Corsair : les actionnaires ne veulent pas aider, l'Etat va-t-il changer la donne ?

 |   |  693  mots
Lundi, Bruno Le Maire a pu entretenir l'illusion d'une aide de l'État à Corsair qu'il a citée dans ses propos. Il n'en est rien.
Lundi, Bruno Le Maire a pu entretenir l'illusion d'une aide de l'État à Corsair qu'il a citée dans ses propos. Il n'en est rien. (Crédits : DR)
Lundi, Bruno Le Maire a déclaré que l'État était prêt à soutenir la compagnie aérienne Corsair à condition que les actionnaires actuels mettent, eux aussi, la main à la poche. Or, cette déclaration intervient alors que les actionnaires, Intro Aviation et le groupe TUI, ont indiqué en interne qu'ils ne remettraient pas au pot. Actionnaire majoritaire avec 53% du capital, Intro Aviation serait même prêt à se retirer du capital, selon des sources internes.

En disant, lundi, que l'État était prêt à soutenir les compagnies aériennes françaises autres qu'Air France à condition que leurs actionnaires "puissent faire leur part du chemin", Bruno Le Maire a pu entretenir l'illusion d'une aide de l'État à Corsair qu'il a citée dans ses propos. Il n'en est rien. Vu la position des deux actionnaires privés de Corsair, l'entreprise allemande Intro Aviation, qui détient 53% du capital, et le groupe touristique TUI (27%) (les 20% restants sont détenus par les salariés), la déclaration du ministre des Finances peut être également interprétée comme une fin de non-recevoir aux appels à la rescousse de la compagnie. Comme s'il posait une condition dont il connaissait la réponse.

Pas de participation à une recapitalisation

Car, selon des sources concordantes, les deux...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 12/05/2020 à 22:51 :
Très très dur pour cette compagnie !
a écrit le 09/05/2020 à 17:58 :
Ce n'est pas normal qu'Air France soit renfloué par l'Etat actionnaire !
Car l'Etat c'est nous et nous ne sommes donc pas forcement d'accord avec cette aide !
Surtout quand l'entreprise a été mise à mal par les syndicats et le SNPL en particulier !
C'était l'occasion de tout remettre à plat: avantages, salaires, temps de travail .

