Guerre ouverte entre compagnies et aéroports sur fond de flambée des redevances aéroportuaires
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L'aéroport d'Heathrow est au cœur des attaques de l'IATA.
Luke MacGregor
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L'aéroport d'Heathrow est au cœur des attaques de l'IATA.
Luke MacGregor
Willie Walsh n'a pas la langue dans sa poche. Le directeur général de l'Association internationale du transport aérien (IATA) a profité de son assemblée générale, les 4 et 5 octobre à Boston, pour asséner quelques messages forts au reste de l'écosystème du transport aérien. Les restrictions gouvernementales sur les voyages ont été les premières visées, mais Willie Walsh n'a pas épargné non plus le contrôle aérien et les aéroports en les attaquant sur les prix qu'ils facturent aux compagnies aériennes, comme il l'avait déjà fait en juin dernier au Paris Air Forum. Il n'en fallait pas plus à l'Airports Council International (ACI), l'association internationale des aéroports, pour répliquer de façon tout aussi cinglante, en expliquant qu'ils étaient également touchés de plein fouet par la chute du trafic et en rappelant les efforts qu'ils avaient fait pour les transporteurs pendant la pandémie. Ils auraient pu ajouter que, contrairement aux compagnies aériennes, ils n'ont pas bénéficié des aides massives des gouvernements.
Dans un contexte économique encore très fragile pour les compagnies aériennes comme pour les aéroports, c'est donc une guerre ouverte par médias interposés qui s'ouvre sur l'éternelle question des taxes et des redevances, chacun jugeant « scandaleux » l'attitude de l'autre.
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Lors de son allocution sur l'état de l'industrie, Willie Walsh a ainsi lancé une charge frontale sur certains « soi-disant partenaires », qui remontent largement leurs tarifs pour rétablir leurs finances au détriment de la reprise du secteur. L'IATA estime qu'avec la fin des mesures d'allègement sur les taxes et redevances accordées aux compagnies aériennes l'an dernier, les coûts d'infrastructures ont déjà augmenté de 2,3 milliards de dollars en 2021.
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