L'IATA exige une enquête sur le crash d'Azerbaijan Airlines
latribune.fr
« Si la conclusion est que cette tragédie est le fait de combattants, les auteurs doivent être tenus pour responsables et traduits en justice », a notamment déclaré dimanche le directeur général de l'IATA.
Le directeur général de l'Association internationale du transport aérien a indiqué qu'un rapport intérimaire sur l'accident survenu le 25 décembre devrait être publié dans les 30 jours.
[Article publié le lundi 30 décembre 2024 à 10h23 et mis à jour à 11h51] L'Association internationale du transport aérien (IATA) a appelé dimanche 29 décembre à une enquête approfondie, impartiale et transparente sur l'accident mortel de l'avion d'Azerbaïdjan Airlines, survenu mercredi 25 décembre. Un rapport intérimaire devrait être publié dans les 30 jours, selon Willie Walsh, directeur général de l'IATA.
«Si la conclusion est que cette tragédie est le fait de combattants, les auteurs doivent être tenus pour responsables et traduits en justice», a insisté le dirigeant.
« Nous adressons nos plus sincères condoléances aux familles et aux amis des victimes. Par respect pour les 38 personnes qui ont perdu la vie, et pour celles qui ont survécu, nous devons découvrir les raisons de cette catastrophe et prendre des mesures pour qu'elle ne se reproduise jamais », a-t-il souligné.
«Les avions civils ne doivent jamais être la cible intentionnelle ou accidentelle d'opérations militaires. La forte probabilité que le vol 8243 d'Azerbaijan Airlines ait été victime d'opérations militaires, comme l'ont indiqué plusieurs gouvernements, dont la Russie et l'Azerbaïdjan, fait de la conduite d'une enquête approfondie, transparente et impartiale une priorité absolue», a aussi fait valoir dirigeant l'IATA.
Le Parquet azerbaïdjanais a affirmé lundi que la Russie lui avait promis d'identifier et punir les personnes impliquées dans l'accident. Selon le procureur général azerbaïdjanais, Kamran Aliev, le chef du Comité d'enquête russe, Alexandre Bastrykine, lui a indiqué que des « mesures intensives sont prises pour identifier les coupables et les amener à répondre pénalement de leurs actes ».
La Russie pointée du doigt
L'avion de la compagnie Azerbaijan Airlines s'est écrasé au Kazakhstan mercredi dernier, tuant 38 des 67 personnes à bord. Des responsables azerbaïdjanais avaiebt affirmé que l'avion avait été touché par un système de défense aérienne russe, alors qu'il tentait d'atterrir à Grozny, capitale de la république russe de Tchétchénie.
Le 29 décembre, le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a même accusé la Russie d'avoir touché accidentellement par des tirs, et d'avoir tenté dans un premier temps de dissimuler la cause de la catastrophe. Il a exigé que Moscou reconnaisse pleinement sa culpabilité.
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« Admettresaculpabilité, présenter des excuses en temps utile à l'Azerbaïdjan, qui est considéré comme un pays ami, et informer le public à ce sujet, voilà autant de mesures et d'étapes qui auraient dû être prises », a-t-il déclaré à la télévision nationale.
La veille, Vladimir Poutine avait admis que la défense anti-aérienne russe était en action au moment des faits. Le président russe a présenté ses excuses à son homologue azerbaïdjanais pour l'« accident tragique qui s'est produit dans l'espace aérien russe », selon un communiqué du Kremlin. Selon les autorités russes, Grozny était le jour du crash la cible d'une attaque de drones ukrainiens, et était enveloppée dans un épais brouillard qui empêchait toute visibilité au-delà d'une altitude de 500 mètres.