Lufthansa en pole position pour reprendre Alitalia.

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Lufthansa a la meilleure offre pour alitalia
Arnd Wiegmann

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Lufthansa a la meilleure offre pour alitalia
Arnd Wiegmann
En vente depuis sa mise sous tutelle l'an dernier et étant toujours en vie grâce à deux injections de cash de l'Etat, la compagnie italienne fait l'objet de trois offres de reprise émanant de Lufthansa, Easyjet et, selon la presse italienne, de la low-cost hongroise Wizzair. L'offre de la compagnie allemande semble avoir les faveurs du gouvernement italien. Sa proposition a été considérée comme étant "la plus prometteuse", par le ministre italien du Développement économique, Carlo Calenda, dans un entretien au quotidien La Repubblica.
Carlo Calenda s'était félicité la semaine passée que Lufthansa ait amélioré sa proposition, "tant en terme de maintien des liaisons intercontinentales que du personnel".
Selon la presse italienne, Lufthansa réclamerait la suppression de quelque 4.000 emplois sur les 8.400 qui font partie de la branche "aviation", au lieu des 6.000 suppressions souhaitées précédemment.
Un porte-parole de Lufthansa a expliqué la semaine dernière à l'AFP que la compagnie allemande avait "soumis un document décrivant (ses) idées pour une "NewAlitalia" restructurée", tout en précisant que l'Alitalia d'aujourd'hui" n'était "pas intéressante".
En fonction de la réception donnée à ce document, "nous pouvons imaginer d'autres discussions", a-t-il poursuivi, alors que Lufthansa a toujours souligné son intérêt pour le marché italien. Lufthansa réclame que les commissaires chargés de gérer la compagnie italienne la restructurent profondément avant un éventuel rachat.
La compagnie britannique à bas coûts EasyJet a annoncé de son côté avoir présenté une "manifestation d'intérêt revue pour une Alitalia restructurée, dans le cadre d'une alliance", sans donner de détails ni le nom des acteurs avec lesquels elle a noué cette alliance. Selon les médias italiens, il s'agirait du fonds américain Cerberus et de la compagnie américaine Delta.
Selon la presse italienne, la troisième offre aurait été soumise par la compagnie low cost hongroise Wizz Air. Interrogée par l'AFP, cette dernière s'est refusée à tout commentaire.
Le gouvernement doit publier d'ici la fin du mois un décret pour repousser d'environ six mois la date butoir de la cession d'Alitalia, initialement fixée au 30 avril, et ce alors que les élections italiennes et l'incertitude politique qui règne depuis ont retardé un éventuel accord.
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Cependant, la Ligue et le M5S ont tous deux évoqué leur souhait de conserver "l'italianité" d'Alitalia. Alitalia, qui emploie quelque 11.500 salariés, a accumulé les pertes ces dernières années face à la concurrence des compagnies à bas coûts.
(AFP)
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