Coronavirus : Air France, KLM, Virgin Atlantic... des compagnies prolongent la suspension des vols
Sonia Wolf, AFP

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REGIS DUVIGNAU
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es mesures restrictives contre l'épidémie de pneumonie virale, qui a fait plus de 560 morts en Chine, se sont intensifiées, ce jeudi 6 février, à travers le monde.
De nombreuses compagnies aériennes, dont Air France, British Airways, Air Canada, Lufthansa, American Airlines, United Airlines, American Airlines ou Delta ont suspendu depuis fin janvier leurs vols vers la Chine continentale pour tenter de freiner la propagation du virus. Avec l'émergence d'une classe moyenne aisée, la Chine est une locomotive du secteur du transport aérien. Pour leur part, Air France et KLM ont annoncé aujourd'hui la prolongation jusqu'au 15 mars de la suspension de leurs vols vers la Chine continentale, dont la desserte avait initialement été interrompue jusqu'au 9 février.En fonction de la situation, elles reprendront progressivement leurs opérations en provenance et vers Shanghai et Pékin à compter du 16 mars 2020 et "le retour au programme de vols normal est prévu le 29 mars" tout comme la desserte de Wuhan, épicentre de l'épidémie, selon les compagnies. La compagnie britannique Virgin a également annoncé que l'interruption des liaisons entre l'aéroport de Londres-Heathrow et Shanghai serait prolongée jusqu'au 28 mars tandis que l'espagnole Iberia prolonge la suspension de ses vols vers Shanghai jusqu'à la fin avril. Pour l'heure les conséquences financières de ce coup d'arrêt pour les compagnies aériennes et les aéroports n'ont pas été mesurées.
"Il n'y a pour l'instant pas de recommandation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour restreindre les déplacement ou le commerce. Mais il est clair qu'il y a une chute de la demande sur les routes associées à la Chine et les compagnies y répondent par une baisse de leurs capacités", a-t-il ajouté notant "des ajustement significatifs des programmes de vols pour février".
Les liaisons aériennes, notamment entre l'Europe et la Chine, se sont multipliées ces dernières années. Par rapport à il y a dix ans, "450 millions de passagers supplémentaires par an se déplacent de et vers la Chine ainsi que dans le pays", avait indiqué l'Iata fin janvier. L'organisation reconnait le "risque que la propagation du virus puisse causer une perturbation importante", tout en soulignant que "l'histoire démontre que tout effet sur le transport aérien serait temporaire".
Le Sras (syndrome respiratoire aigu sévère), à l'origine d'une épidémie meurtrière en 2002-2003, a été "l'événement lié à une épidémie ayant eu l'impact le plus fort sur les volumes de trafic", selon l'Iata. "En mai 2003, au plus fort de l'épidémie, les revenus mensuels par passager des compagnies aériennes d'Asie-Pacifique avaient baissé de 35% par rapport à la période d'avant la crise", précise l'organisation. Lundi, Lufthansa avait déjà annoncé la prolongation de la suspension de ses vols vers la Chine, "jusqu'au 29 février" pour Pékin et Shanghai et "jusqu'au 28 mars" pour Nankin, Shenyang et Qingdao.
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Mercredi, deux grandes compagnies aériennes américaines, United et American Airlines, ont de leur côté annoncé la suspension temporaire de leurs vols à destination de Hong Kong, l'un des plus importants aéroports du monde, au lendemain de l'annonce d'un premier décès dû au nouveau coronavirus sur ce territoire. Ces deux compagnies avaient déjà interrompu leurs vols vers la Chine continentale où le nouveau coronavirus, apparu en décembre, a déjà fait 563 morts et contaminé plus de 28.000 personnes en Chine continentale.
ont fermé la quasi-totalité des postes-frontières avec le reste du pays et imposeront à partir de samedi une quarantaine de deux semaines à tous les visiteurs en provenance de Chine continentale. Cette dernière
a fermé les portes de plusieurs de ses villes et interdit les voyages organisés de ses ressortissants à l'intérieur du pays et vers l'étranger pour tenter de contenir la contamination.À lire également
Le Vietnam interdit désormais l'entrée sur son territoire aux voyageurs arrivant de Chine. Plus radicale, l'Arabie saoudite a prohibé les voyages sur le territoire chinois aux Saoudiens et à ses résidents étrangers, sous peine de sanctions. L'Italie surveille la température de tous les passagers en provenance de l'étranger et l'Autriche impose de tels contrôles à l'aéroport de Vienne à ceux arrivant de Pékin. L'Indonésie a interrompu ses liaisons aériennes avec la Chine, bloquant sur l'île de Bali des milliers de touristes chinois -auxquels les autorités chinoises proposeront vendredi des vols pour les rapatrier. Alors qu'ils s'étaient dits mercredi "extrêmement inquiets", les organisateurs des jeux Olympiques de Tokyo-2020 ont assuré que l'événement se déroulerait "comme prévu".
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