La SNCF va supprimer 1400 postes en 2016

 |   |  549  mots
L'ensemble des organisations syndicales refuseront de donner leur avis mardi sur ce projet de budget.
L'ensemble des organisations syndicales refuseront de donner leur avis mardi sur ce projet de budget. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Le groupe français va réduire ses effectifs d'environ 1% en ne remplaçant pas certains départs à la retraite. Depuis 2003, plus de 25.000 départs n'ont pas été remplacés à la SNCF.

La SNCF continue sa cure d'amaigrissement. Le groupe français prévoit de supprimer 1.400 postes nets en 2016, soit 1% de ses effectifs, en ne remplaçant pas tous les départs à la retraite, a indiqué lundi à l'AFP un porte-parole du groupe, confirmant des informations obtenues de sources syndicales.

Cet objectif est inscrit dans le projet de budget pour 2016 du nouveau groupe public ferroviaire qui sera présenté mardi 15 décembre en comité central d'entreprise (CCE), puis mercredi au Conseil d'administration.

Dans le détail, la SNCF qui s'attend à environ 7.000 départs naturels l'année prochaine, programme 5.400 recrutements en 2016 à l'échelle du groupe public ferroviaire (hors filiales), ce qui revient à compenser 75% des départs, a précisé à l'AFP le porte-parole. En équivalents temps plein moyens sur l'année, cela correspond à 1.400 suppressions nettes de postes au sein du groupe, qui depuis le 1er janvier réunit la SNCF et Réseau ferré de France (RFF).

Une part d'activité plus forte dans les filiales privé est attendue

Selon une expertise réalisée pour le CCE par le cabinet Secafi, consultée par l'AFP, la SNCF table sur un chiffre d'affaires de 34,1 milliards d'euros pour 2016, en hausse de 8%, avec pour la première fois une part d'activité générée par les filiales privées supérieure à celle du groupe public: 51% contre 49%.

Pour le groupe public historique, ce projet de budget inscrit un effectif budgétaire moyen de 148.057 postes, contre 149.500 équivalents temps plein en 2015 après intégration des 1.500 salariés de RFF, selon l'analyse du cabinet.

25.000 départs non remplacés depuis 2003

Depuis 2003, plus de 25.000 départs n'ont pas été remplacés à la SNCF. L'an dernier, le projet de budget 2015 avait programmé 1.100 suppressions de postes (-0,7%). Autant avaient été enregistrées en 2014.

Alors que la SNCF doit ouvrir au premier semestre 2016 des négociations délicates sur le régime de travail des cheminots, dans l'idée de faire des économies et préparer l'ouverture totale à la concurrence, les coupes à venir en 2016 seront encore essentiellement supportées par SNCF Mobilités, l'opérateur ferroviaire (-1.700).

La branche SNCF Réseau, en charge de l'infrastructure, gagnera au contraire des postes (environ 350), comme ce fut le cas cette année.

Un budget refusé par les syndicats

L'ensemble des organisations syndicales refuseront de donner leur avis mardi sur ce projet de budget, ont indiqué à l'AFP plusieurs sources syndicales. Elles invoquent une "communication tardive" des documents et l'impossibilité d'apprécier ce budget en l'absence de vision de moyen terme sur les engagements de l'Etat.

Pour l'Unsa, ce budget, "inacceptable", "ne vise qu'à faire de la productivité sur les agents" et "tire zéro conséquence" des exigences accrues de sécurité après les attentats.

Ce budget "ne permet pas encore d'identifier les gains de productivité" censés découler de la réorganisation du groupe public, souligne par ailleurs le cabinet d'experts. Il note une légère dégradation de la marge opérationnelle du groupe, principal indicateur de rentabilité, à 3,1 milliards d'euros, alors qu'une hausse est anticipée pour les filiales.

L'expertise met aussi en garde contre un alourdissement de la dette du groupe, évaluée à 54,6 milliards d'euros, dont 46,2 milliards d'euros pour SNCF Réseau, qui risque de manquer d'un milliard d'euros par an pour stopper le vieillissement du réseau.

(Avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/12/2015 à 17:14 :
Dans un autre article vous annoncez que Macron a créé 1000 emplois avec les bus !!! Cela fait toujours un déficit de 400 emplois avec le retrait de la SNCF. Voyages sncf s'allie à air B & B: Où vont être les emplois nécessaires au redémarrage de notre économie? Une société de services n'a jamais fait vivre un pays. Où est la création de produits finis seule capable d'assurer l'avenir industriel du pays? Sans création de richesses, point d'avenir. Vendre du vent n'assurera pas le devenir des générations présente et future. La relocalisation de nos industries doit être un enjeu majeur des prochaines années. Que la France produise à l'étranger pour les marchés de pays émergents, soit, mais qu'elle produise ici pour les marchés européens.
a écrit le 15/12/2015 à 12:05 :
Et qu'en je pense que ce gouvernement de gauche entérine cela.
Mais c'est une horreur !
Il faut vite un mouvement de protestation contre la dégradation de la précarité sociale, fiscale, humaine, alimentaire, sexuelle...

C'est comme pour la Poste, la gauche dans l'opposition hurle et puis elle ne dit plus rien lorsqu'elle est au pouvoir. C'est une question de justice sociale en fait.

Mais faites comme moi, votez pour votre élu à 20% au 1er tour devenu multi étiquettes au 2eme tour et terminant dans la joie et la bonne humeur à 52% des votants soit 25% des inscrits.
a écrit le 15/12/2015 à 11:01 :
Après on s'étonne! Le chômage augmente, vive la privatisation, les reformes, la concurrence, les cars de macron, les directives de Bruxelles et les lendemains qui devraient chanter! mais vous ne chanterez pas sur place et on ne vous veux pas sur nos listes de recherches d'emploi parce que d'autre se sont déplacer par la force... merci a l'UE
a écrit le 15/12/2015 à 10:48 :
Il fut un temps ou la technologie ferroviare francaise (TGV) etait l'envie du monde maintenant la Chine fait mieux que nous et exporte leurs trains.
a écrit le 15/12/2015 à 10:29 :
C'est un probleme. les jour de greve sa va faire moins de participacion.
a écrit le 15/12/2015 à 9:09 :
SNCF,Veolia,Toshiba les annonces de suppressions d'emplois repartent les élections sont terminées...Mr Valls avec ces annonces pour lutter contre le chômage fait un peu pitié....

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :