Alitalia va un peu mieux

Fabrice Gliszczynski (avec AFP)

Les commissaires d'alitalia rencontrent air france et cerberus
Max Rossi

Fabrice Gliszczynski (avec AFP)

Les commissaires d'alitalia rencontrent air france et cerberus
Max Rossi
Placée sous tutelle en 2017 accompagné d'un prêt de 900 millions d'euros de l'Etat italien pour survivre, Alitalia va mieux.
Pour autant, atteindre seulement l'équilibre d'exploitation au cours du trimestre traditionnellement le plus rémunérateur dans ce secteur traduit néanmoins les difficultés que rencontre toujours la compagnie. Et ce alors que le marché est porteur avec un trafic aérien extrêmement dynamique
Cette amélioration n'en rend pas moins indispensable un plan de développement à cinq ans, particulièrement sur le long courrier, a précisé Luigi Gubitosi.
Initialement fixée au 30 avril, la date-butoir pour la cession d'Alitalia a été repoussée à fin octobre par Rome, les récentes élections italiennes et l'incertitude politique actuelle ayant retardé un éventuel accord. La compagnie fait l'objet de trois manifestations d'intérêt pour son achat, dont une de l'Allemande Lufthansa et une autre de la compagnie britannique EasyJet.
Début juin, le patron de la Ligue (extrême droite), Matteo Salvini, avait souligné que le gouvernement italien tout juste formé auquel il appartient refuserait une vente par "petits morceaux" d'Alitalia et s'était dit prêt à une intervention de l'Etat.
Ceci alors que la Commission européenne a ouvert fin avril une enquête approfondie pour déterminer si le prêt relais d'un montant de 900 millions d'euros consenti en 2017 par l'Italie à Alitalia était conforme aux règles de l'UE.
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L'exécutif européen, gardien de la concurrence dans l'UE, doit s'assurer que les prêts accordés aux entreprises en difficulté par des Etats membres sont conformes aux règles européennes en matière d'aides d'Etat. La Commission européenne déclare être "préoccupée par le fait que la durée du prêt, allant de mai 2017 à au moins décembre 2018, dépasse la durée maximale de 6 mois autorisée par les lignes directrices de l'UE pour les prêts de sauvetage".
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Fabrice Gliszczynski (avec AFP)