Alors il faut aider Corsair !French bee , Air Austral
a écrit le 06/05/2020 à 17:09 :
Trop facile de la part des actionnaires. Si le business modèle n'était pas viable, dans ce cas là c'est une erreur de leur part. Maintenant c'est à eux de remettre au pot. Si non, redressement judiciaire et mise en faillite. Ensuite l'Etat sauve les emplois en reprenant pour 1Eur symbolique, en essayant de passer la crise puis ensuite en revendant à des actionnaires d'ici 2/3 ans.
Comme cela, les actionnaires ont ce qu'ils méritent: ils ont risqué leur capital et ils ont perdu, c'est la loi du marché. Par contre à situation exceptionnelle mesure exceptionnelle car les salariés ont en jeu ici. Donc l'Etat devrait jouer son rôle. Mais sans les actionnaires.
Je ferais pareil pour Fnac! L'actionnaire majoritaire est un milliardaire Tchèque! Qu'il remette au pot alors! Si non, mise en faillite et reprise par l'Etat, exit le milliardaire.
Réponse de le 06/05/2020 à 19:54 :
je suis d' accord avec votre point de vue...un peu trop facile pour certains actionnaires de se déresponsabiliser le risque ca se paye ..les dividendes
les pertes ça s' encaissent...
a écrit le 06/05/2020 à 17:01 :
Corsair était une cie déficitaire bien avt la crise.
Ds la situation actuelle, l'Etat a d'autres chats à fouetter que de soutenir des canards boiteux.
Ce qui n'est absolument pas le cas d'AF, malgré sa faible rentabilité.
Les cies XL Airways et Aigle Azur bien plus importantes que Corsair ont bien été liquidées sans la crise, alors que leurs actionnaires n'avaient pas voulu remettre au pot.
2 poids 2 mesures de l'Etat surtout ds les circonstances actuelles, on comprendrait pas.
Réponse de le 07/05/2020 à 0:28 :
N'a-t-il pas filé 7 Md€ à un canard boiteux?
a écrit le 06/05/2020 à 15:02 :
Ventre Corsair et regrouper les low cost français en une seule grande compagnies low cost sur les lignes internationales a côté de Air France
a écrit le 06/05/2020 à 9:57 :
Pas un mot de compassion pour les salariés de Corsair dans ces commentaires.
Non seulement ils risquent de perdre leur travail, mais en plus une partie de leurs économies. 20% de l’entreprise, ça n’est pas rien.
Corsair est une compagnie sérieuse, qui traite correctement ses employés et dont la qualité de service allait en s’améliorant.
Ce serait un gâchis tant sur le plan humain que sur le plan économique si Corsair disparaissait.
Réponse de le 06/05/2020 à 12:01 :
20% d'une société que ne vaut rien , c'est toujours rien à la fin.
Donc personne n'a rien perdu.
Juste un peu d'espoir éventuellement mais dans l'aérien , il y a bien longtemps qu'il n'y a pas de profit à faire.
Réponse de le 06/05/2020 à 13:04 :
"Corsair est une compagnie sérieuse, qui traite correctement ses employés"... pas tant que ça, manifestement, puisque Intro Aviation (pas plus que TUI, d'ailleurs !) n'a pas l'intention de financer quoique ce soit pour permettre à la compagnie de sauvegarder ses emplois !! Non, au contraire, les salariés sont littéralement abandonnés par ses principaux actionnaires ! Pour ne pas tout perdre, la seule échappatoire pour les salariés serait de reprendre l'entreprise pour 1€ symbolique, et d'accepter de travailler pour 50% de leur salaire actuel pendant au moins 2 ans : eut-être qu'un refinancement de la dette serait envisageable, d'autant que là, l'Etat aiderait !!? mais la pilule sera probablement trop dure à avaler, surtout pour les plus petits salaires... et de fait, la situation me parait inéluctable...
Réponse de le 06/05/2020 à 19:49 :
qu' apporte Corsair à la communuaté nationale,...rien!
je préfère qu' on sauve des petites pme-pmi ou des artisans que des les dividendes des actionaires allemands....qui jouent au chantage....
a écrit le 06/05/2020 à 9:33 :
Privatisation des profits et mutualisation des pertes ce concept est aussi ancien que la révolution industrielle, bon courage Bruno pour choisir entre les trois solutions: une catastrophique, une mauvaise et une bonne..
a écrit le 05/05/2020 à 23:34 :
Un peu trop facile cette mentalité du privé et bien ancrée en France : captage des bénéfices quand tout va bien et de responsabilisation de ses actionnaires - mutualisation des dettes ou risques ...quand ça va mal que corsaire se débrouille tout seul
Finalement c est comme les français qui se plaignent de trop d état de taxes ou impôts mais qui alpoel l état au secours des qu’il y a une crise
Eh les gars faudrait savoir ce que vous voulez! Le beurre et l argent du beurre ça n existe que chez les bisounours !
Réponse de le 06/05/2020 à 1:11 :
Investir dans l'économie est un grand péché, aucun pardon possible sauf par la ruine.
Réponse de le 06/05/2020 à 10:34 :
@Bréhat: malgré le mot LIBERTE inscrit au fronton de (presque) toutes les mairies, la France n'est pas un pays de tradition libérale; la rentrée scolaire post-confinement et le tollé qu'elle soulève chez bon nombre de maires montre bien que TOUT se décide à Paris. Les actionnaires ne sont pas tous d'importants capitalistes et il faut comprendre leur hésitation à remettre au pot si la survie de l'entreprise n'est pas assurée aux conditions sanitaires imposées.
Réponse de le 06/05/2020 à 14:03 :
Je préfère aider une fois tous les 20 ans, lors d'une crise majeure, une compagnie normalement autonome et créatrice de richesse pour le pays, si cette dernière fait des efforts aussi (ie que les actionnaires et les employés participent), plutôt que d'aider indéfiniment et annuellement des entreprises zombies vivant de deniers publics et éternellement grincheuses malgré des avantages extravagants (ex. AF, SNCF). Si Corsair fait un effort, il est plus légitime d'aider cette compagnie que d'aider AF qui est aidée sans aucun efforts ou considération pour le pays.
