Air Caraïbes et French Bee déplorent l'aide prévue par l'Etat à Air France
Fabrice Gliszczynski
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Air Caraïbes – Harold Asencio
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Air Caraïbes – Harold Asencio
Air Caraïbes Atlantique et French Bee, les deux compagnies long-courriers du groupe Dubreuil, vont à leur tour mettre leur activité sous cloche, le temps de passer la crise du coronavirus. Après le dernier vol retour prévu ce samedi 28 mars, les 14 gros-porteurs des deux compagnies seront donc cloués au sol. Pour une période de deux mois prédisent Jean-Paul Dubreuil, président du groupe éponyme et Marc Rochet, vice-président du conseil d'administration d'Air Caraïbes et président de French Bee, dans un entretien accordé à La Tribune.
Une période redoutable, au cours de laquelle l'absence totale de recette se combinera à un maintien d'une partie des coûts fixes, et redoutée par la majorité des compagnies aériennes qui, privées des recettes des réservations pour la saison été, n'ont pas pu reconstruire leur trésorie après la saison hiver. Selon IATA, l'association internationale du transport aérien, un grand nombre de compagnies aériennes n'ont que deux mois de trésorerie devant elles. Selon Jean-Paul Dubreuil et Marc Rochet, Air Caraïbes et French Bee n'en font pas partie et ont les reins suffisamment solides pour traverser cette période.
Les caisses sont pleines également.
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D'un montant non communiqué, les résultats du début de l'année vont couvrir, selon le président du groupe, "un volume de dépenses net relativement limité", en raison de la part réduite des coûts fixes dans la structure de coûts des deux compagnies aériennes, qui a fait la part belle à la sous-traitance. La prise en charge par l'Etat du chômage partiel et le report des cotisations sociales contribuent par ailleurs à alléger considérablement les charges du groupe. Enfin, des discussions sont en bonne voie avec les sociétés de leasing pour "différer les loyers des appareils en location (60% de la flotte).
Fabrice Gliszczynski