Borne confirme le lancement du CDG Express, Pécresse inquiète pour le RER B
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CDG Express, tracé, plan, future ligne, Paris-aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, transports en commun, RER B,
CDG Express
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CDG Express, tracé, plan, future ligne, Paris-aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, transports en commun, RER B,
CDG Express
[Article publié le 6.02.2019 à 8:54, mis à jour à 14:09 avec déclaration V. Pécresse]
Le mois de février devait être celui de la décision de faire ou de ne pas faire ce mégaprojet de liaison ferroviaire rapide entre l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle et Paris. Février parce que, d'une part, c'est à ce moment que la mission de concertation menée par le préfet d'Île-de-France Michel Cadot, s'achève et, d'autre part, c'est là que doivent impérativement commencer les travaux pour tenir l'objectif d'une mise en service en décembre 2023.
Et de fait, Élisabeth Borne a confirmé ce mardi la construction du CDG Express, train rapide censé relier Paris à l'aéroport de Roissy à temps pour les jeux Olympiques de 2024, assurant que "ça ne se fera pas au détriment des transports du quotidien", et notamment du RER B.
Elle ajoutait :
Le CDG Express doit théoriquement relier, à partir du 1er janvier 2024, la Gare de l'Est, dans le centre de Paris, au terminal 2 de l'aéroport de Roissy. Le trajet, long de 32 kilomètres, doit durer vingt minutes et coûter 24 euros.
L'enjeu est d'accompagner la croissance du trafic de l'aéroport qui doit passer de 65 millions de voyageurs par an aujourd'hui à quelque 80 millions de voyageurs à l'horizon 2025.
Mais ce projet est contesté par de nombreux habitants et élus d'Ile-de-France qui craignent notamment que les travaux ne perturbent trop les lignes de trains de banlieue au nord de Paris, en particulier le RER B, qui transporte chaque jour 900.000 voyageurs (plus de 165 millions par an).
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Mme Borne a rappelé, au passage, que plus de 500 millions d'euros, sur le 1,8 milliard que doit coûter le projet de CDG Express, iront à l'amélioration du RER B.
Quant à une ouverture à temps pour les JO de 2024, "à l'heure actuelle, SNCF Réseau nous dit que cette date est tenable", a constaté Mme Borne.
"Je le dis très clairement: je n'exclus rien, on n'est pas arc-bouté sur un calendrier qui serait irréaliste. Aujourd'hui, l'objectif est de mettre en service pour les JO, mais ça ne se fera pas au détriment des transports du quotidien", a souligné la ministre.
Pour Valérie Pécresse, qui publiait un communiqué en fin de matinée ce mercredi 6 février, l'annonce de la ministre des Transports témoigne que son cri d'alarme sur la dégradation des conditions de transports des usagers de la ligne B du RER a été pris en compte.
Et même si la présidente de la région Île-de-France dit partager au passage le diagnostic de la ministre sur l'enjeu d'attractivité pour la région et l'amélioration pour les usagers du RER B, cela ne l'empêche pas de déclarer qu'elle n'est "pas convaincue de la capacité de SNCF Réseau de réaliser le projet CDG Express d'ici à 2024 sans dégrader les conditions de circulation des 1,6 millions de voyageurs de l'axe nord".
En conséquence, elle avertit que sa vigilance sera totale lors des annonces de l'État début avril, sur notamment deux points :
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Dans une conclusion pleine de sous-entendus, elle rappelle que le 12 décembre dernier, le conseil d'administration d'IDF Mobilités avait voté, à l'unanimité, "une délibération sur ce projet demandant à l'État de suspendre les travaux tant que toutes les garanties techniques et financières permettant de poursuivre l'amélioration des conditions de transports des franciliens n'auront pas été données".
(Avec AFP)
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