Alstom décroche un contrat à 2,8 milliards avec le métro d'Hambourg
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Alstom a signé un gros contrat-cadre avec la compagnie allemande de transport public Hamburger Hochbahn.
REGIS DUVIGNAU
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Alstom a signé un gros contrat-cadre avec la compagnie allemande de transport public Hamburger Hochbahn.
REGIS DUVIGNAU
Alstom décroche une commande conséquente de 2,8 milliards d'euros. Le groupe ferroviaire a signé un contrat-cadre avec la compagnie allemande de transport public Hamburger Hochbahn, pour l'acquisition de nouvelles rames de métro en partie automatisées, a annoncé l'industriel, ce mercredi.
Les métros, des DT6, seront produits sur le site Alstom de Salzgitter en Allemagne, à partir de 2026, selon le groupe français qui précise que la livraison des premiers véhicules est prévue pour début 2038.
Cette commande inclut l'installation de la dernière génération de système de signalisation CBTC (contrôle des trains basé sur la communication) sur la nouvelle ligne U5, actuellement en construction sur une longueur de 25 km, « pour une exploitation sans conducteur ». « Cela permettra d'améliorer la ponctualité, la fréquence et l'efficacité énergétique », selon le groupe français.
La mise en service de la première section de la nouvelle ligne U5 est prévue pour 2029 et une fois les 23 stations achevées, la ligne pourra desservir environ 270.000 passagers toutes les 90 secondes, prévoit la même source.
Le contrat est « une étape importante pour Alstom », indique dans le communiqué le président de la région comprenant l'Allemagne chez Alstom. « Les passagers peuvent s'attendre à de nouvelles rames de métro dotées de systèmes d'information modernes, de la climatisation, de prises de recharge USB et de fenêtres panoramiques », ajoute-t-il.
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Pour Anjes Tjarks, sénateur chargé des transports et de la transition en matière de mobilité à Hambourg, l'investissement dans le réseau ferroviaire vise à « assurer la durabilité future de notre ville », toujours selon le communiqué.
Le contrat avec le métro d'Hambourg intervient moins d'une semaine après la commande, dans un autre ordre de grandeur, de 28 rames supplémentaires de tramway par l'autorité des transports Ile-de-France Mobilités (IDFM), pour un montant de 89 millions d'euros.
Ces tramways - d'un modèle baptisé Citadis X05 par Alstom et TW20 par IDFM - seront déployés sur la ligne T1, « l'une des plus fréquentées du réseau » selon IDFM, et qui va d'Asnières (Hauts-de-Seine) à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). Longue de 18 km, elle dessert plusieurs communes des Hauts-de-Seine et de Seine-Saint-Denis.
Alstom a aussi annoncé en juin fournir 70 locomotives à l'entreprise de fret italienne Mercitalia Rail, filiale du groupe public Ferrovie dello Stato, pour 323 millions d'euros. « Le contrat comprend 12 ans de maintenance et une option pour 30 locomotives supplémentaires, les premières livraisons devant débuter en 2025 », a indiqué Alstom.
Certaines locomotives seront équipées « de la technologie du dernier kilomètre » qui permet de relier le réseau ferroviaire électrifié aux terminaux et aux ports qui eux ne le sont pas en général. Alstom prévoit de fabriquer ces 70 locomotives Traxx Universal sur son site de Vado Ligure, qui emploie 300 personnes au nord de l'Italie, près de Gênes.
Autre commande pour le constructeur ferroviaire français : un contrat d'une valeur « d'environ 430 millions d'euros » pour fournir des trains et assurer la maintenance d'une des lignes du métro londonien, a-t-il annoncé le 14 juin dernier. L'entreprise fournira 10 nouveaux trains Aventra de neuf voitures destinés à la ligne Elizabeth (Elizabeth Line) de Transport for London et en assurera la maintenance jusqu'en 2046.
Les nouveaux trains seront assemblés sur le site historique de Derby Litchurch Lane Works, plus grand site de production d'Alstom dans le monde, et ils seront financés à hauteur de 220,5 millions de livres sterling par le ministère des Transports britannique.
Ces commandes apparaissent positives pour Alstom. Et pour cause, elles interviennent alors que l'industriel a lancé fin mai une augmentation de son capital pour un montant total d'un milliard d'euros. « Dernière étape du plan de désendettement » de deux milliards d'euros annoncé par l'entreprise début mai afin de rétablir ses comptes.
Lors de la présentation de ses résultats annuels le 8 mai, Alstom avait affiché une perte nette de 309 millions d'euros en 2023/2024, soit plus du double que lors de l'exercice précédent. L'endettement du groupe s'élève lui à près de 3 milliards d'euros, contre 2,1 milliards sur l'exercice 2022/2023.
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Le plan de désendettement engagé a pour but de réduire la dette actuelle de 2 milliards d'euros, afin de conserver les faveurs des agences de notation et de maintenir une perspective « stable » sur sa note Baa3 accordée par l'agence Moody's.
(Avec AFP)
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