La Chine a longtemps fait figure d'Eldorado pour le transport aérien mondial. Et de fait, avant la crise sanitaire, le pays était clairement incontournable : il constituait non seulement le deuxième marché domestique mondial derrière les Etats-Unis, mais aussi un acteur de poids dans le transport international. Comme l'indique l'Association internationale du transport aérien (Iata), « la Chine représentait une part considérable de la demande mondiale de transport aérien de passagers, soit 9% des voyages internationaux et 25% des voyages domestiques ».
Le fait est que la crise sanitaire est largement venue perturber cette trajectoire. Alors que la plupart des pays ont rouvert progressivement leurs frontières en 2021 (printemps-été 2021 pour l'Union européenne, novembre 2021 pour les Etats-Unis), l'Asie a plus tardé. Et si le Japon a attendu octobre 2022, la Chine est restée fermée jusqu'en janvier 2023. Et ce décalage se ressent encore. L'an dernier, alors que le trafic mondial avait quasiment retrouvé son niveau de 2019 (-6%, calculé en passagers par kilomètre transportés), l'Asie était encore loin du compte (-14%). Et cela était largement dû à la difficulté de la Chine à retrouver son trafic international.