a écrit le 05/05/2020 à 16:41 :
Le système capitaliste a ceci de bon c'est que l'on privatise les profits et on mutualise les pertes.Quand on se gave on place ça on ne sait ou mais par contre les pertes c'est le contribuable de base
Plus généralement il faut aller chercher ces milliards dans les paradis dit fiscaux et les faire tous cracher au bassinet mais c'est une autre histoire
Dans tous les cas ce sont les petits qui vont trinquer.
a écrit le 05/05/2020 à 16:41 :
Air Caraïbes et Air France se réjouiront de la disparition d'un concurrent sur les liaisons Antilles / La Réunion.
a écrit le 05/05/2020 à 16:07 :
Des maisons ou immeubles du futur, voilà ce que devrait être l'avenir de l'aviation civile pour les 3/4 de ses avions mais voilà, l'argent public est toujours là pour soutenir une économie pourrie.
Réponse de le 06/05/2020 à 13:43 :
L'aviation civile représente 50 000 emplois directs et indirects dans la région de Toulouse. C'est le gagne pain de 50 000 familles cette économie pourrie. Et vous, il provient de quoi votre gagne pain?
a écrit le 05/05/2020 à 15:52 :
les actionnaires se partagent les bénéfices pas les pertes qui sont pour les contribuables.
a écrit le 05/05/2020 à 15:52 :
Quand on a les moyens de faire payer le contribuable, à condition sans doute de moyens influents conséquents ....
a écrit le 05/05/2020 à 14:36 :
Les actionnaires veulent se débarrasser de leur investissement dans cette compagnie, c'est ce que l'on peut comprendre. Sombra avenir pour cette compagnies.
Il est normal que l'effort soit aussi consenti par les actionnaires, les actionnaires ne sont pas dans une entreprise que pour encaisser les dividendes, sinon ils choisissent la caisse d'épargne.
Réponse de le 05/05/2020 à 14:48 :
L'actionnaire comme tout propriétaire a toujours le choix de vendre son bien s'il trouve acquéreur ou de le l'abandonner. C'est son argent qui est en jeu et il peut estimer qu'en remettre n'en vaut pas la chandelle.
Réponse de le 05/05/2020 à 14:56 :
Imaginons que vous étiez propriétaire d'un appartement dans un immeuble en déconfiture, seriez vous prêt à acheter un autre appartement dans le même immeuble. Les actionnaire de Corsair font le même type de raisonnement.
Réponse de le 05/05/2020 à 15:57 :
D'accord avec vous, (en plus je suis contre les très nombreux exemples des dernières années où l'Etat a socialisé les pertes des entreprises (tandis que les actionnaires ne regardent que les gains et s'échinent à éviter l'impôt, voire à le faire disparaitre par des opération de lobbying ou de lobotomisation généralisée type reposant sur des arguments type "on n'a pas le choix" "ce sont les règles intangibles de l'Economé qui l'imposent.).
MAIS, je dois aussi admettre qu'en certaines circonstances (endettement élevé en particulier), la littérature financière montre que les actionnaires ont parfois intérêt à ne pas apporter des fonds alors même que le projet est créateur de valeur (c'est étonnant mais il en est ainsi dans le cas où ils récupèrent moins que ce qu'ils mettent).
CONCLUSION : il faut parfois limiter le droit des actionnaires, non à disposer librement de leur fonds, mais du pouvoir qu'ils détiennent dans l'entreprise. A voir dans le cas présent, mais une chose est sûr : il faut revoir la place trop importante des actionnaires dans la gouvernance des entreprises.
Réponse de le 05/05/2020 à 18:25 :
Je n'ai pas entendu Le Maire demander aux autres actionnaires privés, Delta et China Eastern de participer au sauvetage... Deux poids deux mesures...
Réponse de le 05/05/2020 à 20:39 :
"revoir la place trop importante des actionnaires dans la gouvernance des entreprises." : en clair, ils investissent pour créer une entreprise et VOUS décider de l'avenir de l'entreprise à votre place !! perso, je ne finance pas un centime à un fonctionnement aussi stalinien !
Vous embauchez une femme de ménage, vous pensez que c'est elle qui va décider comment le budget du foyer doit être géré ??? votre logique est strictement la même ...
Réponse de le 06/05/2020 à 13:56 :
Clairement, les actionnaires considèrent qu'ils préfèrent tout perdre plutôt que de rajouter de l'argent et de perdre encore plus. C'est une très mauvaise nouvelle pour les employés car il serait aberrant pour l'État de renflouer une compagnie dans laquelle les propriétaires ne croient plus. Mais malgré votre vision, je considère que les actionnaires (cad les propriétaires) ne doivent pas être prisonniers de leur possession. C'est un choix qui leur revient de décider de réinvestir ou pas. C'est un peu comme si votre voiture tombait en panne, c'est votre décision de la faire réparer ou de l'envoyer à la casse. Mais dans tous les cas, ce n'est pas à l'état de la faire réparer pour vous.
a écrit le 05/05/2020 à 14:33 :
AIR FRANCE DOIT RACHETER CORSICA AIR un point c'est tout.
a écrit le 05/05/2020 à 14:04 :
Tropf acile Messieurs les actionnaires voufs d'abord l'état après. Sinon pas d'aides.
a écrit le 05/05/2020 à 13:58 :
pourquoi aider tous ces mauvais ? vive la sélection naturelle, dégage si tu ne peux assurer ta survie, telle est la loi du libéralisme, dure mais correcte.
le bien public, qui est une saloperie, ne doit toucher la blanche colombe du privé ! n'est il pas ?.
a écrit le 05/05/2020 à 13:16 :
Il semblerait qu'un destin à la Aigle Azur se profile ... AirFrance-KLM va certainement attendre que des slots soient ainsi rendus disponibles, et personne d'autre n'a intérêt à investir dans cette compagnie, d'autant plus que l'actionnaire principal annonce qu'il serait même prêt à se désengager... comment un investisseur pourrait-il avoir confiance ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :