Philippe Tabarot et Pascal de Izaguirre se sont relayés pour dénoncer le préavis de grève des aiguilleurs du ciel, qui doit largement perturber le trafic à l'approche des grandes vacances.Si le congrès de la Fédération nationale de l'aviation et ses métiers (Fnam), ce mercredi, était principalement consacré à la question de la fiscalité du secteur aérien, un sujet s'est invité dans les discours. Celui du mouvement de grève d'une partie des contrôleurs aériens qui doit se dérouler jeudi et vendredi.
Pascal de Izaguirre, président de la Fnam et de la compagnie Corsair, n'a pas manqué de dénoncer ce mouvement, à l'appel de deux syndicats minoritaires, alors que se profile le début des vacances scolaires ce week-end. « Nous ne pouvons pas nous satisfaire de la situation actuelle et c'est vrai que les préavis de grève conduits dans certains secteurs de navigation aérienne nous paraissent tout à fait incompréhensibles », a-t-il ainsi déclaré, dénonçant une « situation [qui] n'est plus tenable ni pour les compagnies aériennes ni bien sûr pour leurs passagers ».
Venu clôturer le congrès, Philippe Tabarot, ministre des Transports, a poussé le curseur un cran plus loin : « Les revendications portées par des syndicats minoritaires sont inacceptables, comme le choix de faire cette grève au moment des grands départs en congés. » Il a ainsi fait part de sa détermination « à tenir bon face à ce mouvement et notamment face à la demande d'abandon d'un certain nombre de dispositions qui avaient pourtant été actées et qui ne sont pas respectées ».
Syndicats minoritaires, effets importants
Cet appel à la grève a été lancé à la fin juin par l'Unsa-Icna, deuxième syndicat de la Direction des services de la navigation aérienne (DSNA), organisme chargé du contrôle aérien au sein de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC). Il l'a maintenu malgré la tenue de deux réunions de conciliation, comme l'explique l'Agence France Presse. Troisième syndicat au sein de la DSNA, l'Usac-CGT s'est depuis joint au mouvement.