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La SNCF épinglée sur l'accès au réseau ferroviaire des nouveaux concurrents

Photo de Léo Barnier

Léo Barnier

Publié le 30 novembre 2023 à 16:57 - Mis à jour le 30 novembre 2023 à 17:32

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Trenitalia a été le premier à venir concurrencer la SNCF sur les lignes TGV fin 2021, suivi par Renfe cette année.

Trenitalia a été le premier à venir concurrencer la SNCF sur les lignes TGV fin 2021, suivi par Renfe cette année.

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En juin dernier, l'Autorité de régulation des transports notait des progrès dans l'ouverture à la concurrence du rail français, tout en jugeant la situation comme encore loin d’être parfaite. Dans un rapport dense, publié mercredi, l'Autorité de la concurrence dresse également un constat mitigé pointant notamment une certaine réticence du côté du groupe SNCF, en particulier chez le gestionnaire d'infrastructures SNCF Réseau.

Tout n'est pas encore réglé quant à l'accès au réseau ferroviaire français. C'est en tout cas l'avis de l'Autorité de la concurrence, qui a publié mercredi 29 novembre un rapport sur le secteur des transports terrestres de personnes. Benoît Cœuré, son président, a dressé un bilan critique des débuts de l'ouverture à la concurrence du rail français, tant sur les services librement organisés (grandes lignes et lignes à grande vitesse) que sur les marchés conventionnés (lignes régionales).

Si ce rapport de 250 pages se veut très complet, abordant tour à tour les « cars Macron », les VTC, les transports urbains ou encore les gares routières à travers « une approche transversale [...] avec la boussole de transition énergétique », le ferroviaire y tient une bonne place avec un nombre conséquent de recommandations.

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Ferroviaire : une concurrence encore loin d'être parfaite sur le marché français

Des barrières persistantes

Sur les services librement organisés, où seuls Trenitalia et Renfe se sont positionnés face à SNCF Voyageurs (opérateur ferroviaire du groupe SNCF) pour le moment, Benoît Cœuré estime que la situation est encore compliquée. S'il note un effet positif sur le Paris-Lyon avec une baisse des prix de 10 % amenée par l'opérateur italien sans pour autant d'effet négatif sur la fréquentation de son concurrent français, il estime qu'il y a un manque d'offre et qu'il existe une demande non satisfaite encore très importante.

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Pour expliquer le fait que cette offre ne se développe pas suffisamment, le président de l'Autorité pointe « d'une part, la qualité insuffisante du réseau ferroviaire avec un très fort besoin d'investissements [...] et également un certain nombre de barrières à l'entrée qui dissuadent les nouveaux opérateurs ». Il cite en premier lieu les tarifs des péages ferroviaires, très élevés en France. Il semble ainsi convaincu qu'une baisse de ces tarifs pourrait être à même d'entraîner un choc d'offres, avec une compensation de la baisse de recettes unitaires par les volumes. Pour autant, il ne s'engage pas sur la méthode à appliquer, renvoyant pour cela à la mission sur le sujet diligentée par les ministères de l'Economie et des Transports en septembre. Elle devrait rendre ses conclusions début 2024. 

À

cela s'ajoute la complexité pour obtenir du matériel roulant homologué, les boîtiers compatibles avec les systèmes de signalisation français, l'accès aux capacités de maintenance...

Léo Barnier

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