Easyjet va fermer sa base de Toulouse et se réorganiser en France
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Après avoir déjà retiré un avion en 2022, Easyjet ferme sa base de Toulouse.
ARND WIEGMANN
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Après avoir déjà retiré un avion en 2022, Easyjet ferme sa base de Toulouse.
ARND WIEGMANN
[Article publié le mardi 10 septembre 2024 à 13h25 et mis à jour à 15h53 et 18h38] Quelques mois après le départ de Ryanair de Bordeaux, c'est au tour d'Easyjet de fermer sa base de Toulouse. N'arrivant pas à y équilibrer ses opérations depuis la fin de la crise sanitaire, la compagnie low cost britannique va retirer ses deux avions basés et fermer une partie de ses lignes au départ de l'aéroport de Toulouse-Blagnac. C'est un coup dur pour l'aéroport qui peine à retrouver son dynamisme d'avant le Covid. En parallèle, Easyjet va pratiquer d'autres ajustements sur son réseau français, avec notamment un plan de départs volontaires pour une trentaine de personnels de cabine.
Cette fermeture de la base de Toulouse est la principale mesure du plan de réorganisation d'Easyjet en France. La compagnie justifie sa décision par « une combinaison de facteurs, dont une reprise plus lente post-Covid et la pression inflationniste » (voir encadré). Un argument qui étonne du côté des syndicats, que ce soit du côté de l'Union des navigants de l'aviation civile (Unac) ou du Syndicat national du personnel navigant commercial (SNPNC-FO), qui indiquent que les résultats s'amélioraient depuis plusieurs mois.
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« C'est une décision surprenante, mais pas étonnante », ironise William Bourdon, délégué syndical SNPNC-FO d'Easyjet. S'il reconnaît que la compagnie perd de l'argent à Toulouse, il assure qu'elle s'y rapprochait progressivement de l'équilibre. Mais, comme l'indique le représentant syndical, cela faisait plusieurs années qu'une « épée de Damoclès » était suspendue au-dessus de la base toulousaine. Si la fermeture avait jusque-là pu être évitée, « cela devait finir par tomber » regrette-t-il.
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