Crash d'Azerbaijan Airlines : la défense aérienne russe était en action, reconnaît Poutine
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Vladimir Poutine a présenté des excuses à son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev.
Maxim Shipenkov
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Vladimir Poutine a présenté des excuses à son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev.
Maxim Shipenkov
[Article publié le 28 décembre 2024 à 13h35, mis à jour à 17h24] La défense aérienne russe était en action au moment du crash d'Azerbaijan Airlines, a reconnu Vladimir Poutine ce samedi. Mercredi, un avion Embraer 190 de la compagnie azerbaïdjanaise s'est écrasé à Aktaou, dans l'ouest du Kazakhstan, sur la rive orientale de la mer Caspienne, alors qu'il devait relier Bakou à Grozny, sur la rive opposée. 38 des 67 personnes à bord ont été tuées lorsque l'avion s'est écrasé et a pris feu.
Dans un entretien téléphonique avec son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev, le président russe a noté que « l'avion de ligne azerbaïdjanais avait tenté à plusieurs reprises d'atterrir à l'aéroport de Grozny. Au même moment, Grozny, Mozdok et Vladikavkaz étaient attaquées par des drones de combat ukrainiens, et les défenses aériennes russes ont repoussé ces attaques ». Vladimir Poutine n'a cependant pas indiqué si l'avion avait été touché par ces défenses.
S'il n'a donc pas reconnu la responsabilité de la Russie, il a néanmoins présenté des excuses à Ilham Aliev. « Vladimir Poutine a présenté ses excuses pour le fait que cet incident tragique se soit produit dans l'espace aérien russe », a indiqué le Kremlin.
Le président russe a souligné la nécessité d'une enquête « objective et transparente ». « La commission gouvernementale kazakhe chargée d'enquêter sur tous les détails de l'incident fera appel à des experts russes, azerbaïdjanais et brésiliens (...) Ce travail, effectué sur le territoire du Kazakhstan, sera objectif et transparent », a indiqué Vladimir Poutine lors d'un appel téléphonique avec son homologue kazakh, Kassym-Jomart Tokaïev, selon un communiqué du Kremlin.
Le président azerbaïdjanais a pour sa part indiqué ce samedi à Vladimir Poutine que l'avion azerbaïdjanais qui s'est écrasé mercredi au Kazakhstan avait été frappé « dans l'espace aérien russe » par « une interférence physique externe », accréditant la thèse d'un tir de la défense antiaérienne russe.
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« Le chef de l'État a souligné que les multiples trous dans le fuselage de l'avion, les blessures subies par les passagers et l'équipage (...) ainsi que les témoignages des hôtesses de l'air et des passagers survivants confirment les preuves d'une interférence physique et technique extérieure », a indiqué la présidence azerbaïdjanaise.
Plus tôt, le porte-parole russe Dmitri Peskov avait refusé de commenter les propos de la Maison Blanche, évoquant un tir de la défense anti-aérienne russe. Vendredi, Washington a indiqué disposer d'« indications préliminaires qui suggèrent la possibilité que cet avion a été abattu par des systèmes de défense antiaérienne russes », a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, John Kirby.
À la suite de ces déclarations, l'Union européenne a appelé ce samedi à une enquête « rapide et indépendante » sur le crash. « J'appelle à une enquête internationale rapide et indépendante », a écrit la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, sur X, affirmant que les informations selon lesquelles l'accident aurait pu être causé par des tirs russes étaient « un rappel brutal » du vol MH17 de Malaysia Airlines, abattu par un missile de rebelles pro-russe au-dessus de l'Ukraine en 2014.
Les autorités russes avaient dans un premier temps évoqué une attaque de drones ukrainiens contre Grozny, capitale de la Tchétchénie, le jour de la catastrophe, ainsi qu'un épais brouillard. Mais elles n'avaient pas expliqué pourquoi l'avion n'avait pas été autorisé à atterrir sur un autre aéroport russe et a dû traverser la mer Caspienne.
Dans la foulée du crash, plusieurs compagnies aériennes ont suspendu leurs vols vers la Russie. La compagnie nationale du Turkménistan, Turkmenistan Airlines, a annoncé ce samedi que les « vols réguliers Achkhabad-Moscou-Achkhabad sont annulés du 30/12/2024 au 31/01/2025 », sans apporter d'explications.
Flydubai a dit annuler ses vols entre Dubaï et les villes du sud de la Russie, Mineralnye Vody et Sotchi, prévus entre les 27 décembre et 3 janvier. La compagnie kazakhe Qazaq Air a elle suspendu jusqu'à la fin janvier ses vols vers Ekaterinbourg dans l'Oural.
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Elles emboîtent le pas à la compagnie israélienne El Al, qui avait indiqué dès jeudi suspendre ses vols vers la Russie pour une semaine du fait de la situation « dans l'espace aérien russe ».
(Avec AFP)
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