Aéroports, avions, pilotes : les défis de la remise en service du transport aérien
Florine Galéron
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L'aéroport d'Orly
Gonzalo Fuentes
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L'aéroport d'Orly
Gonzalo Fuentes
C'est tout simplement du jamais vu. L'effondrement exceptionnel du trafic aérien durant la pandémie a immobilisé, au plus fort de la crise sanitaire, jusqu'à 80% de la flotte Airbus, soit 8.000 avions au sol. Mais ce coup d'arrêt des liaisons est loin d'avoir gelé les activités de maintenance et de support aux compagnies aériennes. "Nous pensions au début que l'activité serait réduite du fait que les avions soient cloués au sol. Mais en réalité, nous avons eu un rythme de surveillance identique", relève Xavier Pépin training and flight opérations support au sein d'Airbus. Les activités de maintenance ont même connu un pic d'activité en juin 2020 au sortir du premier confinement
Car même si un avion ne vole pas pendant plusieurs mois, il doit continuer à suivre le programme de maintenance habituel et même subir des vérifications supplémentaires.
La compagnie aérienne a le choix entre deux options : le parking ou le stockage. Quand un avion est mis au parking, les moteurs tournent une fois par mois pour que l'appareil soit en permanence prêt à revoler. Une solution très flexible mais du coup très gourmande en charges de maintenance avec toute une salve de tâches à effectuer régulièrement sur l'avion. A contrario, un avion mis en stockage peut ne pas mettre en route ses moteurs pendant plusieurs années avec, en revanche, plus de procédures à mettre en place à la remise en service de l'appareil.
Alors que la reprise progressive du trafic se profile pour cet été, les équipes de maintenance et de support aux compagnies aériennes sont à pied d'œuvre pour préparer les avions.
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"Environ 75% des avions de notre flotte sont en service aujourd'hui, même s'ils volent moins qu'avant la crise", fait savoir Claire Kauffmann. Et cette remise en service des avions parfois cloués au sol pendant plusieurs mois se déroule plutôt dans de bonnes conditions. "Nous avons assez peu d'incidents sérieux rapportés durant cette phase", remarque Nicolas Bardou, product Safety Communication & Aircraft Accident Crisis Response Advisor d'Airbus.
Florine Galéron