Exclusif : ce que dit vraiment l'étude d'impact sur les propositions de la convention citoyenne pour l'aviation
Fabrice Gliszczynski
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Alors qu'un projet de loi sur les sujets de convention citoyenne pour le climat est en cours de préparation pour être déposé d'ici à fin septembre Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique, et Jean-Baptiste Djebbari, le ministre délégué aux Transports préparent le volet aviation du texte. Le sujet est électrique. La médiatisation qui a suivi la publication lundi dans nos colonnes de l'étude d'impact réalisée par l'administration sur la proposition de la convention citoyenne d'instaurer une écotaxe à 4,2 milliards d'euros provoque des tensions au sein des mouvements écologistes.
Censée réunir une multitude d'acteurs (membres de la convention citoyenne, compagnies aériennes, aéroports, associations professionnelles, syndicats, ONG environnementales...), la visioconférence organisée par les deux ministres ce samedi pour permettre aux membres de la convention citoyenne de présenter leurs propositions a été décalée à mercredi prochain à la suite des protestations de Greenpeace. L'ONG a annoncé vendredi soir son refus d'y participer en raison d'une surreprésentation des acteurs du transport aérien et d'une remise des documents de travail tardive, ce dernier point étant d'ailleurs partagé par différents acteurs du secteur.
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Réalisée par l'administration (en fait la direction générale de l'aviation civile, DGAC), l'étude d'impact des propositions de la convention citoyenne a été fournie à tous les participants. Les conséquences sur l'économie et l'emploi sont considérables. La seule hausse de l'écotaxe sur les billets d'avions entraînerait une hausse de près de 4 milliards d'euros, à 4,2 milliards d'euros sur la base du trafic de 2019. Ce qui engendrerait une chute de trafic de 14 à 19% au moins et 120.000 à 150.000 suppressions d'emplois directs. Une telle mesure ferait baisser les émissions de CO2 liées au transport aérien de 3,5 millions de tonnes sur la base du trafic de 2019. Pour rappel, le transport aérien génère entre 2 et 3% des émissions de CO2 au niveau mondial.
Fabrice Gliszczynski