Coronavirus : Air Canada va licencier plus de la moitié de ses effectifs

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Fin mars, la compagnie basée à Montréal avait mis au chômage technique plus de 16.500 employés, avant d'annoncer début avril qu'elle comptait les réembaucher grâce à un programme de subvention salariale mis en place par le gouvernement de Justin Trudeau. Ce programme a été prolongé vendredi jusqu'à fin août.
Fin mars, la compagnie basée à Montréal avait mis au chômage technique plus de 16.500 employés, avant d'annoncer début avril qu'elle comptait les réembaucher grâce à un programme de subvention salariale mis en place par le gouvernement de Justin Trudeau. Ce programme a été prolongé vendredi jusqu'à fin août. (Crédits : Todd Korol)
Air Canada a annoncé vendredi le licenciement de plus de la moitié de ses effectifs en raison de l'effondrement de son activité consécutif à la pandémie de coronavirus.

La première compagnie aérienne canadienne, qui a réduit ses vols de 95% en raison de la fermeture des frontières et des mesures de confinement, a décidé de réduire ses effectifs "de 50 à 60%", a-t-elle indiqué dans un communiqué transmis par courriel.

La compagnie, qui compte environ 38.000 employés, explique qu'elle ne prévoit pas un retour à la normale avant longtemps.

"Nous avons donc pris aujourd'hui la très pénible décision de diminuer nos activités en fonction des prévisions, ce qui signifie malheureusement une compression de nos effectifs de 50 à 60 pour cent", soit au moins 19.000 personnes, selon Air Canada.

Air Canada a suspendu la plupart de ses vols internationaux

Les effectifs actuels permettent d'opérer environ 1.500 vols par jour, assurés par 258 avions.

"Dans la conjoncture actuelle, une exploitation d'une telle envergure n'est pas viable pour l'avenir", note Air Canada. "Nous agissons ainsi pour préserver notre trésorerie, faire correspondre la taille de l'entreprise au niveau de trafic attendu à moyen et à long terme et nous positionner afin de relancer notre croissance quand les affaires reprendront".

Fin mars, la compagnie basée à Montréal avait mis au chômage technique plus de 16.500 employés, avant d'annoncer début avril qu'elle comptait les réembaucher grâce à un programme de subvention salariale mis en place par le gouvernement de Justin Trudeau. Ce programme a été prolongé vendredi jusqu'à fin août.

Air Canada a suspendu la plupart de ses vols internationaux, y compris vers les Etats-Unis après l'annonce de la fermeture temporaire de la frontière entre ce pays et le Canada pour tenter d'enrayer la propagation du coronavirus. Elle continue de desservir l'ensemble du Canada, mais sur un nombre d'aéroports réduit.

La compagnie indique avoir pris contact avec les syndicats pour la mise en œuvre des licenciements, qui interviendront à partir de début juin.

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Commentaires
a écrit le 18/05/2020 à 9:52 :
C'est ce qui semble le plus prudent, le covid a tué cette activité qui ne pourra que repartir lentement sans retrouver son dynamisme d'antan donc plutôt que de générer toujours des dettes il est plus pertinent d'amputer.
a écrit le 17/05/2020 à 17:49 :
Mais non, il a juste anticipé.
Compte tenu du fait que le numéro un est intouchable.
Sachant qu’ils veulent virer plus d’un employé sur deux, et qu’il était numéro deux.
Il fallait vite trouver une place de numéro un. CQFD.
a écrit le 17/05/2020 à 13:02 :
Tous ces licenciements ne me dérangent pas, nous sommes allé trop loin avec ces low cost qui proposent des vols parfois à 1€ (évidement au frais du contribuable du pays où ils décollent/atterrissent et au prix d’une austérité incroyable vis à vis de leurs employés) et qui réjouissent certains voulant partir loin à l’autre bout du monde parfois pour 1 seul w end! La terre nous dit stop cela suffit, je ne dit pas qu’il faut vivre à l’époque du moyen âge mais il faut être responsable et modérer et profiter du beau littoral et de la mer de son pays en train par ex. comme consommer plus local et avec plus de goût...
Réponse de le 18/05/2020 à 8:59 :
Hélas, ces licenciements qui ne vous dérangent pas concernent des entreprises qui ne sont pas des low-cost.
Vous n’êtes donc pas à la veille de voir disparaître les billets à 1€, financés par le contribuable, mais en plus, celui-ci devra financer le chômage des salariés jetés à la rue. Et comme ces compagnies payaient relativement correctement leurs employés et ne pratiquent pas l’optimisation fiscale ( façon polie de décrire une pratique à la limite de la légalité), cela fera en plus un gros manque à gagner en cotisations sociales, taxes, et impôts divers.
De plus, en tant que citoyen, tout licenciement pour cause économique ne me paraît pas une bonne nouvelle. Dire que « cela ne dérange pas », c’est faire preuve d’un égoïsme que vous me permettrez de ne pas partager.
Réponse de le 18/05/2020 à 11:42 :
Pardonnez moi chez monsieur oui vous avez raison sur les licenciement je me suis mal exprimé.
Ceci étant je suis pour la disparition de ces low cost au profit des compagnie régulière et honnêtes que vous décrivez.Les personnes licenciés par les low cost se débarrasseront d un travail digne d un esclavagisme des temps moderne et retrouverons un emploie mieux payé dans une compagnie régulière.Concernant les.taxe encore la je vous suis quand la compagnie effectue les contrats de travails sur le sol ou ils sont perçus et ou ils travaillent malheureusement avec l optimisation fiscale les taxe vont ailleur et le personnel vient de pays tiers et ne consomme même pas.dans le pays où il atterrit!
a écrit le 16/05/2020 à 21:02 :
Les khmers verts et autres écolos fanatiques doivent se réjouir et espèrent que d'autres compagnies vont aussi aller vers le crash.
a écrit le 16/05/2020 à 19:46 :
Ben Smith ,PDG Air France,ancien numero2 dAir Canada.ca va peut etre lui donner des idees...

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