Le grand ménage est lancé chez les contrôleurs aériens
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« Pour cette année 2024, nous avons plusieurs défis à relever dans notre cœur de métier, la sécurité, la sûreté, la ponctualité... et la Direction des services de la navigation aérienne (DSNA) ne doit pas être le maillon faible de cette chaîne. Nous allons nous y employer. » Dès le début de son discours, Damien Cazé, directeur général de l'aviation civile, a donné le ton.
Alors qu'il s'exprimait devant un parterre de représentants de compagnies aériennes, mercredi à l'occasion de l'assemblée générale du BAR France (Board of Airlines Representatives - France, association des représentants de compagnies aériennes en France), il a affiché sa volonté de poursuivre le chantier de la réforme du contrôle aérien en France. Pour cela, il va devoir avancer sur trois tableaux, qui s'entremêlent par moment : le social, le politique et le technique.
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Entité chargée du contrôle aérien au sein de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), la DSNA n'a clairement pas bonne presse du côté des compagnies aériennes. Elle est souvent pointée du doigt, que ce soit en raison des retards engendrés dans le service que des grèves jugées très fréquentes. Sans compter des événements comme celui-ci mis en avant récemment par le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) avec une catastrophe aérienne évitée de peu à Bordeaux.