CDG Express : Anne Hidalgo et Stéphane Troussel demandent la suspension des travaux

La maire de Paris Anne Hidalgo et le président du département de la Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel ont demandé la suspension des travaux du Charle-de-Gaulle Express, ce projet de liaison ferroviaire entre la gare de l'Est et l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, en raison de risques de perturbations sur certaines lignes RER.
César Armand

2 mn

(Crédits : DR)

Dans le sillage de la présidente du conseil régional Valérie Pécresse, qui a fait voter mercredi au sein d'Ile-de-France Mobilités un avis demandant le report des travaux du CDG Express, la maire de Paris Anne Hidalgo et le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis prennent leurs distance avec le projet de liaison ferroviaire entre la gare de l'Est et l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle censé entrer en service le 1er janvier 2024. Dans un communiqué commun, les deux élus PS demandent la suspension des travaux.

Pour cause, Anne Hidalgo et Stéphane Troussel s'inquiètent  des conséquences du chantier qui, selon le rapport réalisé par Île-de-France Mobilités, va fortement impacter l'infrastructure empruntée par les RER B , D et E et les lignes de Transilien H, K, P et E, cela au détriment des Franciliens. Aussi, Anne Hidalgo et Stéphane Troussel exigent "que toutes les mesures soient prises pour ne pas affecter les habitants du 18e arrondissement et de Seine-Saint-Denis vivant à proximité de la future ligne",

Des voies dédiées aux bus et aux covoiturages

La maire de la capitale et le président de la Seine-Saint-Denis formulent également trois doléances. D'abord, que la rénovation du pont ferroviaire de la porte de La Chapelle ne se fasse pas "au rabais" et que les mesures phoniques soient "renforcées" pour limiter les nuisances sonores. Dans un second temps, ils en appellent à l'Etat pour évaluer l'usage des voies réservées sur les autoroutes, notamment pour "développer des liaisons efficaces qui pourront apporter une qualité de déplacement qui rivalise avec le transport ferroviaire", grâce à la mobilité connectée et autonome. Enfin, ils espèrent une voie dédiée au covoiturage et aux lignes de bus sur l'A1, "réflexion qui devra inclure l'optimisation d'usage de la bande d'arrêt d'urgence".

Déjà en avril dernier, Valérie Pécresse s'était interrogée sur la question de voies ouvertes au covoiturage sur les bandes d'arrêt d'urgence. "Cela coûte 2 millions d'euros au maximum le kilomètre", avait expliqué l'édile sans éluder les problématiques d'accords avec les sociétés concessionnaires d'autoroutes. En revanche, à la différence de Valérie Pécresse qui a estimé avant-hier que "les bénéfices pour l'attractivité de notre région sont réels", Anne Hidalgo et Stéphane Troussel considèrent que "rien ne vient démontrer aujourd'hui que le CDG Express y contribuerait significativement".

César Armand

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Commentaires 9
à écrit le 17/12/2018 à 18:48
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Je ne veux pas de ce CDG Express. Une fumisterie au service des plus riches et qui ne raccourcit leur temps de trajet que de 5 minutes tout en pourrissant celle des autres. Il faut au contraire utiliser le foncier et l'argent pour doubler le RER B et...

à écrit le 15/12/2018 à 13:12
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Il est inutile de créer des voies réservées sur l'A1. Il suffit de construire la ligne 17 du métro automatique jusqu'à Roissy CDG. La capacité de cette ligne désaturera la ligne B et l'autoroute A1.

à écrit le 15/12/2018 à 9:04
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Anne Hidalgo est championne pour passer des marchés publics à Paris, ouvrir des tranchées où personne ne travaille faute de paiement ou d’évaluation adéquate. Paris est en péril.

à écrit le 15/12/2018 à 8:50
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Et retaper le RER B avec une liaison directe Gare du Nord sans s’arrêter dans le 93, ce serait pas moins cher ?

à écrit le 14/12/2018 à 23:15
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on a déjà 30 ans de retard surf toutes les grandes capitales qui sont reliées à leur aéroport par voie ferrée ! on va en prendre 10 de plus ou rien du tout ! ca ne m'étonne pas de la Maire de Paris qui n'est pas à une contradiction près par contre qu...

à écrit le 14/12/2018 à 18:09
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C'est un 1974, lors de l'ouverture de l'aéroport qu'il fallait une desserte ferroviaire directe ! près de 50 ans plus tard, elle n'existe toujours pas ! Le lobby des taxis puissant à l'époque n'en voulait pas et Aéroports de Paris non plus qui gagne ...

le 15/12/2018 à 1:45
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Mais cela a justement été fait en 1974, avec le service Roissy-Rail: une nouvelle ligne de chemin de fer Aulnay-Roissy créée concomitamment à l'inauguration de l'aéroport, de nouvelles rames à l'époque Z6400 assurant des trains directs et rapides ent...

à écrit le 14/12/2018 à 18:02
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Et hop ! encore un champ de bataille pour guerre picrocholine. Dans laquelle les perdants seront, comme d'habitude, les contribuables et les voyageurs qui trouvent que Roissy est au diable.

à écrit le 14/12/2018 à 17:51
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Alors ça c’est bien des bêtises. M. P-H Gourgeon s’en était occupé personnellement après sa réussite fulgurante à AF. Je suis certain qu’il avait tout prévu. Mme Hidalgo et M.Troussel doivent se tromper.

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