Contrainte par les ZFE, La Poste investit 600 millions d'euros dans la logistique urbaine
César Armand
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A La Poste du Louvre, camionnettes et vélos cargos se rechargent avant le départ des postiers.
C. A.
César Armand
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A La Poste du Louvre, camionnettes et vélos cargos se rechargent avant le départ des postiers.
C. A.
Avec 20% du trafic urbain, 30% de l'utilisation de la voirie et 50% des consommations de gasoil, le transport de marchandises est responsable de 25% des émissions de gaz à effet de serre en France (GES), selon un rapport des sénatrices Christine Herzog (centriste, Moselle) et Martine Filleul (PS, Nord) publié en mai dernier. Pis, la logistique génère 35 à 45% des émissions de particules fines, eux-mêmes ayant généré la mort de 47.000 Français en 2021 au regard des chiffres officiels de Santé Publique France.
Pour contrecarrer cette évolution préoccupante, le gouvernement rend obligatoire, via la loi « Climat & Résilience », l'instauration de zones à faibles émissions-mobilité (ZFE-m) dans les 44 agglomérations de plus de 150.000 habitants. D'ici au 1er janvier 2025, ces grandes villes doivent mettre en place ces espaces routiers où la circulation des véhicules les plus polluants sera interdite.
En première ligne dans ces collectivités locales, La Poste vient d'annoncer vouloir accélérer ses investissements dans la décarbonation de la distribution urbaine. D'ici à 2026, date des prochaines élections municipales, le groupe va y consacrer 600 millions d'euros supplémentaires. Spécialiste des courriers et des colis, à l'exception notable du transport d'hydrocarbures, Colissimo débloque 200 millions d'euros pour acquérir, d'ici à 2025, 8.000 véhicules utilitaires électriques et 1.000 vélos cargos à assistance électrique. Autrement dit, 9.000 modes de livraison, en plus de ses 37.000 existants.
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A cette première enveloppe, s'ajoutent 200 millions d'euros de La Poste Immobilier d'ici à 2026. La filiale dédiée va réhabiliter, rénover ou acquérir de nouveaux entrepôts, avec « l'intention d'être exemplaire sur l'objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) des sols » souligne le PDG Philippe Wahl. Le groupe détient déjà un patrimoine de 170.000 mètres carrés: des espaces de logistique urbaine inférieurs à 500 m² en centre-ville des centres de distribution urbaine qui montent jusqu'à 5.000 m² en banlieue proche, et des hôtels de logistique urbaine supérieurs à 5.000 m² à l'extérieur des métropoles.
César Armand