Carburants durables : la carte maîtresse d'Air France pour décarboner ses vols
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le renouvellement de la flotte doit se poursuivre à un rythme soutenu jusqu'en 2030.
Airbus SAS
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le renouvellement de la flotte doit se poursuivre à un rythme soutenu jusqu'en 2030.
Airbus SAS
Alors que la défiance face à l'empreinte environnementale du transport aérien se fait chaque jour plus prégnante, l'annonce d'objectifs ambitieux est devenue incontournable pour les compagnies aériennes. Air France n'échappe pas à la règle et vient d'actualiser ses intentions en la matière avec son programme "Air France ACT". Si les objectifs sont revus à la hausse pour 2030, avec la suppression des compensations dans le mode de calcul, le plus gros sera encore à faire pour atteindre le "zéro émission nette" d'ici 2050.
En raison de la crise qui a frappé le transport aérien en mars 2020, les derniers objectifs d'Air France-KLM dataient de 2019. A l'époque, le groupe s'était imposé comme objectif d'ici 2030 de réduire ses émissions de CO2 par passager au kilomètre de 50 % par rapport à 2005. Celui-ci était également annoncé pour Air France seule.
En ne prenant en compte que les mesures opérationnelles, Air France-KLM avait déjà atteint une baisse de 20 % en 2019, et même 30 % en prenant en compte les mesures de marché (compensation, dispositif européen d'échange de quotas UE ETS). Il revendiquait ainsi 79 grammes de CO2 par passager au kilomètre. Une grande partie du chemin avait donc déjà été faite au moment où cet objectif a été adopté. Selon cette trajectoire, Air France-KLM semblait donc vouloir passer sous la barre des 60 grammes de CO2 par passager d'ici 2030, compensations comprises.
À lire également
Le périmètre retenu par Air France (et non Air France-KLM) avec son programme ACT est différent. La compagnie déclare cette fois vouloir atteindre, toujours d'ici 2030, une baisse de 30 % des émissions de CO2 par passager au kilomètre par rapport à 2019. Surtout, il s'agit désormais d'émissions nettes, sans compensation, " afin de ne prendre en compte que les mesures de stricte réduction d'émissions directes et indirectes". En 2019, 6 des 28 millions de tonnes émises par le groupe Air France-KLM étaient ainsi soumises aux quotas ETS.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.
