François Durovray, un itinéraire tracé jusqu'au ministère des Transports
César Armand et Léo Barnier
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François Durovray.
CD91
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François Durovray.
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Il y a quelques jours, François Durovray côtoyait Clément Beaune, ancien ministre délégué chargé des Transports, à l'occasion du Sommet du Grand Paris pour parler de l'aéroport d'Orly. Lors de cet événement organisé par La Tribune, le président du Conseil départemental de l'Essonne ne savait sans doute pas encore qu'il serait désigné trois jours plus tard pour reprendre le portefeuille ministériel.
Ancré à droite depuis son adolescence, François Durovray passe par le RPR, l'UMP et LR, s'inscrivant d'abord dans le sillage de Nicolas Dupont-Aignan entre les années 1990 et 2000, notamment comme directeur de cabinet et premier adjoint à la mairie de Yerres. Les deux hommes deviennent adversaires politiques par la suite, l'un virant à l'extrême-droite tandis que l'autre tend davantage vers le centre-droit.
François Durovray se rapproche ainsi de Xavier Bertrand, soutenant le président du Conseil régional des Hauts-de-France lors de la primaire de la droite en vue de la présidentielle de 2022. Il le rejoint dans la foulée au sein du mouvement Nous France, créé après l'échec cinglant de Valérie Pécresse lors de l'élection suprême. Il y occupe le poste de responsable Idées (tout en restant membre de LR).
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Si Xavier Bertrand a raté Matignon devancé par Michel Barnier, c'est donc l'un de ses proches qui prend place à l'hôtel de Roquelaure. Il succède à Patrice Vergriete, qui ne sera resté que 7 mois en poste à la suite de Clément Beaune. A 53 ans, c'est la première fois que François Durovray accède à une fonction ministérielle. Jusqu'ici, il a occupé différents mandats locaux toujours ancré dans l'Essonne et l'Île-de-France : conseiller général et départemental, conseiller régional, maire, président de communautés d'agglomération, jusqu'à prendre la tête du Conseil départemental en 2015 mettant ainsi fin à 17 ans de présidence socialiste. Il est réélu en 2021. Il y a trois ans, il tente de se faire élire à la présidence de l'Assemblée des départements de France (ADF), mais un élu francilien n'a jamais aucune chance face à ses collègues provinciaux.
César Armand et Léo Barnier
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