L'ERTMS, la révolution numérique du ferroviaire européen peine à se déployer
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L'ERTMS doit permettre d'augmenter la capacité du réseau, comme sur le Paris-Lyon en France.
GONZALO FUENTES
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L'ERTMS doit permettre d'augmenter la capacité du réseau, comme sur le Paris-Lyon en France.
GONZALO FUENTES
Cela semble une constante dans les grands programmes structurants pour les transports européens : les ambitions sont immenses et les résultats tardent à arriver. A l'image du Ciel unique européen, qui ne remplit toujours pas les promesses faites il y a 25 ans, l'espace ferroviaire unique européen peine à se concrétiser. C'est notamment le cas pour le Système européen de gestion du trafic ferroviaire (ERTMS), programme numérique clef pour gagner en capacités et enfin permettre aux trains de circuler sans rupture ou changement de système d'un pays à l'autre sur le Vieux Continent.
Pour y arriver, le programme ERTMS s'est attelé à nombre de chantiers : définir des standards, développer des outils technologiques et industriels, bâtir une réglementation européenne et définir les règles opérationnelles communes aux différents pays de l'Union. Et c'est sur ce dernier point que le bât blesse.
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Cela concerne plus précisément la mise en place du Système européen de contrôle des trains (ETCS), composante centrale de l'ERTMS qui assure le contrôle-commande et la signalisation du réseau et qui doit se superposer aux différents systèmes nationaux, comme l'explique à La Tribune un expert de l'Agence européenne du rail (ERA), autorité en charge de piloter le programme ERTMS pour le compte de la Commission européenne. D'où la nécessité d'avoir ces règles opérationnelles qui définissent la façon dont le système est opéré, tant au niveau de la conduite que de la régulation du réseau.
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