La mobilité et les transports sont désormais incontournables dans la politique européenne. Ce constat était unanimement partagé par les représentants des différentes instances européennes présents lors d'un débat organisé mi-mai par l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP) à l'approche des élections du 9 mai, que ce soit Karima Delli, présidente de la commission des transports du Parlement européen, Georges Gilkinet, vice-Premier ministre et ministre de la mobilité belge, présent au nom de la Présidence belge du Conseil de l'Union européenne ou encore Mona Bjorklund, directrice de la direction « Coordination des politiques » au sein de la direction générale de la mobilité et des transports de la Commission européenne (DG MOVE). Pourtant, certains programmes majeurs tels que le réseau transeuropéen de transport (RTE-T) doivent encore accélérer pour livrer leur plein potentiel, notamment pour tenir les objectifs européens en matière de décarbonation.
Ils faisaient ainsi écho aux propos de Marie-Ange Debon, présidente de l'UTP et du directoire de Keolis (groupe SNCF) : « Au cours de ces dernières années, nous avons eu une vraie reconnaissance du fait que le secteur de la mobilité est un secteur clef. [...] Les trois instances européennes, la Commission, le Conseil et le Parlement ont, chacun à leur façon, à différentes dates reconnues de manière effective la place de la mobilité et la place des transports publics comme des éléments majeurs des politiques. »