération. Ce vendredi 2 juin, date-limite fixée aux syndicats de pilotes par la direction pour signer le texte, le bureau du bureau du SNPL a convoqué un conseil extraordinaire pour le jeudi 8 juin, dont l'ordre du jour sera de décider ou pas de lancer un référendum auprès des membres du syndicat pour qu'ils se prononcent sur le projet d'accord de la direction.
Si la probabilité est très forte que le conseil valide l'idée d'un référendum, il reste néanmoins encore un petit grain de sable qu'a tentée de lever Franck Terner, le directeur général d'Air France, Franck Terner, dans un courrier envoyé à tous les pilotes. En effet, selon des sources syndicales, il est apparu une contradiction sur un point technique affirmant d'un côté qu'il était à durée indéterminé, puis à durée déterminée dans un autre. Franck Terner a donc rassuré les pilotes en levant l'ambiguïté.
"Il n'y a pas de risque, Franck Terner a proposé d'intégrer cette lettre dans les annexes de l'accord"", estime au contraire un autre pilote.
Il s'agit donc d'une question de forme et non de fond. Le bureau du SNPL a fini par accepté par exemple qu'une des toilettes des avions jusqu'ici réservée à l'équipage soit utilisée pour ajouter des sièges en plus. Pour beaucoup donc, le référendum devrait être lancé ce jeudi et son résultat connu deux semaines après.
La direction va du coup devrait décaler la date-limite pour signer.
Si l'on en croît de plusieurs pilotes, les pilotes devraient valider par référendum le lancement de cette nouvelle compagnie, prévue initialement pour débuter début novembre. La base des pilotes commence en effet en avoir assez de cette négociation qui n'avance pas. La certitude de ce « oui » dépendra en fait de la position du bureau du SNPL Air France, qui dénonçait il y a encore quelques jours certains points de l'accord proposé.
«S'il appelle à voter pour, le résultat du vote ne sera qu'une formalité. La compagnie sera lancée », estime la même source.
La position du bureau du SNPL Air France est néanmoins compliquée. S'il appelle à voter « pour» cet accord, il validera cette « externalisation » d'une partie de l'activité d'Air France, qu'il a farouchement combattue ces derniers mois. S'il appelle à voter « non » il prendra en revanche le risque d'être désavoué à nouveau par la base, laquelle, en février, avait voté pour le principe de création d'une nouvelle compagnie, contre l'avis du bureau du SNPL.
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Selon un pilote, cet accord devrait générer 40 millions d'euros d'économies, dont 31 millions sur des mesures de productivité. Avec l'ajout de sièges lié au retrait d'une toilette réservée à l'équipage prévu sur l'A350, l'amélioration de la performance économique serait de 55 millions.
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