Farandou, un PDG fier de ses cinq ans à la tête de la SNCF
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Jean-Pierre Farandou devrait quitter son poste au plus tard en mai.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Jean-Pierre Farandou devrait quitter son poste au plus tard en mai.
Reuters
« On a le droit d'être fier qu'une grande entreprise publique française soit dans le vert. (...) En tout cas, je suis très fier d'avoir réussi à inscrire durablement ce grand groupe de 43 milliards d'euros de chiffre d'affaires dans ce cercle vertueux, que nous avons enclenché. C'est une très bonne nouvelle pour le pays et une très bonne nouvelle pour les Français. »
Au moment de présenter les résultats du groupe SNCF pour l'année 2024, ce jeudi, Jean-Pierre Farandou n'a pas laissé passer l'occasion de faire le bilan de ses cinq années passées à la tête du groupe. À quelques mois de son départ, celui qui a été président fin 2019, puis PDG un an plus tard, n'a pas caché une satisfaction certaine sur l'efficacité de sa stratégie.
Le dirigeant en veut pour preuve les résultats livrés par son groupe, jugés satisfaisants, dans un climat macroéconomique pourtant décrit comme difficile, volatil et incertain par son directeur financier, Laurent Trevisani. Le groupe a ainsi réalisé des bénéfices pour la 4e année, avec un bénéfice net de 1,6 milliard d'euros en hausse de près de 20 % par rapport à 2023 malgré le contexte, sans pour autant retrouver les sommets d'il y a deux ans.
À lire également
Sur les données plus opérationnelles, le chiffre d'affaires a lui aussi continué à se développer pour dépasser les 43 milliards d'euros, tiré par les activités de transport de passagers avec SNCF Voyageurs et Keolis. Les activités de marchandises ont pour leur part résisté, malgré la baisse de la production manufacturière en France et à travers le monde. Le bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (Ebitda) s'est, lui aussi, amélioré pour atteindre 7 milliards d'euros, soit une marge renforcée de 16 %.
Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer